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vendredi 15 mars 2019

Lettre à Catherine Fournier

Bonjour Catherine,

Comme je ne vous connais pas personnellement et étant bien éduqué, je vais me permettre de vous vouvoyer.

Ce texte se veut une réflexion sur la politique, sur le Parti Québécois, sur la souveraineté du Québec.

Pour vous parler un peu de moi


D'entrée de jeu, je mentionne n'être membre d'aucun Parti politique au Québec, au Canada ni ailleurs. Nous savons que plusieurs Québécois sont dans la même situation.

J'ai été, pendant plusieurs années, militant actif au Parti Québécois et au Bloc Québécois. J'ai participé intensément aux deux référendums de 1980 et 1995 du Parti Québécois, alors je crois humblement avoir l'expérience et la légitimité pour parler d'indépendance au-delà du concept flou qui virevolte dans l'imaginaire de certains, certaines qui en ont la vague idée.

Comme plusieurs, j'ai commencé à m'intéresser à la politique l'année de mes 18 ans pour bien exercer mon premier droit de vote. J'ai lu l'intégralité des programmes des partis qui se présentaient alors en 1976: le Parti québécois, le Parti libéral du Québec, l'Union nationale, le Ralliement créditiste du Québec et le Parti national populaire. De ces cinq documents, celui qui regroupait le plus des positions auxquelles je pouvais m'identifier était celui du Parti québécois.

Je m'intéresse à la politique depuis ce temps et si vous suivez mes pages Facebook ou Twitter, vous y trouverez que mon discours est cohérent avec des positions qui dénoncent ouvertement les stupidités venant de tous partis, quels qu'ils soient.

Je sais reconnaître les bons coups également lorsqu'ils se présentent, il en a eu trop peu avec les libéraux de Philippe Couillard. Depuis le premier octobre dernier, les caquistes ne nous ont pas livré grand-chose encore. Beaucoup de paroles, peu de résultats concrets.

Premier cas de figure


En 1984-1985, il y a eu le «Beau risque» et le «Renérendum». À ce moment-là, j'étais membre de l'exécutif du comté de Prévost avec notre député Robert Dean. Alors nous avions des informations de première ligne sur ce qui se passait réellement et non uniquement ce que les médias voulaient nous faire voir ou savoir.

Pourquoi je parle de cette période, parce que les enjeux des démissions de 7 ministres (J. Parizeau, C. Laurin, G. Paquette, J. Léonard, D. Leblanc-Bantey, L. Harel et D. Lazure) et de 3 députés (P. De Bellefeuille, J.Proulx, J. Boucher) étaient basés sur des éléments réels et fondamentaux qui diluaient la cause première du parti : la souveraineté et non sur de simples états d'âme.

Je me souviens très bien quand le 19 janvier 1985, les « révisionnistes » de René Lévesque et les « orthodoxes » démissionnaires s'affrontèrent lors de ce congrès spécial. Je m'en rappelle, car j'étais assis à côté de Jacques Parizeau en arrière du cordon séparant les délégués du congrès et les spectateurs dont nous étions. Quand soudain, nous aperçûmes René Lévesque qui traversa la salle en notre direction pour venir saluer Jacques Parizeau d'une poignée de main avec un silence qui en disait long sur la tension qui prévalait.

Plus tard, le tiers de la salle se retira du plancher du congrès en scandant: « le Québec un pays » et « le Québec aux Québécois » c'était intense!

Deuxième cas de figure


En juin 2011, plusieurs députés (Louise Beaudoin, Lisette Lapointe, Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Benoit Charette, René Gauvreau) ont manifesté leurs désaccords en claquant la porte du caucus du Parti québécois, avec plus de regrets au fil du temps que des gains substantiels causés par ce geste de rupture et marquant la fin de leur carrière politique pour certains. Y avait-il une véritable crise? Je ne crois pas, cependant avec le recul, ces mouvements de troupes ont eu un bien petit impact en fin de compte.

Comme disait mon député de l'époque Robert Dean: «tu ne peux plus influencer ni faire changer d'idée quelqu'un que tu as abandonné. La seule place pour convaincre des gens est de se battre pour faire valoir ses idées de l'intérieur.»

Fort de ces expériences


Je suis conscient que la cuisante défaite électorale d'octobre 2018 a fait très mal au Parti québécois, aux députés qui en sont sortis écorchés, mais la réflexion commence et tout est sur la table hormis la cause de la souveraineté du Québec, ce qui devrait vous réjouir.

Je m'explique mal votre geste précipité, est-ce la fougue qui caractérise la jeunesse et qui parfois prend le pas sur la sagesse de la réflexion.

Mes cheveux gris m'ont appris que la précipitation est mauvaise conseillère et que l'urgence ne se crée pas et qu'elle survient en son temps.

Je ne doute point de votre bonne foi, par contre, je crois fermement que votre geste ne durera dans l'imaginaire des gens que le temps des nouvelles que les médias fédéralistes voudront bien en parler et puis aux oubliettes.

Certains appelleront cela de la bravoure, voire de la témérité au mieux, d'autres dont je suis, décriront cela comme un suicide politique.

Quelle crédibilité aurez-vous de prétendre rassembler les forces souverainistes alors que vous abandonné le Parti qui vous a permis d'être député pour jouir d'une visibilité politique et médiatique? Sans cela, on ne parlerait même pas de vous.

C'est, selon moi, un très mauvais calcul qui ne construira rien de plus que de mélanger les cartes.

Aux prochaines élections, nous verrons ce que le Parti québécois offrira et nous voterons probablement pour ce seul véhicule qui de par son histoire et de par sa capacité de se relever saura encore une fois rebondir.

Ne vous fiez pas aux médias qui depuis 50 ans nous annoncent la mort du Parti québécois à chaque mois pour toutes sortes de raisons farfelues ou idéologiques de propagandes fédéralistes.

Je vous souhaite de vous trouver des partenaires rassembleurs, car vous allez ramer si vous êtes isolée. Ça prendra plus qu'un rêve si beau soit-il pour réussir. Il faut compter sur une équipe et vous en avec perdu toute une.

Pour avoir vu tant de débats à l'intérieur des instances du Parti québécois, je peux vous assurer qu'il n'est pas à l'agonie comme vous semblez le croire. Votre vision est obscurcie par un voile de pensées limitantes.

Rappelez-vous que ce sont les militants du Parti québécois de Marie-Victorin qui vous ont fait élire, sans eux vous ne seriez pas députée. Or de parler contre la formation politique qui vous a fait élire, cela vous apporte quoi comme bénéfices?

Mon expérience de la politique m'a fait observer que les électeurs sont volatils mais qu'ils se souviennent toujours des défections.

Puisque vous êtes de l'âge de mes enfants, si vous aviez été ma fille, je vous aurais mis en garde sur la portée de ce geste à plus long terme. C'est à cela que sert l'expérience de la vie.

Avec respect,

Sylvain Daigle

lundi 1 mai 2017

Le Parti Québécois laisse-t-il tomber les électeurs de Gouin?

Bonjour les vrais,

Si on accusait le Parti Québécois d'avoir défendu ses convictions,aurait-on assez de preuves pour le condamner? 

C'est avec cette rage intérieure que je commence ce message incisif.

Faire preuve de leadership

Le Parti Québécois qui aspire à devenir le gouvernement en 2018 pour faire mieux que la nullité libérale actuelle (la marche n'est pas tellement haute) comment fera-t-il cela?

  • En partageant les comtés avec tous les pseudo-souverainistes et les groupuscules qui s'en revendiquent?
  • En refusant de se présenter dans tels comtés pour laisser la place à un tel ou une telle qui ne sera jamais à 100% loyal à notre programme, à nos idéologies, à nos croyances?
  • En donnant un ministère à un tel pour avoir son appui.
Nous ne sommes pas en Europe Monsieur Lisée, au Québec on fait les alliances stratégiques par la négociation avec les députés élus et non avant les élections remplies de conditions et d'engagements qui nous retirent toute notre liberté d'agir et de décider selon notre bon vouloir. 

Une élection générale avec une majorité de députés de notre parti est la seule façon envisageable d'y parvenir. Si vous êtes d'accord avec cela, pourquoi une partielle devrait-elle briller par votre absence?

La bip de convergence


Pourquoi avons-nous si peu confiance en nous, si peu confiance en nos valeurs que nous devions à tout prix téter les alliances avec ceux qui nous méprisent à peine voilé?

Nous perdons un temps précieux, comme de l’acharnement thérapeutique, l'acharnement politique ne donnera rien. Vous faites le jeu de vos adversaires qui s'en délectent.

La bip de convergence est à l'électorat, ce que le multiculturalisme est à l'immigration. Dans les deux cas, ça ne sert aucunement adéquatement le Québec.

Faire preuve de ténacité

Si vous n'êtes pas capables de battre vos adversaires politiques dans une partielle, alors pourquoi perdre notre temps à voter pour le Parti Québécois en 2018. Je vous rappelle que QS est un adversaire politique tout comme la CAQ et le PLQ, ce sont tous des adversaires qui se présenteront contre vous en 2018!

Je suivrai un parti qui a des tripes et qui est prêt à se battre pour ses convictions, mais s'il refuse de se présenter par peur, par lâcheté, par stratégie molle, alors ce sera sans moi en 2018!

Faire preuve de cohérence

Si vous voulez être élu majoritaire en 2018, commencez par être présent dans toutes les élections, fini la complaisance béate et stérile en bout de compte.

La seule façon en politique d'attirer des électeurs est de se présenter à chaque élection partielle ou générale pour présenter et offrir son alternative.

Oser repenser le PQ, c'est bien beau, mais il faudra un jour ou l'autre se battre dans les élections pour se faire élire. Sinon, vous n'êtes que perte de temps.

Faire preuve de loyauté

Pourquoi abandonnez-vous les péquistes de Gouin? Pour qui doivent-ils voter selon vous? Je vous fais le pari que les résultats seront encore plus décevants.
Et cette très mauvaise stratégie que prépara-t-elle pour 2018 dans Gouin? Y avez-vous seulement pensé 30 secondes?
Abandonner les militants de Nicolas Girard dans Gouin, vous dormez bien avec ça vous?

Faire preuve de conviction

Petite question comme ça, qui parlera en votre nom dans Gouin durant cette élection partielle? Plate réponse: personne, parce que vous ne serez pas là pour le faire? Êtes-vous assez naïf pour croire que vos adversaires politiques porteront votre message? Si oui, quittez la politique ça presse!

Ayez le courage de vos convictions.
Dans Gouin, vous devez présenter un bon candidat et gagner.
Ainsi en 2018, nous saurons que vous êtes sérieux et nous serons derrière vous.

«Le courage n'est pas de gagner, mais de tout faire pour gagner!»

dimanche 26 mars 2017

La souveraineté est-elle morte?

Bonjour amis souverainistes et ceux qui se questionnent sur sa pertinence,

Comme vous, je suis l'actualité, celle que les médias biaisés veulent bien nous partager et nous propager. 

Puis je regarde la joute politique, pas l'émission de catégorie F de LCN qui ne démontre que le crétinisme et l'étroitesse d'esprit des concepteurs de cette émission poubelle télévisuelle qui tente de faire concurrence aux radios-poubelles de Québec à rabais.

Comme vous, je m'interroge sur le sens à donner aux inactions de la classe politique qui nous déçoivent encore et encore. 

À quand la révolte? À quand la descente dans les rues pour exiger la démission de ces gouvernements qui ne cessent de nous entuber (comme disait André Boisclair, il y a quelque temps) et devant lesquels nous ne faisons que peu de cas 48 heures après les bavures à répétition.


Premier tableau


Certains fédéraleux s'en prennent à ce qui pourrait représenter une menace à leur petit confort douillet de multiculturalisme qui ne vise que l'assimilation des Québécois dans un Canada de n'importe quoi.

Nous pourrions poser une question en ce 150e, c'est quoi un Canadien? Un Canadien errant? Un Canadien multiculturaliste? Un Canadien n'importe quoi?

Quand j'entends parler un fédéraliste des valeurs canadiennes, et que je lui demande candidement de m'en nommer quelques-unes qui le définissent avec spécificité, il devient bêtement incapable de le faire.

La tolérance et l'accueil ne sont pas des valeurs spécifiques au Canada, à peu près tous les pays pourraient les mettre dans leur description identitaire.

Donc, je reviens aux fédéraleux qui pourfendent la menace à leur routine assimilatrice et j'ai nommé Martine Ouellet. Cette dame énergique a ébranlé plus les «pas de colonnes» d'Ottawa avec son couronnement au Bloc-Québécois que tous autres événements réunis. 

C'est tellement pissant de voir Jean-Marc Fournier, le ministre incompétent et impuissant des affaires canadiennes, japper sur la double fonction de députée et de chef de parti, pourtant ne le font-ils pas tous? Philippe Couillard n'est-il pas chef du PLQ et député et premier ministre en titre (parce qu'en fait, l'est-il vraiment, c'est un autre débat!)? Chaque chef de parti et député occupe une double fonction, Jean-François Lisée, François Legault. John James Charest était même payé 75000$ par le PLQ alors qu'il était le premier ministre du Québec. Amir Khadir est médecin et député, Yves Bolduc était médecin à temps plein et député dans l'opposition. Bref, soyons sérieux.

Ce qui dérange c'est la compétence de Martine Ouellet de faire bouger les choses alors que cela démontre l'incapacité de la personne en titre, Jean-Marc Fournier d'agir et de livrer des résultats.

Gérard Deltell se mélange les pinceaux encore une fois, il confond le travail de députée du Bloc-Québécois et celui de cheffe du Bloc-Québécois. Il serait pratiquement impossible aujourd'hui de cumuler les deux fonctions de députés dans deux parlements tellement chaque tâche est accaparante. Je dis aujourd'hui, car dans le passé il y a eu quelques cas. Pourtant avec la technologie de l'information et les outils de communication de nos jours cela pourrait être essayé.


Deuxième tableau


Quand je regarde Québec Solidaire qui se croit, je me dis c'est beau la pensée magique. C'est du grand Bernie Sanders version québécoise appauvrie. Ce n'est pas parce que tu te crois que cela arrivera. Petit message pour Québec Solidaire en passant: Bernie Sanders se basait sur le modèle du Parti Québécois pour plusieurs aspects de sa campagne!

Le parti libéral du Québec à son sauveur en Philippe Couillard, Alléluia ou Inch Allah c'est selon! Alors Québec Solidaire en voulait un aussi: Gabriel Nadeau-Dubois, Dieu soit loué!

Bon, hormis la prise de position audacieuse contre l'infâme gouvernement libéral de John James Charest en 2012 (5 ans déjà!) qu'a fait Gabriel Nadeau-Dubois depuis ce temps?
Est-ce le sauveur de la cause souverainiste?


Soyons clairs, quand bien même il y aurait des pourparlers avec Option Nationale, le pays du Québec ne se fera pas sans le Parti Québécois et que Québec Solidaire refuse de l'admettre, ça n'y changera rien.

Deux micropartis politiques ne feront jamais le poids dans la balance contre les fédéralistes qui ont l'argent du fédéral et les votes ethniques des nouveaux arrivants massivement endoctrinés par la vision canadienne des choses. Cela me rappelle la vérité que seul Jacques Parizeau a eu la lucidité et le courage de décrier, de dénoncer et de dire le soir de l'échec référendaire de 1995.


Troisième tableau


Que fait le Parti Québécois pendant ce temps?

Le poing en l'air de Pierre-Karl Péladeau avec une direction claire sur la réalisation de la souveraineté a fait place à une stratégie de perte d'énergie à vouloir courtiser Québec Solidaire, Option Nationale en leur promettant de ne pas promouvoir la souveraineté avant 2022, si et seulement si, ils sont portés au pouvoir.

Je pense que le Parti Québécois contribue par ses agissements de peureux à faire fuir les gens qui en ont marre de cette stratégie d'attentisme des conditions gagnantes. Le Parti Québécois fort de ses échecs référendaires et de ses stigmatisations ne veut rien risquer.

Si un fou comme Donald Trump a réussi à se faire élire contre toute attente, pourquoi le Parti Québécois ne ferait-il pas la promotion «ad nauseam» de la souveraineté, juste pour voir?


En terminant


Je veux le pays du Québec aussi fort que vous, mais je crois que la conviction intellectuelle n'est pas suffisante et que les actes audacieux et courageux passent plus par d'autres acteurs ce qui est plutôt triste!

Il n'est pas nécessaire de quémander des alliances stratégiques aux micropartis, si le Parti Québécois devient l'incontournable de l'ultime solution souverainiste ce sont les autres qui courront pour le rejoindre. Les gagnants attirent des suiveux, des admirateurs, des fans, des partisans, des supporteurs, des militants si la cause est attirante. 

Le problème est le suivant: hormis remplacer Philippe Couillard et sa gang d'incompétents, et faire un petit peu mieux, ce qui avouons-le ne sera pas très difficile à atteindre, qu'est-ce qui est emballant dans cela et qui donnerait le goût de vous suivre?

Je suivrai un Parti Québécois qui me présentera un plan concret pour réaliser la souveraineté et rien en bas de cela! Vous êtes prévenu!


En prime


Si vous voulez une recette qui marche, débutez chaque intervention de chaque député à chaque occasion sur toute tribune au parlement comme devant les médias bref partout, par la phrase: «Dans un Québec souverain, ...» et voyez comment le discours va changer. Essayez-le juste pour voir!

Ayez le courage de vos convictions!

samedi 8 octobre 2016

Bravo Jean-François Lisée

J'ai suivi, comme vous tous, la campagne à la chefferie du Parti Québécois avec un certain intérêt de voir des candidats parler enfin de la souveraineté sur toutes les tribunes et à toutes les occasions, ce que je demande régulièrement depuis plusieurs années.

Je salue le courage de ces cinq candidats  qui ont mis l'été à nous partager leurs convictions qui se rejoignent en plusieurs points, mais qui peuvent différer dans les moyens d'y arriver.

J'avais le goût de redevenir membre du Parti Québécois grâce à la personnalité et au message de fraîcheur de Véronique Hivon. Après son retrait de la course pour des raisons de santé, j'ai librement choisi de ne pas reprendre ma carte de membre et de ne pas participer à l'élection, bien que les enjeux de la course m’intéressaient fortement. Je voulais laisser les membres faire leurs choix en respectant chacun des autres camps.

J'ai été déçu par les dérapages de quelques députés qui ont lancé des attaques personnelles à l'endroit comme à l'envers de certains candidats qui n'étaient pas le leur. Une certaine retenue aurait été appréciée de leur part. Cela a finalement plus nui à leur cause et à leur candidat, et c'est bien ainsi.

J'ai admiré le discours du nouveau chef Jean-François Lisée rempli de fraîcheur, d'éloquence et d'ouverture. Suite à cela, je songe à reprendre du service.

La veillée mortuaire à RDI était pénible et que dire de la veillée funèbre à LCN avec des propos complètement indignes de gens qui se prétendent des communicateurs, une radio-étudiante du secondaire aurait mieux fait!

C'était une soirée de couronnement du nouveau chef du Parti Québécois, pourtant les panélistes de RDI déblatéraient sur la fin du PQ, sur la fin du référendum, sur la fin de l'indépendance. Bref, une gang d'éteignoirs frustrés et à la solde d'on sait qui!

Aujourd'hui, à ne pas lire les articles des journaux rapportant les états d'âme scabreux et morbides de Philippe Couillard qui s'abaisse à ce qu'il y a de plus sale en politique, étant incapable de dignement féliciter la victoire du nouveau Chef du Parti Québécois et nouveau chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec.

Je comprends la déception de Philippe Couillard de ne pas avoir son préféré Alexandre Cloutier devant lui, mais un Jean-François Lisée qui se tient debout avec des positions qui brasseront la cage du pire gouvernement du Québec depuis l'ère Duplessis. On sent dans la hargne de Philippe Couillard l'influence de l'odieux Gaétan Barrette, ils déteignent l'un sur l'autre, ils sont tellement pareils, aucune classe ni l'un, ni l'autre.

C'est un très bon signe si Adil Charkaoui est déçu de voir un chef du Parti Québécois qui aura le courage de le remettre à sa place au lieu d'une lavette complaisante comme Couillard. Si Charkaoui veut quitter le Québec qui s'en plaindra?

Le Parti Québécois est le seul parti au Québec qui a 76000 membres plus que tous les autres partis reconnus réunis, alors il serait utile de cesser de perdre du temps avec les groupuscules de 300 ou 3000 membres, qu'ils suivent le PQ ou qu'ils agonisent et s'éliminent avec le temps.

Option nationale était une option légitime en 2012 (j'ai même voté pour vous), ce n'est plus le cas à présent, même Jean-Martin Aussant à repris sa carte de membre du PQ, ça devrait vous faire réfléchir un petit peu, non?

Québec Solidaire va devenir Québec solitaire avec le départ de ses fondateurs... pensez-y!

La Coalition avenir Québec, le club-école du Parti libéral du Québec, ne sert qu'à fournir des ministres aux libéraux qui j'en conviens sont en cruel déficit de candidat ministrable dans leurs rangs. Quand le PLQ est obligé de recruter des attachés politiques au passé douteux à la CAQ, on voit le problème systémique des deux formations. Les libéraux sont tellement en manque d'inspirations et d'idées qu'ils doivent voler celles de la CAQ.

Le Québec a tellement besoin de politiciens de qualité, heureusement le Parti Québécois avec Lisée à sa tête saura combler le vide libéral en 2018.

lundi 30 mai 2016

Sont-ils vraiment souverainistes?

C'est quoi un souverainiste?
C'est une personne qui croit et fait tout pour promouvoir la cause de la souveraineté. Toutes les tribunes, tous les événements, tous les discours et toutes les occasions de faire avancer la souveraineté devraient être les causes uniques dans tous ses actes, toutes ses paroles, toutes ses pensées et toutes ses émotions. C'est un travail constant et sans relâche.

Aucune justification ne saurait excuser le relâchement auquel on assiste actuellement. Des députés du Parti Québécois veulent pactiser avec le diable du fédéralisme renouvelé, scénario catastrophe qui nous ramène en arrière de 30 ans. Pour les faibles en histoire: le beau risque que Brian Mulroney avait offert  en septembre 1984 à René Lévesque et qui a créé la déchirure au Parti Québécois avec un tiers des membres qui ont déchiré leur carte et quitté le parti. C'est à cela que les convaincus anémiques veulent nous convier?


Crois ou meurs! Nous sommes rendus à l'heure de vérité. Que les souverainistes, les vrais souverainistes (pas les carriéristes qui veulent seulement former un "ostie" de bon gouvernement) se lèvent debout et tassent les tièdes qui nuisent à la cause directement.


L’écœurement de la population envers la stratégie de peureux du Parti Québécois s'est fait sentir le 7 avril 2014 par la plus cuisante défaite électorale de toute son histoire. Et qu'ont appris les grands stratèges du Parti Québécois? Nada!


Je suis en colère devant ce texte:

POUR EN FINIR AVEC LE STATU QUO 
Il y a urgence de mettre fin au statu quo.
Le paysage politique québécois est bloqué. Nous sommes gouvernés par un Parti libéral qui malgré ses ratés systématiques sur tous les plans, a la quasi-assurance d’être réélu, d’élection en élection. Les Québécois semblent malheureusement devoir se résigner au maintien de ce statu quo inacceptable, pour longtemps, possiblement très longtemps. Pendant ce temps, les problèmes du Québec ne se règlent pas. Les changements, qui permettraient au Québec de mieux relever les défis qu’il a à affronter, n’arrivent pas. Ils ne sont pas dans les cartons du Parti libéral, ni maintenant, ni jamais.
Cette situation découle de la fragmentation de l’opposition au Parti libéral, et cette fragmentation elle-même résulte en grande partie de notre incapacité collective à régler la question nationale.
Car parmi les insatisfaits du statu quo, il y a deux grands camps. Il y a tout d’abord le camp des indépendantistes, dont nous sommes, qui croient que le Québec doit devenir un pays. Le camp indépendantiste est lui-même constitué de plusieurs partis politiques ayant leurs propres spécificités. Et il y a camp des nationalistes, insatisfaits du statu quo et du Parti libéral, mais aujourd’hui peu enclins à appuyer l'idée d'indépendance. Ces deux camps se parlent peu ou pas, et leur incapacité à établir une jonction assure le maintien du monopole libéral. Enfin, et ce n’est pas anodin, le non-règlement de la question nationale fait l’affaire du Parti libéral et des forces du statu quo : ils gouvernent grâce à l'épouvantail référendaire, alors pourquoi changer les conditions permettant à ce statu quo de durer?
Lors de la campagne électorale de 2014, le simple spectre référendaire et l’incapacité du Parti québécois à préciser ses intentions à cet égard auront suffi à reporter le Parti libéral au pouvoir. C’est ainsi que selon les estimations de la sociologue Claire Durand, avec 41,5% des voix exprimées, dont celles de seulement 29% des francophones, mais de 93% des non-francophones, le Parti libéral est redevenu majoritaire à l’Assemblée nationale, pour un total de 13 années et demie de gouvernance en 15 ans. Dit autrement, 71% des francophones du Québec ont perdu leurs élections en 2014, 71% des francophones ne voulaient pas du Parti libéral, 71% des francophones ne veulent plus du statu quo, et pourtant, la réalité, c’est qu’il ne semble pas y avoir d’issue pour ces 71% de francophones.
À l’examen de ces données, force est d’admettre que la question nationale induit une distorsion importante dans notre système électoral, à laquelle il est urgent de remédier. Le statu quo est inacceptable. Il faut régler l’enjeu une fois pour toutes. De toute évidence, pour que nous nous en sortions, il faut une démarche différente de celles du passé, il faut de l’audace. Sans audace, la majorité des Québécois ne reprendront pas le contrôle de leur État national et de leur destinée.
Au final, il faut que l’ensemble des Québécois puisse gagner, quelles que soient leur langue et leur allégeance politique; qu’ils soient fédéralistes, nationalistes ou indépendantistes. Pour en finir avec le statu quo, il faut donc une démarche claire, un engagement ferme, une approche inclusive. C’est ce que nous proposons.
Que veulent les Québécois? Selon les sondages, ils se classent en trois groupes. Tout d’abord, en premier, il y a les plus nombreux, ceux qui souhaitent toujours une nouvelle entente avec le Canada. En deuxième, mais avec des appuis tout de même substantiels viennent les indépendantistes. Enfin, en troisième, et loin derrière, il y a ceux qui préfèrent la situation actuelle, le statu quo. Dans la plupart de ces sondages, ce sont près de 3 Québécois sur 4 qui rejettent donc le statu quo. Il faut tabler là-dessus pour se réunir et briser le monopole libéral, une fois pour toutes. Pour y parvenir, il faut faire la jonction entre les indépendantistes et les nationalistes. Or, faire la jonction, cela impose de présenter un projet, une démarche, qui conviennent à la fois aux deux camps, qui rejoignent à la fois les indépendantistes et les nationalistes.
Cette jonction, la CAQ ne peut la réaliser. Tout d’abord, parce que par dogmatisme, elle ne parle qu’aux nationalistes et elle n’est pas prête à porter la voix des indépendantistes. La CAQ demande essentiellement aux indépendantistes de renoncer à leur projet et cela n’arrivera pas. Ensuite, parce que sans pouvoir de négociation et dénué de rapport de force, la CAQ ne sera jamais capable de forcer le gouvernement canadien à présenter une offre aux Québécois. Les nationalistes le réaliseront, d’autant que le Parti québécois leur offrira une alternative. L’approche de la CAQ étant vouée à l’échec, il est clair que ce parti ne peut réaliser la nécessaire jonction.
Le Parti québécois peut, lui, réaliser cette jonction. Il peut amener les indépendantistes et les nationalistes à se regrouper derrière lui dans l’obtention d’un mandat anti statu quo, qui mettrait un terme au monopole libéral et qui réglerait la question nationale une fois pour toutes. Ce mandat anti statu quo obtenu du peuple stipulerait qu’un gouvernement du Parti Québécois s’engagerait à tenir, 3 ans après l’élection, une consultation populaire dans le cadre de laquelle les Québécois auraient à choisir entre l’indépendance et une nouvelle offre constitutionnelle du Canada. Donner un tel mandat au Parti québécois, ce serait l’assurance de sortir du néant constitutionnel et de justement mettre fin au statu quo, tout en étant assuré d’améliorer la situation actuelle.
Dans ce contexte, nous croyons que prochain chef du Parti Québécois doit écarter l’approche du référendum classique, mais miser plutôt sur une consultation populaire qui prendrait acte du désir de changement des citoyens. Ainsi, tout en demeurant entièrement fidèle à nos convictions indépendantistes, et en développant notre projet de pays pour le rendre concret afin qu’il réponde aux préoccupations des Québécois, le nouveau chef devrait aussi reconnaître la légitimité d’un Canada renouvelé. Il faut s'engager à améliorer la situation actuelle, coûte que coûte.
Pour amener le gouvernement canadien et le reste du Canada à faire une offre concrète aux Québécois, le gouvernement du Parti québécois nommera un négociateur crédible et croyant au fédéralisme renouvelé, doté de moyens adéquats et d’une équipe, qui mènera les démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Un délai de 3 ans sera donné au Canada pour formuler une proposition formelle. Cette proposition sera soumise de bonne foi à la population québécoise dans le cadre de la consultation populaire, côte à côte avec notre option politique, l’indépendance du Québec.
Dans le cadre de cette démarche, le gouvernement du Parti québécois mettra en place un Secrétariat à l'indépendance et un Secrétariat au fédéralisme renouvelé, tous les deux dotés des moyens suffisants et identiques pour mener à bien les travaux requis sur chacune des options. Le Secrétariat au fédéralisme renouvelé sera dirigé par le négociateur responsable des démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Ces éléments de notre démarche sont nécessaires, car sa crédibilité repose sur le fait de donner une véritable chance aux deux options. Or, donner une vraie chance aux deux options, c’est ce qui permet de rassembler les camps indépendantiste et nationaliste.
Cela dit, bien qu’il reconnaîtra une légitimité au Canada réformé, le Parti québécois devra être clair sur le fait qu'il priorisera toujours l’indépendance et travaillera sans relâche pour que ce soit cette option qui soit choisie par les Québécois au terme de la consultation populaire sur l’avenir du Québec. Par ailleurs, notre projet d'indépendance devra être développé et présenté à la population dans les prochaines années et jusqu’au moment de la consultation populaire, comme le proposent actuellement plusieurs candidats à la chefferie. Ajoutons que la démarche de convergence des forces indépendantistes en cours est parfaitement compatible et cohérente avec la démarche que nous proposons. En effet, une convergence réussie permettrait au camp des indépendantistes de se présenter en rangs serrés et organisés lors de la consultation populaire prévue dans notre démarche. Enfin, c’est une évidence, en plus de la question nationale, il faudra aussi que le Parti québécois présente des solutions rassembleuses et concrètes répondant aux nombreuses préoccupations des Québécois en matière économique, de santé, d’éducation, d’environnement, ou d’identité.
Les fédéralistes n’ont, dans le passé, jamais été contraints aux changements promis. Il est plus que temps de renverser cela. Le fardeau de la preuve doit reposer sur les fédéralistes autant que sur les indépendantistes. Dans la démarche que nous proposons ici, au moment de la consultation, les discussions auront déjà eu lieu, le résultat des négociations sera déjà connu, et les Québécois choisiront en connaissance de cause.
Ce sera donc la proposition du Canada contre celle d’un Québec indépendant.
Nous n’avons aucun doute que le projet indépendantiste, projet de l’ambition et de la liberté, sera le plus porteur. Et si la proposition canadienne ne vient pas, les Québécois sauront à quoi s’en tenir.
Ce sera alors le statu quo ou l’indépendance.
***
Nicolas Marceau, député de Rousseau
Catherine Fournier, co-instigatrice et ex-candidate du Bloc Québécois dans Montarville
Mireille Jean, députée de Chicoutimi
Louis Lyonnais, co-instigateur et membre de l’exécutif du Parti Québécois de Bourget
Alain Therrien, député de Sanguinet

J'ai répondu ce commentaire sur Facebook:
J'ai réussi à finalement lire, la rage entre les dents, votre proposition en entier et je me dis que vous avez tout faux. Vous préparez la noce et le divorce en même temps. Votre générosité débonnaire me sidère, vous poussez votre gentillesse à offrir de financer la recherche des outils de propagande contre votre option. C'est du non-sens consommé. 
Plus simple et plus efficient, une élection référendaire: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour enclencher la souveraineté. Advenant l'élection majoritaire réussie, le gouvernement du Parti Québécois réalisera toutes les démarches qui aboutiront par un référendum scellant la reconnaissance officielle de la souveraineté du Québec.
Il faut être naïf pour croire la bonne volonté de ceux qui ont toutes les raisons de vouloir faire dérailler ce processus et de croire qu'ils respecteront les règles alors qu'ils ne l'ont jamais fait. 
Le seul véritable pouvoir de négociation anti-statu quo est une élection référendaire gagnée, alors les fédéralistes n'auront pas le choix de négocier! Tout le reste n'est que fabulation stérile.
Voici une réflexion par l'absurde: 
Imaginez le Parti libéral du Québec offrir un secrétariat pour le fédéralisme (cela va de soi) et un secrétariat pour l'indépendance du Québec (vous voyez que ça ne tiendrait jamais la route). Sommes-nous les seuls assez stupides pour fournir des armes à nos ennemies? Manquons-nous d'amour-propre à ce point? Voulons-nous être aimés à tout prix? Depuis quand le camp d'une option veut offrir aux opposants des moyens de lutter contre son option? Vous le faites exprès ou quoi? Je ne vous engagerais jamais comme stratèges pour quelque campagne que ce soit!  
Pourquoi ai-je le sentiment que les pires ennemies ne sont pas devant nous, mais parmi nous?

La peur de se tenir debout pour une seule option génère la lâcheté suffisante qui pousse à ramper parmi tous les scénarios même les plus faibles et les plus dénués de sens commun. Une conviction de boite de Cracker Jack!

jeudi 12 mai 2016

Pour ou contre un référendum

Bonjour amis souverainistes,

Nous y voilà, aussitôt une campagne à la chefferie du Parti Québécois est lancée que les journaleux, les commentateux, les fédéralistes, les mous, les pas certains, les nationalistes de fin de semaine et les autres tentent encore une fois de nous faire tomber dans la trappe qui a fait perdre bien des batailles électorales au Parti Québécois dont celle d'avril 2014. Et j'ai nommé: le référendum!

S'enfarger dans la mécanique référendaire (le comment) fait à loisir le plaisir de tous ceux qui veulent nuire à la cause de la souveraineté. Et le Parti Québécois tombe encore une fois dans le panneau.

Cibole, ils n'apprendront jamais! «Je me souviens» devrait être remplacé ou complété par «j'apprends avec le temps.»

Que nous a enseigné l'histoire (vous savez l'affaire que les libéraux veulent nous empêcher de savoir, pour mieux contrôler notre ignorance) des 40 dernières années, deux démarches référendaires qui nous ont enseigné plein de leçons qu'il serait bon de se souvenir.

Référendum de 1980

Bref rappel: une promesse électorale de consulter la population pour obtenir un mandat de négocier la souveraineté, assorti d'une association avec le reste du Canada. Donc ce référendum sur un mandat de négocier une souveraineté-association était une des étapes malicieusement concoctées par Claude Morin qui a perdu son poste de ministre, car il était à la solde de la Gendarmerie Royale du Canada.

Malgré son tortueux exercice référendaire et toute la bonne volonté des membres du camp du oui, le résultat de 42% en faveur allait tuer dans l’œuf les espoirs de plusieurs, mais raffermir la conviction profonde de certains, dont Jacques Parizeau.

Ce qui amena plein de conséquences amères et non encore digérées sauf par quelques ignorants de leur histoire (des libéraux sans doute).

Par exemple: Le rapatriement unilatéral de 1982 de la Constitution canadienne par Pierre Eliott Trudeau (le père de Selfie Justin) et de son acolyte Jean Chrétien qui concocta avec les autres provinces contre le Québec en position de faiblesse ce qu'on appela plus tard la nuit des longs couteaux.

Autre exemple: Le beau risque offert par Brian Mulroney en 1984 qui alla déboucher sur une scission au Parti Québécois en décembre 1984 au cours duquel plusieurs ministres démissionnèrent, dont Jacques Parizeau. En janvier 1985, lors du congrès extraordinaire qu'on appela les suites du «Renérendum» avec un tiers de la salle que se retira suite à se virage de l'option fondamentale du Parti. J'étais présent en observateur derrière et à ma gauche était assis Jacques Parizeau. Quand René Lévesque a su que Jacques Parizeau était là, il est parti du devant de la salle pour venir saluer d'une poignée de main Jacques Parizeau. Il y avait de l'électricité dans l'air et le silence parlait beaucoup.

Le problème avec l'étapisme de Claude Morin était comme si j'envoyais au camp adverse mon plan de campagne avec tous les détails: date, heure, endroit, stratégie, publicité, etc. De quoi rendre chauve le ridicule plutôt que de le friser! C'était voué à l'échec, dès sa conception.

Référendum de 1995

Le retour de Jacques Parizeau fut inespéré, mais il alla galvaniser les vrais souverainistes pas ceux qui le disent du bout des lèvres en se bouchant le nez. Il avait pris 3 ans pour préparer son retour et préparer toute sa stratégie devant nous mener à la souveraineté.

Il avait annoncé sans détour ni louvoiement qu'un vote pour le Parti Québécois était un vote pour l'indépendance du Québec et il a gagné son pari! Durant toute la campagne électorale de 1994, sur toutes les tribunes et à toutes les occasions, il répétait qu'il était prêt pour faire un référendum dans la première année de son mandat s'il était élu gouvernement majoritaire en 1994.

Il eut la sagesse de ne pas dévoiler toute sa stratégie au camp adverse, avec des détails qui auraient servi ses ennemies fédéralistes, mais il indiqua de façon claire et limpide la démarche au moment opportun que nous le sachions.

N'eût été l'argent illégal du fédéral de Jean Chrétien (tient encore lui) pour le camp du Non et des inscriptions de votant ethniques qui venaient d'avoir à leur grande surprise leur citoyenneté en accéléré tellement que l'encre n'était pas encore sèche quand ils venaient devant la Commission de révision spéciale pour être inscrit sur la liste référendaire et pouvoir dire non, puisque c'est à cette condition qu'ils obtinrent leur citoyenneté. N'est-ce pas ce qu'a dit Jacques Parizeau le soir du référendum de l'argent et des votes ethniques? Osez me dire que c'est faux et prouvez-le moi!

Ce qui fut dit fut fait! En octobre 1995 nous passâmes à un cheveux de l'atteindre.

Ce que nous pouvons retenir de cela:
  1. Que ça fera toujours l'affaire des fédéralistes d'avoir un référendum:
    1. Car le fédéral ne suivra pas les règles financière et pourra toujours fausser l'exercice.
    2. Car le fédéral contrôle la citoyenneté des électeurs.
    3. Car la peur du mot référendum est un mantra pour les fédéralistes qui fonctionne.
  2. Que s'enfarger dans la mécanique référendaire à deux volets est stérile, car cela peut être torpiller deux fois plutôt qu'une.
  3. Que même un deuxième exercice mieux fait que le premier n'a pas permis d'y parvenir.
Élection référendaire

L'expérience de l'élection référendaire a eu deux réussite au Québec. Je vous surprends? Est-ce que vous avez manqué de cours d'histoire dans vos études?

En novembre 1962, Jean Lesage, Premier ministre du Québec (avec René Lévesque comme Ministre des richesses naturelles) annonce une élection référendaire sur la nationalisation de l'électricité et il la gagna ce qui créa Hydro-Québec.

En septembre 1994, Jacques Parizeau qui tout du long de la campagne électorale a martelé qu'un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la souveraineté et il gagna ce pari en formant un gouvernement majoritaire ce qui lui permit de tenir son référendum 1 ans plus tard.

Fort de ces deux exemples réussis ne pourrions-nous pas en tirer des enseignements et aller de l'avant sans peur ni culottes brunes?

La convergence

On semble oublier que le Parti Québécois est né de la convergence des forces souverainistes et indépendantistes des années 60. Alors ceux qui voudraient nous faire la leçon devraient faire leur devoir!
Le Parti québécois est né de la fusion, le  du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) de René Lévesque et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire. Cette fusion est le fruit d'intenses négociations entre les chefs des trois principaux mouvements politiques indépendantistes durant une bonne partie de l'année 1968.
La stratégie que je tire des enseignements du passé est la suivante:
  1. Ne pas faire une élection avec la promesse de tenir un référendum.
  2. Tenir un discours pour la souveraineté en tout temps et en toute lieu.
  3. Se préparer pour le rendez-vous électoral de 2018 avec une approche élection référendaire agressive au lieu de défensive. Du genre: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la réalisation de la souveraineté. En faisant la promotion de tous les avantages de la souveraineté sur tous les fronts et en défiant les fédéralistes de nous démontrer les avantages de rester soumis dans le Canada, leur pays!
  4. Et si les fédéralistes brandissent le référendum, vous leur direz que c'est dépassé comme leur fédéralisme.
  5. Advenant l'élection majoritaire du Parti Québécois en 2018, il aura le légitime mandat de réaliser la souveraineté avec tout ce que cela comporte.
  6. Si les fédéralistes jappent que c'est anti-démocratique, vous pourrez leur rétorquer que l'actuel Parti libéral du Québec démantèle le Québec sur tous les plans et que c'est tout aussi anti-démocratique selon les lois électorales en vigueur! 
  7. Après la mise en place de toutes les facettes de la réalisation de la souveraineté, elle sera entériné lors d'une autre élection référendaire portant sur le sujet!
C'est un hypothèse qui a fait ses preuves dans de nombreux pays qui avaient le désir de faire avancer les choses au lieu de faire du sur place.

En conclusion

Sortir des sentiers battus avec les vieux réflexes de peur référendaire qui nuisent à la démocratie. Faire une élection claire sur nos intentions d'appliquer l'intégralité du programme du Parti Québécois qui est de faire du Québec un pays. Point final! Un vote pour le Parti Québécois est un vote pour réaliser la souveraineté. Il est fini le temps de demander la permission de négocier!

Les candidats qui s'enfargeront encore dans la mécanique référendaire, perdront de vue l'essentiel d'être rassembleur autour du beau projet de souveraineté, de cette convergence qui le moment venu sera mis en oeuvre de la bonne façon. Cessons de téléguider nos coups d'avance! Tout vient à point en temps et lieu!








mardi 3 mai 2016

Choisir le meilleur chef au PQ

Bonjour amis souverainistes,

Je ne ferai pas de sondage parmi une liste de candidats en décrivant les qualités de l'un par rapport à l'autre, ce que s'évertuent à faire tous les médias et tous les amateurs de politique-fiction.

Je vous soumettrai simplement une grille de qualité qui devrait être habitée par la ou le prochain chef du Parti Québécois. 

Cette personne devrait avoir les qualités suivantes:
  1. Être disponible
    La vie politique est accaparante et exigeante, alors une personne qui sera dédié à l'entièreté de la tâche à accomplir sans distraction extérieure. Nous comprenons que la famille c'est important, alors les parents de jeunes enfants, abstenez-vous pour l'instant!
  2. Être intègre
    La capacité de marcher comme elle parle, d'avoir fait ses preuves en livrant la marchandise. Que ses actions soient la suite logique de ses discours. Une congruence entre les actes, les paroles, les émotions et la pensée.
  3. Être visionnaire
    La vision claire de la mission ultime, celle de faire du Québec un pays dans le prochain mandat majoritaire et rien en deçà. On peut laisser la job d'être un bon gouvernement à un Conseil des ministres bien formé, mais la cause doit être au-dessus de toutes les actions du gouvernement, sans exception.
  4. Être rassembleur
    Un leadership naturel qui agglutine les gens partout où elle ira. Être rassembleur des militants du parti, tout le monde peut faire cela, mais être rassembleur des gens d'autres allégeances politiques qui accepteront volontiers de converger vers la mise en commun des efforts pour atteindre la cause ultime, voilà la mesure véritable de cette qualité de rassembleur.
  5. Être communicateur
    1. Dire les choses pour être compris. Parler aux gens de façon simple et directe sans détour ni circonvolution.
    2. Écouter les gens qui lui donneront des outils pour aller encore plus vite dans la bonne direction.
    3. Capable de trancher clairement, de le faire savoir sans ambiguïté et de rectifier promptement les fausses perceptions qui seront toujours véhiculées par les médias qui sont, par nature, biaisés et avec un parti-pris qui frise l'indécence. 
  6. Être proactif
    Foncer dans la résolution des injustices et s'engager avec fermeté et rigueur à mettre fin à toute nuisance fédérale dans tous les domaines!
  7. Être promoteur
    Telle une dynamo perpétuelle, les discours et les actions seront toujours orientés en vue de l'avancement vers l'obtention de la souveraineté du Québec. Le Parti Québécois ne veut pas un bon chef, un bon premier ministre, mais plutôt un libérateur qui nous mènera à la victoire du pays du Québec.
Que ce soit un homme ou une femme, un député actuel ou quelqu'un d'autre, cela importe peu, pourvu qu'il ou qu'elle remplisse pleinement le rôle que nous attendons de cette personne. Elle sera uniquement au service de la cause avant tout!

mardi 14 juillet 2015

Je me plais à rêver

Bonjour amis souverainistes,

Je me plais à rêver où nous en serions avec un gouvernement majoritaire du Parti Québécois depuis 1 an.

La question du respect de la primauté du français partout au Québec ne serait plus une question à débattre et à revendiquer, mais à simplement appliquer dans son intégralité.

Le soutien et la promotion de la culture québécoise serait aussi en pleine expansion et fleurissante.

L'éducation serait à l'honneur avec la continuité dans la recherche et le développement, dans la lutte au décrochage et dans la prise en charge des clientèles les plus vulnérables avec les meilleurs services possible pour faire un Québec plus instruit et mieux outillé pour apporter au monde entier notre savoir.

La reconnaissance de la laïcité et de la neutralité religieuse partout au Québec. À visage découvert, pour tous, sans exception.

Le contrôle sur l'immigration sur notre territoire, qui peut y entrer, y demeurer et qui doit en sortir.

L'application intégrale du concept : "payer sa juste part" pour tous, les entreprises, les banques, les pharmaceutiques, les cliniques privées, bref une équité à faire pâlir la gogauche et à faire déféquer la droite.

La génération de revenus par la création d'emplois dans les domaines de pointe en se collant sur les besoins du marché.

La gestion du système de santé, non plus orientée MÉDECIN, mais PATIENT pour faire changement. Abolir le corporatisme médical sectaire en fusionnant les deux corporations en une seule. Fini les guerres intestines qui ne donnent que de la merde.

La revitalisation des régions en créant des spécificités propres à chacune des régions du Québec, que ce soit au niveau touristique, agricole, minier, éducationnel, ou autres.

Quand on se réveille et qu'on commence à constater les dégâts d'une absence de politique du mieux-être promue par les libertariens libéraux qui laissent tout aller à la dérive et qui ne se contente que de sabrer dans tout ce qui bouge sous des prétextes fallacieux d'améliorer la situation.

Quand on brise ce qui va bien comment l’améliore-t-on?

Ce qui est plus pernicieux encore est cet entêtement crasse à maintenir le cap sur rien d'autre que l'austérité contre le peuple et les coupures de ses services qu'il a chèrement payés avec ses impôts. Pendant ce temps, l'élite des mieux nantis du 1% sabre le champagne en rigolant de nos déboires collectifs.

On regarde la Grèce prise avec l'austérité européenne où les banques assoiffées de sang ou d'argent sont prêtes à mettre un pays et son peuple en faillite. N'est-ce pas l'idée de Philippe Couillard après tout? Où est la différence?

Hydro-Québec nous saigne également sans retenue ni ménagement et vend à perte ses actifs, allez comprendre!!!

Nous sommes pris dans un cauchemar libéral qui nous fait amèrement regretter la belle époque du Parti Québécois, imparfait certes, mais tellement meilleur pour le bien de tout le peuple.

mercredi 10 juin 2015

Les erreurs en politique

Bonjour amis souverainistes,

Vous avez sans doute observé comme moi, à plusieurs reprises des erreurs de jugement ou des erreurs de parcours ici et là en politique, cependant certaines de ces erreurs méritent que l'on s'y attarde un peu.

Les erreurs qui font grandir

Le Parti Québécois suite à sa défaite électorale du 7 avril 2014 a pris acte avec courage et très grande dignité de ses erreurs de stratégie, de positionnement concernant la souveraineté et de son manque de leadership durant la campagne électorale que les libéraux ont allégrement menée du début à la fin.

Certains diront à tort que le poing en l'air de Pierre Karl Péladeau était une erreur. Je ne le crois pas, car il a servi de point de bascule, chez les péquistes et dans la population. Une belle remise à l'ordre du jour de la souveraineté qui était enfouie et bien empoussiéré dans des vœux pieux et des slogans creux évoqués seulement auprès des militants lors des rassemblements péquistes, genre : on veut un pays!

L'avènement d'un chef résolument souverainiste qui est là, non pas pour le pouvoir (comme certains libéraux) mais pour une cause: réaliser l’œuvre inachevée de Jacques Parizeau, la souveraineté du Québec.

L'aveu troublant de vérité de Jean-Martin Aussant qui parle des exils et qui reconnait son erreur avec une belle humilité digne de tous les pardons. Que les souverainistes qui n'ont jamais commis d'erreur le lapident! Il appelle non seulement à son retour avec le Parti Québécois, ce que nous souhaitons, mais aussi l'unification de tous les souverainistes en une seule force commune.

Est-ce que la création d'Option Nationale a été une erreur? Je ne le crois pas. Avec un recul sur les faits qui ont abouti à sa création, cela répondait à la nécessité de son existence, car la place était vide pour soutenir la souveraineté au Québec, du moins dans le discours. Le Parti Québécois en était le principal responsable, comme nous le savons tous.

Est-ce que, dans les circonstances actuelles, l'existence d'option Nationale sert encore la cause de la souveraineté du Québec? Je crois que non. Hormis diviser le vote, les énergies et les souverainistes, Option Nationale ne sert plus à rien et il doit se dissoudre. Il a été utile au réveil, maintenant regroupons-nous ensemble dans une seule famille.

La défaite du Bloc Québécois en 2011 a été une erreur monumentale, mais une prise de conscience salutaire qui a permis aux souverainistes de cesser de prendre les électeurs pour acquis. (Je me demande si le Parti Québécois n'est pas tombé dans le même panneau.)

La démission précipitée de Gilles Duceppe le 6 mai 2011 s'est faite sur un coup de tête qu'il a sans doute par la suite regretté. Le Bloc a été laissé à lui-même et plusieurs croyaient que s'en était fini. Cependant certains irréductibles ont tenu le fort à bout de convictions profondes et ont su attendre l'arrivée d'un chef charismatique. Après le passage en douceur de Daniel Paillé qui a dû quitter pour des raisons de santé, le Bloc Québécois avec Mario Beaulieu a eu un traitement-choc. Fini le sommeil paisible à la Chambre des communes. Était-ce trop, était-ce mal, qui sait? La turbulence permet de raffermir les vrais et de faire fuir les lâches.

Le retour du chef prodigue Gilles Duceppe est sans doute digne de mention. Ceux qui auraient la tentation de condamner ce geste avec véhémence devraient se souvenir de Jacques Parizeau et de Pauline Marois qui tous deux partirent pour revenir encore plus fort et faire avancer significativement notre cause.

Les erreurs qui font mal

La politique d'austérité (fausse rigueur budgétaire, car les petits amis du régime Couillard ne sont nullement touchés, les médecins par exemple) fait mal très mal au Québec tout entier, car la richesse collective et sociale est grandement fragilisée et mettre des décennies à se reconstruire sur les ruines libérales.

Tous les pays qui ont opté pour l'austérité et la rigueur ont admis par la suite s'être trompés. Alors la compétence élémentaire serait de tenir compte de l'erreur reconnue des autres avant de bêtement la répéter soi-même, sinon c'est du crétinisme.

Les iniquités ou mieux dit le favoritisme du gouvernement qui s'acharne sur le pauvre monde au profit des mieux nantis sans aucun remord, ça frise la démence et provoque à raison la grogne.

Les improvisations néolibérales à courte vue font aussi du tort, car les conséquences sont plus désastreuses qui la situation qu'ils veulent corriger. Empirer la situation n'est jamais une bonne chose.

La décalcomanie de la Coalition Avenir Québec avec le Parti libéral leur a coûté un recul devant l'électorat. Je comprends les électeurs qui se disaient, sans doute: pourquoi voter pour une copie du gouvernement alors qu'on peut voter pour l'original? À trop être comme le gouvernement libéral, la CAQ n'a plus d'identité propre.

La CAQ est-elle fédéraliste ou souverainiste? L'erreur de s'assoir entre deux chaises en prétendant l'équilibre de leurs positions leur permettra seulement de tomber entre les deux un moment donné.

Une des choses qui m'horripile le plus dans la vie est le double langage. Québec Solidaire en est la représentation parfaite. Aucune direction claire. Un chef ou deux chefs? Souverainiste ou fédéraliste? Selon le public cible, le discours change constamment. Une dit ceci, l'autre dit le contraire. Ce parti veut de la richesse pour la classe moyenne, mais veut appauvrir les riches. Branchez-vous! À tourner en rond dans votre caca, vous n'avancerez nulle part. D'ailleurs de moins en moins de gens vous suivent.

Les tergiversations de QS rendent service à qui? Au Parti libéral qui idéologiquement devrait être votre ennemi, alors que dans les faits, vous en êtes son meilleur allié. Bande d'hypocrites ou d’inconscients.

Je nous souhaite que les quelques ajustements dans le camp souverainiste produisent des fruits que nous goûterons bientôt en mémoire de celui que Jean-Martin Aussant appelait affectueusement le convaincu-en-chef!







dimanche 8 mars 2015

La nécessaire souveraineté

Bonjour amis souverainistes,

Je réfléchissais à comment faire pour que la souveraineté du Québec passe majoritairement dans la mentalité et dans le coeur des Québécois et se traduise dans notre réalité en devenant un pays de plein droit.

J'écoute et observe attentivement les propositions des candidats à la chefferie du seul parti politique qui peut réaliser la souveraineté et je me dis qu'il manque quelque chose de fondamental.

Depuis que le Parti Québécois existe, il s'est formé d'innombrables structures et comités sur différents sujets, mais aucun comité permanent pour veiller à peaufiner les détails en vue de la réalisation de son objectif premier et de sa raison d'être: faire du Québec un pays! Il me semble que c'est une grave lacune qu'il devrait dans les plus brefs délais régler pour qu'il puisse se structurer avec le sérieux que cela requiert sur tous les aspects de la préparation et de la réalisation de la souveraineté du Québec.

Il n'appartient pas qu'au chef de dicter les moyens et les balises sur cet objectif qui appartient essentiellement à tous les membres du Parti. C'est un enjeu fondamental et il doit être l'oeuvre du Parti et non de quelques chefs au fil du temps.

Pour les souverainistes, cela peut sembler une évidence de réaliser la souveraineté; pour les fédéralistes, cela frise l'hérésie, cependant qu'ont-ils de mieux à nous offrir hormis le statu quo débilitant et sclérosant qui nuit toujours au développement de notre plein potentiel?

Je crois que nous aurions avantage à colliger tout ce qui se rapporte à la réalité des bienfaits sur la souveraineté et ainsi nous doter d'outils pour en faire la promotion en tout temps, peu importe que nous soyons au pouvoir ou dans l'opposition, que nous soyons avec un chef ou dans une course à la chefferie.

Les Québécois ne savent pas ce qu'ils ne savent pas sur les bienfaits de la souveraineté et il est donc parfaitement légitime qu'ils s'y rebutent facilement.

Le spectre référendaire n'aura plus de prise sur les gens bien informés des bienfaits sur la souveraineté. C'est la responsabilité du Parti Québécois d'en faire une affaire prioritaire et une promotion constante. Quoi qu'en disent les médias fédérastes et les partis politiques hostiles à cette option, ils auront à nous convaincre de mieux et ne pourront plus que brandir le mot référendum sans contenu comme ils s'acharnent à le faire encore et encore.

Pour désamorcer une peur, il faut un contrepoids de taille et pas juste quelques phrases avec quelques idées sans plus. Faire un livre complet sur le sujet, des vidéos historiques, des webinaires, des interviews, des diaporamas, etc.

Une belle occasion de donner à cette noble cause toutes les justifications de la faire le plus vite possible.

La campagne référendaire doit être continue, pas de début dans x temps et une seule date de fin: quand elle sera réalisée!

Nous avons plein de ressources humaines au Québec pour nourrir cette ambition légitime à tout peuple qui se respecte, qui est libre du joug de la domination d'un autre peuple qui l'a asservi par le passé.

Gens du pays c'est votre tour de vous lever debout pour celui-ci!

mercredi 28 janvier 2015

Où est passé Charlie?


Sous-titre: J'ai mon bip de voyage!

Salut les souverainistes,

Vous vous souvenez, il y a quelque temps j'avais écrit un texte pour me défouler (le 11 juillet) sur la piètre contre-performance du Parti libéral qui se perpétue encore hélas!

À présent, je vais en remettre une couche sur ce que je pense des médias au Québec et des occasions ratées du Parti Québécois?

En ce 28 janvier, il y a eu un débat dans le cadre de la Semaine de la souveraineté 2015 organisée par UdM (Université de Montréal) qui regroupait les 5 candidats de la course à la chefferie du Parti Québécois. C'est bien correct d'inviter des souverainistes à débattre de souveraineté, non? La salle est comble, même la technologie permet à Pierre-Karl Péladeau d'être présent avec eux.

C'est un événement important pour la vie démocratique d'un parti de voir 5 de ses leaders prendre la parole sur un sujet qui est l'option fondamentale de son programme et sa raison d'être ultime, sinon il ne vaut pas mieux que les autres partis politiques du Québec.

Je me suis dit (pauvre naïf que je suis) que le débat va être diffusé par le Parti Québécois puisque cela m'apparait comme une magnifique occasion d'entendre des souverainistes parler de souveraineté.
Quelle plus belle opportunité de visibilité en faveur de leur option que celle-là.

La drôlerie de la chose: pour voir le débat, il faut aller chercher sur le site The Montreal Gazette!!! Y a-t-il un problème de cohérence et de visibilité au Parti Québécois?

Les merdias francophones du Québec ne diffusent pas ces choses, car leurs désinformations fédéralistes systématiques les en empêchent. En bons esclaves soumis qu'ils sont, ils obéissent. Donne la patte!

Mais de voir que la diffusion, donc la promotion, d'un événement portant sur la souveraineté soit offerte uniquement par un média anglophone, ce qui ne semble pas déranger personne me flabbergaste au plus haut point!

Tout le monde semble trouver cela normal, pourtant il y avait des gens qui étaient abasourdis devant la déconfiture du Parti Québécois le 7 avril 2014 et qui ne comprenaient pas pourquoi. Apparemment ils sont encore dans la brume la plus opaque totale.

Les élections du 7 avril 2014 ont été perdues par le Parti Québécois parce qu'ils n'ont pas assez fait la promotion de ce qui, en principe, doit les faire vivre: "la Souveraineté du Québec."

S'il vous plait, cessez de nous farcir les oreilles de votre mensonge: il ne faut pas en parler, car les gens ne sont pas prêts. Bullshit! Les gens n’en veulent pas parce que personne ne leur donne les raisons d'en vouloir. Si je ne te parle pas de mon projet de pays, pourquoi soudainement, par magie, voudrais-tu le faire avec moi? C'est de la bêtise et de l'ignorance de politique, cours de débutant léger avec facultés affaiblies.

J'ai écrit sur twitter mes idées à chaud à ce sujet et me suis fait rabrouer par certains que c'était comme ça et qu'on n'y pouvait rien! Non, c'est absolument faux! C'est avec des mentalités comme celle-là qu'on creuse notre défaite et qu'on en pleure sans comprendre pourquoi.

La campagne à la chefferie débute le 4 février.

Ouin pis? Est-ce une raison pour s'empêcher de promouvoir la souveraineté, de la diffuser de la promotionner? Y a-t-il quelque chose que je n’ai pas compris dans ce système du "politically incorrect." Il ne faut pas en parler avant telle date? C'est quoi cette game de marde?

Je parlerai de souveraineté quand je voudrai avec qui je voudrai et n'est pas né celui qui réussira à m'en empêcher. S'il y a des règles à la con qui empêchent le Parti Québécois de parler, de diffuser ou de promouvoir son option qui est sensée, être la souveraineté (aux dernières nouvelles), elles sont ridicules et doivent être changées sur le champ! Ce sont sans doute les fins stratèges du Parti qui ont édicté ces règles, vous savez les mêmes qui ont fait perdre les dernières élections.

Vous voulez faire la souveraineté dans 20 ans, vous avez la recette, ne lâchez pas! Mais si vous voulez raccourcir l'échéancier, il serait peut-être temps de commencer à  considérer l'éventualité d'en PARLER tout le temps et d'en faire la promotion en continu!

Et les médias dans tout cela?

On s'en câlisse, comme la loi 78 du Parti libéral en 2012. Il existe Internet vous savez, YouTube et ses vidéos qui créent lorsque bien fait des promotions virales plus puissantes qu'aucun média. Il faut seulement avoir la volonté de s'en servir en continu.

Pis les petits vieux qui ne jurent que par LCN ou RDI, on s'en fout. Ils ne voteront pas pour la souveraineté de toute façon, alors soyez créatif et allez chercher les nouvelles générations branchées et qui seront le levier permettant l’avènement de la souveraineté. Me semble que ça ne devrait pas être trop difficile à saisir.

Où est passé Charlie?

Le 7 janvier dernier, la liberté d'expression était sauvagement attaquée, faisant se lever tous ceux qui voulaient la défendre à travers le monde. Qu'en est-il de ceux et celles qui sont prêts à se lever pour défendre, promouvoir et faire la souveraineté? Où sont-ils?

J'ai hâte de voir un Parti souverainiste dans l'action concrète de la promotion de la souveraineté pas juste dans le pétage de gueule lors des congrès, une fois au 4 ans et rien après.

On demande à Philippe Couillard de se tenir debout concernant la montée de l'intégrisme islamique au Québec, il faudrait peut-être montrer l'exemple en se tenant debout sur la souveraineté à chaque instant de notre vie!

Il sera fait selon votre action en continu et non pas lors de 35 jours au 4 ans.

La page sur l'indépendance du Parti Québécois est à l'image de leurs actions pas très récentes. Ça m'amène un drôle de questionnement, est-ce que tous les gens de la permanence nationale et tous les employés du Parti Québécois croient et travaille de manière dédiée pour la réalisation de la souveraineté? Imaginez-les tous en campagne pour réaliser la souveraineté, cela changerait la donne.

Les médias leur courraient après pour s'arracher des entrevues. Finalement, je comprends presque les médias de ne pas s'en occuper, puisque les promoteurs dorment au gaz ben dur!

mercredi 8 octobre 2014

L'art de chercher l'attention en politique

Bonjour amis souverainistes,

Un des besoins fondamentaux dans la vie de tout être humain est ce désir d'être reconnu à tout prix. Certains des plus grands criminels sont prêts à commettre leurs actes juste pour faire la première page des journaux. Il en va de même des politiciens, qu'on surnomme parfois à raison des petits kids Kodak. Ils sont toujours là pour prendre des photos pour se faire bien voir.

D'autres lancent des bombes médiatiques, des nouvelles quoi? Par exemple, des accusations gratuites ou des allégations malfaisantes (le but était de faire mal) contre un politicien ou contre un parti. Quelques exemples:
  1. Une semaine avant la fin de la campagne électorale, Alain Gravel nous révèle en grande pompe l'affidavit d'un détracteur anonyme qui prétend ceci ou cela, aucun moyen de vérifier ses dires, mais qu’importe le mal est fait et le but visé est largement atteint. Aucune suite n'y sera donnée, hormis la crédibilité d'Alain Gravel qui en sera entaché à tout jamais.
  2. Jacques Duchesneau, alors député, qui lance des insinuations malveillantes à l'endroit d'André Boisclair, alors délégué général à New York pour le Gouvernement en place. Ici, la cause se retrouve devant les tribunaux pour diffamations et atteinte à la réputation.
  3. Christine St-Pierre avance des allégations non fondées contre l'utilisation des fonds publics de Jean-François Lisée, alors qu'il était ministre des Relations internationales, et qui a dû se rétracter devant la menace d'être elle aussi poursuivie. Sage décision de sa part.
  4. Jean-François Lisée qui met sur la place publique devant les médias son malaise personnel envers un collègue qui détient un actionnariat important dans le monde médiatique au Québec. Ici aucune rétractation ni aucune poursuite en vue, mais le mal est fait et le but est visé.
C'est à se demander si le besoin de se faire valoir est plus important que de servir une cause. En effet, ces opérations de salissage servent qui au juste, et à quelle fin? Un être le moindrement au courant de la « game » qui se joue au Parti Québécois pour l’obtention du titre suprême saura assez rapidement déceler les stratagèmes de ces actions aussi mal calculés que prévisibles.

Il ne faut pas être scandalisés de voir de telles choses arriver, cela s'est fait lors de toutes les campagnes à la chefferie de tous les partis et de tout temps. Par exemple, les campagnes de Robert Bourassa en 1970, de Pierre-Marc Johnson en 1985, de Jean Charest en 1998, d'André Boisclair en 2005, de Pauline Marois en 2007, de Gilles Taillon en 2009, de Philippe Couillard en 2013 ont toutes menées à des rivalités permanentes par la suite. Que ces élections comme chef aient été des couronnements ou de véritables campagnes à la chefferie, le résultat est à peu de choses près le même, des inimitiés sont nées.

Ici le cas de figure est différent, la tactique qui a su faire perdre les élections au Gouvernement minoritaire du Parti Québécois est utilisée par de petits politiciens qui n'ont d'envergure que leur égo et leur soif du pouvoir. En bref, se servir avant de servir.

On pourra faire miroiter que la question de détenir du contrôle dans les médias se pose, il n'en demeure pas moins que la poser uniquement contre un unique candidat, et de son camp par surcroit, est plutôt disgracieux et de très mauvais goût. Les gens éclairés ne lui pardonneront jamais.

On se souviendra de la véridique phrase lapidaire de Jacques Parizeau le soir du référendum de 1995, elle est encore dans les mémoires de tous et elle lui collera à la peau toute sa vie durant. Pas parce qu'elle était fausse, au contraire, les faits ont été corroborés et prouvés, mais parce que le message était donné de la mauvaise façon et surtout au mauvais moment. Dans l'émotivité d'une telle soirée, le silence aurait été d'or.

La sortie médiatique de Jean-François Lisée arrange bien des gens, notamment les adversaires libéraux qui voient d'un très bon œil le braquage des projecteurs médiatiques sur autre chose que leurs propres incompétences et qui demeurent à l’abri, bien pénard dans l'ombre de cette saga offerte par l'ennemi péquiste.

Le mal est fait, le but est atteint, mais voyons les effets pervers à présent. La Coalition Avenir Québec surfe sur cette manne également et elle enclenche une véritable chasse aux sorcières dont elle est la marque de commerce depuis toujours. Québec Solidaire se régale aussi de manger une autre bouchée du Parti Québécois, une occasion en or gracieuseté de qui? Québec Solidaire est solidaire de toutes les causes pour autant que ces causes soient de nuire au Parti Québécois et de rien d'autre.

Les médias fédéralistes, eux? L'omnipotence de GESCA et de RADIO-CANADA qui nous martèle ad nauseam leur propagande fédéraliste trompeuse et mensongère à tour de bras et à chaque occasion. Ça, c'est correct! Mais un Pierre-Karl Péladeau qui dit simplement le poing en l'air: «on veut un pays» et là, c'est inadmissible, il faut le réduire au silence. C'est odieux! Quel scandale! Quelle infamie! Vite qu'on allume le bûcher! Ce n'est pas nécessaire, nos amis du Parti Québécois s'en chargent!

Les grands perdants dans tout cela sont:
  1. L'image de la cause souverainiste.
    Elle est encore entachée par quelque chose qui vient de notre propre camp. Se donner des munitions c'est bien, les fournir à l'ennemi c'est très mal calculé, voire stupide. Comme si notre pente à remonter n'était pas assez ardue, qu'il faut aider l'ennemi en lui prêtant notre flanc une fois de plus!
  2. L'unité du Parti Québécois.
    Vous aurez beau faire tout les colloques, congrès, Conseil nationaux que vous voudrez pour vos flatter les bedaines entre vous, vous dire comment vous êtes bons et comment vous êtes fins. Ça ne passe pas la porte de votre assemblée et dans la population, les "outsiders" que nous sommes, nous voyons la discorde et le manque de cohésion et nous avons de la difficulté à vous croire être une si bonne équipe telle que vous voulez nous faire accroire.
  3. La crédibilité d'un homme.
    Un homme qu'on pensait être notre allié. Mais puisque son questionnement personnel est devenu savamment public par un beau vendredi après-midi, par hasard juste avant le Conseil national du Parti Québécois, tout cela nous laisse de glaces.
    Comble de la suffisante et du mauvais "timing", il annonce en grande pompe la sortie de son livre, pour nous expliquer, à nous les ignares qui n'avons rien compris, les pourquoi et les comment de la défaite électorale.Un livre qui passionnera assurément un Jean Lapierre friand de ce genre de munition pour encore plus nous enfoncer notre petitesse dans notre coeur meurtri.

Quand la faim est plus grande que la fin, on assiste à ce genre d'enlisement dans vous savez quoi.






lundi 8 septembre 2014

Branchez-vous!

Cette lettre s'adresse au Parti Québécois et à ses trente députés.

Je vous écris ce texte pour vous exprimer une xième fois ce que vous devriez faire pour réussir votre mission.

Mais au fait, quelle est votre mission? 

Devenir un bon gouvernement provincial majoritaire? Devenir le seul Parti souverainiste rassembleur de tous les Québécois qui veulent un pays et qui attendent un Parti qui prend le leadership de la cause ultime? Réaliser la souveraineté du Québec?

C'est quoi votre mission? Simplement vous assurer une job au gouvernement et vous farcir de belles pensions indexées par la suite? Faudrait le savoir!

Plusieurs Québécois et Québécoises vous ont lancé un message très clair le 7 avril dernier. Votre stratégie de bon gouvernement, la majorité des gens n'en veulent pas, ils veulent un Parti qui a le leadership nécessaire pour nous amener à bon port avec une cause ultime réalisée.

Que nous apprend l'histoire?

En 1976, le Parti Québécois de René Lévesque contre toutes attentes remporte le pouvoir, il peut enfin faire le ménage et mettre en place un premier référendum sur la Souveraineté-Association en 1980 (en 4 ans seulement).

En 1989, le Parti Québécois sous Jacques Parizeau alors dans l'opposition remet sur les planches la préparation et la réalisation du second référendum sur notre souveraineté.

Lors de l'élection de 1994, Jacques Parizeau est très clair, advenant l'élection du Parti Québécois, il enclenchera la tenue d'un référendum dans la première année de son mandat sur la souveraineté. Il tint promesse et le référendum de 1995 a échoué de peu.

Le 4 septembre 2012, le Québec s'est débarrassé de Jean Charest et a mis le gouvernement minoritaire de Pauline Marois en place. En 18 mois dans les conditions de minoritaire, vous avez fait de l'excellent boulot, cependant où s'est caché le discours souverainiste? Certains le cherchent encore!

La campagne électorale menant au 7 avril 2014 a été l'affaire du Parti Libéral qui a mené le bal de A à Z avec le résultat que l'on sait.

Qu'en avez-vous compris?

Si vous n'avez pas vu que les deux référendums ont pris environ 4 ans à se préparer et à se tenir, relisez l'histoire. Prendre 10 ans pour y arriver c'est se la mettre trop relax et attendre 3 ans avant d'en parler c'est de l'attentisme pur et simple, bref du niaisage dans les deux cas qui dénotent un manque de courage, de conviction et de leadership. La belle grosse peur de perdre ses élections, rien de plus.

Les brebis suivent le berger qui sait où il va et qui le montre sans ambiguïté. Le problème n'était pas dans la structure, dans l'équipe, mais dans la vision. Plusieurs d'entre vous étaient mal à l'aise lors du poing en l'air de Pierre-Karl Péladeau, au lieu de vous gonfler à bloc derrière ce symbole, vous avez tenté d'en diminuer la portée. Pourtant, c'était un signal fort qui aurait pu changer la dynamique en votre faveur si vous n'aviez pas eu la chienne. À preuve, cela a servi grandement les libéraux et leur a assuré le leadership pour le reste de la campagne et votre défaite était signée dès ce jour-là!

Petites questions pour vous?
  1. Voulez-vous la souveraineté du Québec? Oui ou non.
    • Si oui, bravo! Vous êtes au bon endroit, content de vous avoir parmi nous.
    • Sinon, y a un problème. Vous n’êtes pas dans la bonne gang, la Coalition Avenir Québec recrute les pas branchés.
  2. Voulez-vous la souveraineté du Québec le plus vite possible? Oui on non.
    • Si oui, qu'allez-vous faire pour faire avancer la cause dans les prochaines semaines, dans votre comté et dans les milieux où vous êtes bien placés? La promotion de la souveraineté doit se faire partout, en tout temps, à chaque occasion de convaincre quelqu'un. Ça doit devenir une lutte obsessionnelle.
    • Sinon, allez à Québec Solidaire eu aussi sont pas trop branché, ni trop pressé.
  3. Voulez-vous la souveraineté plus que la job au parlement? Oui ou non.
    • Si oui, oserez-vous vous compromettre pour la cause au prix de perdre votre siège de député pour l'avancement de la cause?
    • Sinon, vous faites pitié!
  4. Voulez-vous assumer le leadership de la souveraineté en tout temps? Oui ou non?
    • Si oui, quel est votre plan de match pour convaincre sur une base permanente quotidienne un ou des Québécois des bienfaits de la souveraineté?
    • Sinon, continuez de même et les autres prendront le leadership et vous tasseront le moment venu.
  5. Voulez-vous tenir une consultation populaire du peuple (un référendum sur la souveraineté) dans la première année de votre prochaine élection? Oui ou non?
    • Si oui, vos chances de succès sont de loin meilleures que le contraire.
    • Sinon, vous pourrez prendre 10 ou 20 ans, mais cela ne changera rien.
Si vous avez répondu autre chose que oui à ces 5 questions, merci de votre contribution, on n'a plus besoin de vous, prenez votre retraite et laissez la place à d'autres qui veulent la faire la souveraineté!

En conclusion, j'ai hâte de voir 30 promoteurs de la souveraineté à chaque fois qu'ils bougent ou qu'ils parlent, dedans ou dehors de l'Assemblée nationale, cela s'appelle des députés souverainistes et j'espère qu'ils sont du Parti Québécois. J'en ai ras le pompon des slogans entre vous :«On veut un pays!» et qu'il ne se passe rien en dehors de vos assemblées de militants déjà gagnés à cette noble cause, il faut aller vers ceux qui ne savent pas qu'ils ne savent pas!

jeudi 12 juin 2014

Quel Québec voulons-nous?

Bonjour amis souverainistes,

Je regardais la vidéo du dernier discours de Pauline Marois au CNPP du 7 juin dernier, et je me questionnais si cela correspondait à ce que je veux voir comme Québec. Elle parlait de liberté des Québécois et de la place des jeunes dans le portrait du Québec de demain. C'est le meilleur des mondes idéaux, mais comme on en est loin.

L'idée d'ouvrir l'élection primaire du chef du Parti Québécois à tous les sympathisants qu'ils soient ou non membres du Parti m’inquiète grandement, pour plusieurs raisons:
  1. Quel serait alors le privilège d'être membre si n'importe qui peut choisir le chef?
  2. Si on nivelle par le bas, en réduisant les critères pour avoir le privilège de choisir un chef, alors est-ce que cela ne risque pas de provoquer l'affaiblissement du militantisme?
  3. Y aura-t-il des risques de voir des gens mal intentionnés tels des Jean-Yves Lortie qui pourraient paqueter le vote avec un candidat fédéraliste?
  4. Ne serait-ce pas le constat de la paresse de ce Parti à mobiliser ses membres pour recruter des forces nouvelles? Par exemple, ça fait des années que personne du Parti Québécois n'est venu me solliciter pour que je redevienne membre.
  5. Une course à la chefferie est le moment idéal pour apporter du sang neuf dans les rangs, pour reconquérir d'anciens militants et pour raviver le discours qui enflammera peut-être une majorité.
  6. Ne serait-ce pas le moment idéal pour reconquérir les souverainistes de toutes allégeances à revenir à ce grand Parti comme membre? Un membre est plus fidèle qu'un sympathisant, car il doit se commettre en devenant membre.
  7. Avant de vouloir conquérir le peuple du Québec en majorité, le Parti Québécois devrait commencer par reconquérir tous les souverainistes possibles qu'il connait ou qui ont quitté le Parti pour quelques raisons que ce soit.

D'un autre côté, je regarde le cafouillage évasif de la ministre de l'insécurité publique Lise Thériault qui démontre en plus de sa perpétuelle arrogance, son incompétence la plus manifeste. Elle n'a pas le profil de l'emploi, c'est assez évident au point où Philippe Couillard est obligé de s'en mêler en lieu et place de sa maladroite ministre pour l'aider à sauver la face.

Le manque évident de responsabilité du gouvernement libéral en place qui ne sait qu'accuser le Parti Québécois de toutes ses propres dérives me lève le coeur. J'ai grand-hâte de voir un gouvernement qui met ses culottes de responsable et qui chausse la pleine mesure de ses responsabilités sans faux fuyants et avec courage. Vous savez cette qualité qui manque cruellement aux libéraux.

Ça fait seulement deux mois que les libéraux sont élus et plein de contradictions, de bavures, de gaffes et de promesses brisées sont déjà bien senties au rendez-vous.

Est-ce le genre de gouvernement que je veux?

La Commission Charbonneau nous démontre des témoins qui nous mentent sciemment sans aucun remords et qui veulent sauver une des faces qu'ils nous montrent. C'est d'un pathétisme outrancier. Quelles conséquences subiront ces bouffons qui se foutent de nos gueules avec grand plaisir?

Est-ce le genre de justice qui je veux pour le Québec?

Les avertissements paternalistes du ministre de la justice fédéral Peter Mackay qui se mêle d'un champ de juridiction provinciale soit la santé, en s'opposant à la loi 52 sur les soins de fin de vie votée majoritairement par le seul parlement qui en avait le droit constitutionnel.

Est-ce le genre d’ingérence que je veux contre le Québec?

Le 7 avril dernier, les Québécois ont fait un choix en élisant les libéraux majorit6airement, il faut maintenant vivre avec les conséquences et se tenir debout. Il faut se redresser et assumer notre avenir. Ça fait cliché, j'en conviens, cependant existe-t-il une autre solution. Être responsable de ses choix et de leurs conséquences est le premier pas de la véritable liberté dont parlait Pauline Marois.

jeudi 8 mai 2014

Certains mélangent les cartes

Bonjour ami souverainiste,

J'observe les propos et les états d'âme de plusieurs Québécois qui ont subi la défaite, l'humiliation et la trahison devant ce qu'ils croyaient être justes et légitimes pour le Québec de leurs rêves.

Cela a créé un tel ressac que plusieurs en déroute cherchent vainement une voie pour retrouver l'équilibre et un sens à cet échec si puissant.

Tout le monde y va de son autothérapie, allant de l'analyse méticuleuse à l'ouverture complète du Parti par une course à la chefferie universelle tous azimuts.

Vraiment on voit le pire ennemie du Parti Québécois poindre à chaque coin de rue, le manque de cohésion et de rigueur. Il manque un plan directeur, un échéancier de travail, une ligne directrice pour faire les choses avec un minimum d'ordre pour un minimum de résultat.

Certains mélangent les cartes! La course à la chefferie doit suivre les statuts du Parti, rien ne sert de tout changer pour espérer sauver le parti. Le sauver de quoi, me direz-vous? Y a-t-il péril en la demeure? Absolument pas. Plein de bonnes choses sont encore là.

Que faites-vous du membership? Vous, les députés, avez négligé les membres. Vous savez ceux qui vous supportent et qui sont votre machine à vous faire élire, sans eux vous êtes rien. Alors, si vous voulez les perdre eux aussi, faites une course à la chefferie ouverte à tous et voyez arriver la catastrophe.

Avant de vouloir à tout prix convaincre les Québécois que votre idée est bonne, commencez donc par être solidaire de vos membres. Formez UN Parti, avec UN plan, dans UNE direction, et après, seulement après, le peuple aura peut-être le goût de vous suivre avec un chef qui a les qualités requises.

La campagne électorale a été gagnée par les meilleurs. Meilleur dans la diffusion de leur message, meilleur dans l'approche thématique, meilleur dans le plan de campagne. Il faut admettre que le plan de campagne du Parti Québécois a été un des plus mauvais de l'histoire. Si nous apprenons de nos erreurs, nous ferons mieux la prochaine fois.

Il faut arrêter de chercher les excuses et les coups fourrés pour justifier notre défaite. Reconnaitre que nous avons perdu, par notre faute, que nous sommes responsables de notre défaite et se relever grandit de cette expérience.

Fini le temps de la bonne Pauline Marois et du méchant Philippe Couillard. Cela ne règlera rien.

Nous savons que l'approche médiatique du Parti Québécois a été pourrie, alors il faut aussi revoir cela de fond en comble.

Prenez le temps de retomber sur vos pattes, de lécher vos plaies et de cicatriser un peu. Faites oeuvre de solidarité et de générosité entre vous, l'heure de trouver des coupables est révolue, il est temps de se remettre à la construction et à l'unification des membres du Parti que nous chérissons tous.

Un Parti est aussi grand que sont les liens de ceux qui le composent. Si votre base est solide, vous pourrez vous appuyer dessus et rebondir vers la victoire la prochaine fois.


Ne faites pas l'erreur de prendre vos membres pour acquis comme vous avez fait avec le peuple québécois qui vous a durement montré qu'il n'était pas vôtre.

Avant de faire une campagne à la chefferie qui divisera entre les membres, offrez-vous un projet rassembleur dans un programme qui soudera l'ensemble de vos membres avant. Le nouveau chef devra être le porte-parole du Parti uni des Québécois qui le composent.

Rappelez-vous, un pays avant un Parti et un Parti avant un chef. Les Québécois suivront un chef dans un Parti qui nous donnera l'espoir du pays que nous sommes en droit d'avoir.