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vendredi 15 mars 2019

Lettre à Catherine Fournier

Bonjour Catherine,

Comme je ne vous connais pas personnellement et étant bien éduqué, je vais me permettre de vous vouvoyer.

Ce texte se veut une réflexion sur la politique, sur le Parti Québécois, sur la souveraineté du Québec.

Pour vous parler un peu de moi


D'entrée de jeu, je mentionne n'être membre d'aucun Parti politique au Québec, au Canada ni ailleurs. Nous savons que plusieurs Québécois sont dans la même situation.

J'ai été, pendant plusieurs années, militant actif au Parti Québécois et au Bloc Québécois. J'ai participé intensément aux deux référendums de 1980 et 1995 du Parti Québécois, alors je crois humblement avoir l'expérience et la légitimité pour parler d'indépendance au-delà du concept flou qui virevolte dans l'imaginaire de certains, certaines qui en ont la vague idée.

Comme plusieurs, j'ai commencé à m'intéresser à la politique l'année de mes 18 ans pour bien exercer mon premier droit de vote. J'ai lu l'intégralité des programmes des partis qui se présentaient alors en 1976: le Parti québécois, le Parti libéral du Québec, l'Union nationale, le Ralliement créditiste du Québec et le Parti national populaire. De ces cinq documents, celui qui regroupait le plus des positions auxquelles je pouvais m'identifier était celui du Parti québécois.

Je m'intéresse à la politique depuis ce temps et si vous suivez mes pages Facebook ou Twitter, vous y trouverez que mon discours est cohérent avec des positions qui dénoncent ouvertement les stupidités venant de tous partis, quels qu'ils soient.

Je sais reconnaître les bons coups également lorsqu'ils se présentent, il en a eu trop peu avec les libéraux de Philippe Couillard. Depuis le premier octobre dernier, les caquistes ne nous ont pas livré grand-chose encore. Beaucoup de paroles, peu de résultats concrets.

Premier cas de figure


En 1984-1985, il y a eu le «Beau risque» et le «Renérendum». À ce moment-là, j'étais membre de l'exécutif du comté de Prévost avec notre député Robert Dean. Alors nous avions des informations de première ligne sur ce qui se passait réellement et non uniquement ce que les médias voulaient nous faire voir ou savoir.

Pourquoi je parle de cette période, parce que les enjeux des démissions de 7 ministres (J. Parizeau, C. Laurin, G. Paquette, J. Léonard, D. Leblanc-Bantey, L. Harel et D. Lazure) et de 3 députés (P. De Bellefeuille, J.Proulx, J. Boucher) étaient basés sur des éléments réels et fondamentaux qui diluaient la cause première du parti : la souveraineté et non sur de simples états d'âme.

Je me souviens très bien quand le 19 janvier 1985, les « révisionnistes » de René Lévesque et les « orthodoxes » démissionnaires s'affrontèrent lors de ce congrès spécial. Je m'en rappelle, car j'étais assis à côté de Jacques Parizeau en arrière du cordon séparant les délégués du congrès et les spectateurs dont nous étions. Quand soudain, nous aperçûmes René Lévesque qui traversa la salle en notre direction pour venir saluer Jacques Parizeau d'une poignée de main avec un silence qui en disait long sur la tension qui prévalait.

Plus tard, le tiers de la salle se retira du plancher du congrès en scandant: « le Québec un pays » et « le Québec aux Québécois » c'était intense!

Deuxième cas de figure


En juin 2011, plusieurs députés (Louise Beaudoin, Lisette Lapointe, Pierre Curzi, Jean-Martin Aussant, Benoit Charette, René Gauvreau) ont manifesté leurs désaccords en claquant la porte du caucus du Parti québécois, avec plus de regrets au fil du temps que des gains substantiels causés par ce geste de rupture et marquant la fin de leur carrière politique pour certains. Y avait-il une véritable crise? Je ne crois pas, cependant avec le recul, ces mouvements de troupes ont eu un bien petit impact en fin de compte.

Comme disait mon député de l'époque Robert Dean: «tu ne peux plus influencer ni faire changer d'idée quelqu'un que tu as abandonné. La seule place pour convaincre des gens est de se battre pour faire valoir ses idées de l'intérieur.»

Fort de ces expériences


Je suis conscient que la cuisante défaite électorale d'octobre 2018 a fait très mal au Parti québécois, aux députés qui en sont sortis écorchés, mais la réflexion commence et tout est sur la table hormis la cause de la souveraineté du Québec, ce qui devrait vous réjouir.

Je m'explique mal votre geste précipité, est-ce la fougue qui caractérise la jeunesse et qui parfois prend le pas sur la sagesse de la réflexion.

Mes cheveux gris m'ont appris que la précipitation est mauvaise conseillère et que l'urgence ne se crée pas et qu'elle survient en son temps.

Je ne doute point de votre bonne foi, par contre, je crois fermement que votre geste ne durera dans l'imaginaire des gens que le temps des nouvelles que les médias fédéralistes voudront bien en parler et puis aux oubliettes.

Certains appelleront cela de la bravoure, voire de la témérité au mieux, d'autres dont je suis, décriront cela comme un suicide politique.

Quelle crédibilité aurez-vous de prétendre rassembler les forces souverainistes alors que vous abandonné le Parti qui vous a permis d'être député pour jouir d'une visibilité politique et médiatique? Sans cela, on ne parlerait même pas de vous.

C'est, selon moi, un très mauvais calcul qui ne construira rien de plus que de mélanger les cartes.

Aux prochaines élections, nous verrons ce que le Parti québécois offrira et nous voterons probablement pour ce seul véhicule qui de par son histoire et de par sa capacité de se relever saura encore une fois rebondir.

Ne vous fiez pas aux médias qui depuis 50 ans nous annoncent la mort du Parti québécois à chaque mois pour toutes sortes de raisons farfelues ou idéologiques de propagandes fédéralistes.

Je vous souhaite de vous trouver des partenaires rassembleurs, car vous allez ramer si vous êtes isolée. Ça prendra plus qu'un rêve si beau soit-il pour réussir. Il faut compter sur une équipe et vous en avec perdu toute une.

Pour avoir vu tant de débats à l'intérieur des instances du Parti québécois, je peux vous assurer qu'il n'est pas à l'agonie comme vous semblez le croire. Votre vision est obscurcie par un voile de pensées limitantes.

Rappelez-vous que ce sont les militants du Parti québécois de Marie-Victorin qui vous ont fait élire, sans eux vous ne seriez pas députée. Or de parler contre la formation politique qui vous a fait élire, cela vous apporte quoi comme bénéfices?

Mon expérience de la politique m'a fait observer que les électeurs sont volatils mais qu'ils se souviennent toujours des défections.

Puisque vous êtes de l'âge de mes enfants, si vous aviez été ma fille, je vous aurais mis en garde sur la portée de ce geste à plus long terme. C'est à cela que sert l'expérience de la vie.

Avec respect,

Sylvain Daigle

lundi 29 mai 2017

Ode à la souveraineté

Ode à la souveraineté

Salut mon Québec que j'aime!
Salut cette terre riche et généreuse qui m'a vu naître!
Salut les gens du pays qui compose sa fierté légendaire!
Je vous entends parler demain de liberté!

Nous avons beaucoup à dire et encore plus à faire!
Nous ennemis sont dans nos rangs, mais ils sont peu nombreux!
Il faut les écouter, c'est parfois vérité et c'est parfois mensonge!
Mais la plupart du temps, c'est le bonheur qui dicte!

Si tu savais comme on s'ennuie René, si tu savais!
Jacques quand tu parlais tout était limpide et clair!
Tant de fois, nous devrons remettre notre ouvrage inachevé sur le métier!
Pour qu'enfin un jour, peut-être, nous puissions dire: mission accomplie!

Nous le ferons ce pays envers et contre tous ses détracteurs!
Contre ses fossoyeurs de rêves et ses éteignoirs d'espoir!
Nous le ferons avec toi mon frère, avec toi ma sœur!
À notre image et à notre ressemblance!

Les peureux du mieux-être québécois doivent comprendre!
Que la confiance finit toujours par l'emporter, contre vents et marées!
Les douloureux sacrifices de nos ancêtres n'ont pas été en vain!
Ces patriotes qui eux avaient vraiment le pays avant leurs intérêts personnels!

Toute cette ode n'est que musique aux oreilles de qui sait entendre!
Tout ce Québec peut être nôtre quand nous le déciderons!
Personne ne peut nous le ravir!
Les ravisseurs ne dureront pas!

dimanche 26 mars 2017

La souveraineté est-elle morte?

Bonjour amis souverainistes et ceux qui se questionnent sur sa pertinence,

Comme vous, je suis l'actualité, celle que les médias biaisés veulent bien nous partager et nous propager. 

Puis je regarde la joute politique, pas l'émission de catégorie F de LCN qui ne démontre que le crétinisme et l'étroitesse d'esprit des concepteurs de cette émission poubelle télévisuelle qui tente de faire concurrence aux radios-poubelles de Québec à rabais.

Comme vous, je m'interroge sur le sens à donner aux inactions de la classe politique qui nous déçoivent encore et encore. 

À quand la révolte? À quand la descente dans les rues pour exiger la démission de ces gouvernements qui ne cessent de nous entuber (comme disait André Boisclair, il y a quelque temps) et devant lesquels nous ne faisons que peu de cas 48 heures après les bavures à répétition.


Premier tableau


Certains fédéraleux s'en prennent à ce qui pourrait représenter une menace à leur petit confort douillet de multiculturalisme qui ne vise que l'assimilation des Québécois dans un Canada de n'importe quoi.

Nous pourrions poser une question en ce 150e, c'est quoi un Canadien? Un Canadien errant? Un Canadien multiculturaliste? Un Canadien n'importe quoi?

Quand j'entends parler un fédéraliste des valeurs canadiennes, et que je lui demande candidement de m'en nommer quelques-unes qui le définissent avec spécificité, il devient bêtement incapable de le faire.

La tolérance et l'accueil ne sont pas des valeurs spécifiques au Canada, à peu près tous les pays pourraient les mettre dans leur description identitaire.

Donc, je reviens aux fédéraleux qui pourfendent la menace à leur routine assimilatrice et j'ai nommé Martine Ouellet. Cette dame énergique a ébranlé plus les «pas de colonnes» d'Ottawa avec son couronnement au Bloc-Québécois que tous autres événements réunis. 

C'est tellement pissant de voir Jean-Marc Fournier, le ministre incompétent et impuissant des affaires canadiennes, japper sur la double fonction de députée et de chef de parti, pourtant ne le font-ils pas tous? Philippe Couillard n'est-il pas chef du PLQ et député et premier ministre en titre (parce qu'en fait, l'est-il vraiment, c'est un autre débat!)? Chaque chef de parti et député occupe une double fonction, Jean-François Lisée, François Legault. John James Charest était même payé 75000$ par le PLQ alors qu'il était le premier ministre du Québec. Amir Khadir est médecin et député, Yves Bolduc était médecin à temps plein et député dans l'opposition. Bref, soyons sérieux.

Ce qui dérange c'est la compétence de Martine Ouellet de faire bouger les choses alors que cela démontre l'incapacité de la personne en titre, Jean-Marc Fournier d'agir et de livrer des résultats.

Gérard Deltell se mélange les pinceaux encore une fois, il confond le travail de députée du Bloc-Québécois et celui de cheffe du Bloc-Québécois. Il serait pratiquement impossible aujourd'hui de cumuler les deux fonctions de députés dans deux parlements tellement chaque tâche est accaparante. Je dis aujourd'hui, car dans le passé il y a eu quelques cas. Pourtant avec la technologie de l'information et les outils de communication de nos jours cela pourrait être essayé.


Deuxième tableau


Quand je regarde Québec Solidaire qui se croit, je me dis c'est beau la pensée magique. C'est du grand Bernie Sanders version québécoise appauvrie. Ce n'est pas parce que tu te crois que cela arrivera. Petit message pour Québec Solidaire en passant: Bernie Sanders se basait sur le modèle du Parti Québécois pour plusieurs aspects de sa campagne!

Le parti libéral du Québec à son sauveur en Philippe Couillard, Alléluia ou Inch Allah c'est selon! Alors Québec Solidaire en voulait un aussi: Gabriel Nadeau-Dubois, Dieu soit loué!

Bon, hormis la prise de position audacieuse contre l'infâme gouvernement libéral de John James Charest en 2012 (5 ans déjà!) qu'a fait Gabriel Nadeau-Dubois depuis ce temps?
Est-ce le sauveur de la cause souverainiste?


Soyons clairs, quand bien même il y aurait des pourparlers avec Option Nationale, le pays du Québec ne se fera pas sans le Parti Québécois et que Québec Solidaire refuse de l'admettre, ça n'y changera rien.

Deux micropartis politiques ne feront jamais le poids dans la balance contre les fédéralistes qui ont l'argent du fédéral et les votes ethniques des nouveaux arrivants massivement endoctrinés par la vision canadienne des choses. Cela me rappelle la vérité que seul Jacques Parizeau a eu la lucidité et le courage de décrier, de dénoncer et de dire le soir de l'échec référendaire de 1995.


Troisième tableau


Que fait le Parti Québécois pendant ce temps?

Le poing en l'air de Pierre-Karl Péladeau avec une direction claire sur la réalisation de la souveraineté a fait place à une stratégie de perte d'énergie à vouloir courtiser Québec Solidaire, Option Nationale en leur promettant de ne pas promouvoir la souveraineté avant 2022, si et seulement si, ils sont portés au pouvoir.

Je pense que le Parti Québécois contribue par ses agissements de peureux à faire fuir les gens qui en ont marre de cette stratégie d'attentisme des conditions gagnantes. Le Parti Québécois fort de ses échecs référendaires et de ses stigmatisations ne veut rien risquer.

Si un fou comme Donald Trump a réussi à se faire élire contre toute attente, pourquoi le Parti Québécois ne ferait-il pas la promotion «ad nauseam» de la souveraineté, juste pour voir?


En terminant


Je veux le pays du Québec aussi fort que vous, mais je crois que la conviction intellectuelle n'est pas suffisante et que les actes audacieux et courageux passent plus par d'autres acteurs ce qui est plutôt triste!

Il n'est pas nécessaire de quémander des alliances stratégiques aux micropartis, si le Parti Québécois devient l'incontournable de l'ultime solution souverainiste ce sont les autres qui courront pour le rejoindre. Les gagnants attirent des suiveux, des admirateurs, des fans, des partisans, des supporteurs, des militants si la cause est attirante. 

Le problème est le suivant: hormis remplacer Philippe Couillard et sa gang d'incompétents, et faire un petit peu mieux, ce qui avouons-le ne sera pas très difficile à atteindre, qu'est-ce qui est emballant dans cela et qui donnerait le goût de vous suivre?

Je suivrai un Parti Québécois qui me présentera un plan concret pour réaliser la souveraineté et rien en bas de cela! Vous êtes prévenu!


En prime


Si vous voulez une recette qui marche, débutez chaque intervention de chaque député à chaque occasion sur toute tribune au parlement comme devant les médias bref partout, par la phrase: «Dans un Québec souverain, ...» et voyez comment le discours va changer. Essayez-le juste pour voir!

Ayez le courage de vos convictions!

samedi 25 juin 2016

La légitimité référendaire

Nous avons tous suivi, de proche ou de loin, le référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne et avons été surpris par le résultat. Est-ce que cela enlève la légitimité du vote que le résultat ait été de sortir ou son contraire de rester? Absolument pas! L'exercice démocratique suprême auquel doivent se plier tous les dirigeants de quelque formation politique ou de quelque option que ce soit est le vote obtenu suite à une consultation populaire (un référendum) en bonne et due forme.

Toute manœuvre qui tenterait d'en diminuer la portée et de nier le respect du résultat serait un délit criminel contre la démocratie dans son sens premier le plus strict.

Les Stéphane Dion, Philippe Couillard, Jean Chrétien, Justin Trudeau ne peuvent rien contre la volonté souveraine des électeurs qui votent et décident de la suite des choses qui doivent être appliquées intégralement du fait que la population s'est exprimé et que personne ne saurait être au-dessus.

Tous les tordus fédéralistes devront se plier au résultat d'un référendum sur la souveraineté qu'ils soient  d'accord ou non avec le résultat.

Le référendum britannique est une onde de choc de très grande envergure dont nous avons peine pour l'instant à mesurer l'ampleur, cependant nous devons prendre acte du résultat et de sa légitimité entière. En corollaire, nous devons également mesurer les conséquences qui vont avec et les accepter.

Le discours de peur des dirigeants politiques ne tient plus la route devant une volonté de décider de son avenir d'un peuple mature qui peut et doit assumer sa liberté de faire ce choix.

Ceux qui manipulent la peur en parlant de l'instabilité politique qu'engendre une consultation populaire (un référendum) mentent sciemment, car refuser la consultation du peuple est un déni de démocratie.

Si le peuple était davantage consulté sur ce qui le touche vraiment, il y aurait un semblant de démocratie. Le mensonge des libéraux à Québec, puisqu'il faut les nommer est de nous imposer des décisions arbitraires jamais énoncées en campagne électorale en 2014.

Si demain matin une consultation populaire sur le sort des aînés dans les CHSLD était faite, le gouvernement se ferait rappeler à l'ordre assez vite!

Même chose pour le pipeline Énergie-est qu'ils tentent de nous faire passer de force contre notre volonté collective.

La Charte des valeurs qui faisait consensus pour une grande majorité de Québécois devrait être mise aux voix par la population avec une surprise de taille dans le résultat sans doute!

L'austérité d'un côté pour une très grande partie des citoyens du Québec et du financement à outrance de Bombardier et autres serait aussi intéressant à consulter auprès de la population.

Nous avons une culture politique molle au Québec, on élit un gouvernement majoritaire qui peut tout faire pour ou contre nous et nous devons béatement attendre les prochaines élections pour les crisser dehors et réparer les dégâts, comme le Parti Québécois a fait en septembre 2012, en rétablissant la paix avec la crise étudiante libérale. Ce qui a expulsé John James Charest de la politique.

Les pays évolués ne craignent pas de consulter leur population au besoin, alors que les mafieux ou les despotes s'en gardent bien!

mardi 31 mai 2016

Le prix de la convergence

Le Québec est mal pris, très mal pris avec le gouvernement actuel et il faut faire quelque chose pour mettre fin à cette situation le plus rapidement possible.

Ce n'est pas le manque d'opposition qui pose problème. Le plus grand problème est la division des forces souverainistes qui sont éparpillées dans autant de groupes et que cette dilution permettra à un gouvernement libéral d'être reporté au pouvoir sans grand effort malgré le gâchis qu'il nous a déjà fait subir.

Chacun croit que son option est la meilleure, mais oublie l'essentiel, à savoir que la dispersion ne construira rien de durable. Nous devons travailler en équipe, solidaire les uns des autres. Cessons les chicanes de ti-culs du genre c'est moi qui ai raison et c'est toi qui as tort. C'est une attitude stérile et nuisible qui laisse le champ libre au pire gouvernement de l'histoire du Québec de saccager tout sur son passage.

Je vous le demande qu'avons-nous à gagner à vouloir sans cesse tirer la couverte de son bord? Cette attitude égoïste apporte un préjudice au Québec tout entier et elle ne procurera aucun gain collectif à court terme.

Ça, c'était mon appel à l'unité des forces souverainistes.

Le revers de la médaille est la croyance que sans la convergence des troupes souverainistes et nationalistes nous sommes foutus. Rien de plus faux. Faire cette assomption procède du manque de confiance en notre capacité de convaincre avec de bons arguments sur une cause noble et légitime cause comme la souveraineté. Une normalité pour tout peuple qui se respecte et qui est digne de ce nom.

Se prostituer à quémander au gré des caprices de l'un et l'autre n'est pas de la stratégie, c'est de la servilité, de la dépendance élective. Si la noble cause n'est pas suffisante pour rallier tous ceux qui prétendre être souverainistes, alors c'est peine perdue de si soumettre.

La convergence doit d'abord se trouver parmi les rangs du Parti Québécois; or il y a autant de versions que de membres au point où on se demande s'ils ont un projet commun. Avant de convaincre les autres, il faudrait que les membres du Parti Québécois se réunissent. Et que dire de la députation qui tire dans toutes les directions? C'est à se demander s'ils sont du même camp. Quand la cohésion fait défaut, avouez qu'il est difficile de les suivre.

Option nationale a le mérite d'être clair et leurs membres se rallieront à une cause claire et précise.

Pour Québec Solidaire c'est beaucoup plus obscure. On dirait que c'est une grosse perte de temps et d'énergies à tenter de courtiser une prétendante qui dit toujours non juste pour le plaisir de faire suer!

Les nationalistes de la CAQ ne sont pas des purs et durs, mais des mous et mélangés, alors un bon projet pour l'avancement du Québec hors de la fédération canadienne saura rallier plusieurs parmi eux.

Je suis choqué!

Là où je suis complètement abasourdi et sur le cul, c'est quand une stratégie pour promouvoir la souveraineté offre aux opposants fédéralistes toutes les facilités pour promouvoir leur cause à notre détriment. Non mais sommes-nous si peu confiant mentalement que nous tombons dans le masochisme le plus total?

Si je prends l'exemple au hockey, serait-il normal que le coach des Pingouins de Pittsburgh donne son plan de match aux Sharks de San-José? Non mais ça va pas la tête, attachez-les quelqu'un!

En politique, les délibérations du caucus d'un parti ne sont pas envoyées au camp adverse. C'est un non-sens. Depuis quand le camp adverse a-t-il besoin de notre aide? Sommes-nous tellement au dessus de nos affaires. C'est pure folie!

Un projet rassembleur avec toute la pédagogie nécessaire pour convaincre le peuple de ses bienfaits devrait suffire. À moins que ce soit un problème chronique de méfiance envers la capacité mentale ou intellectuelle de la population à faire un choix éclairé devant une bonne solution. Cessez de nous prendre pour des morons.

Il y a des pays qui consultent sur une base régulière leur population et c'est en cela qu'ils peuvent se prétendre démocrates.

La peur de l'échec paralyse. La bravoure et l'audace sont les armes dont se servent ceux qui croit en la cause et qui sont en mission de la réaliser.

lundi 30 mai 2016

Sont-ils vraiment souverainistes?

C'est quoi un souverainiste?
C'est une personne qui croit et fait tout pour promouvoir la cause de la souveraineté. Toutes les tribunes, tous les événements, tous les discours et toutes les occasions de faire avancer la souveraineté devraient être les causes uniques dans tous ses actes, toutes ses paroles, toutes ses pensées et toutes ses émotions. C'est un travail constant et sans relâche.

Aucune justification ne saurait excuser le relâchement auquel on assiste actuellement. Des députés du Parti Québécois veulent pactiser avec le diable du fédéralisme renouvelé, scénario catastrophe qui nous ramène en arrière de 30 ans. Pour les faibles en histoire: le beau risque que Brian Mulroney avait offert  en septembre 1984 à René Lévesque et qui a créé la déchirure au Parti Québécois avec un tiers des membres qui ont déchiré leur carte et quitté le parti. C'est à cela que les convaincus anémiques veulent nous convier?


Crois ou meurs! Nous sommes rendus à l'heure de vérité. Que les souverainistes, les vrais souverainistes (pas les carriéristes qui veulent seulement former un "ostie" de bon gouvernement) se lèvent debout et tassent les tièdes qui nuisent à la cause directement.


L’écœurement de la population envers la stratégie de peureux du Parti Québécois s'est fait sentir le 7 avril 2014 par la plus cuisante défaite électorale de toute son histoire. Et qu'ont appris les grands stratèges du Parti Québécois? Nada!


Je suis en colère devant ce texte:

POUR EN FINIR AVEC LE STATU QUO 
Il y a urgence de mettre fin au statu quo.
Le paysage politique québécois est bloqué. Nous sommes gouvernés par un Parti libéral qui malgré ses ratés systématiques sur tous les plans, a la quasi-assurance d’être réélu, d’élection en élection. Les Québécois semblent malheureusement devoir se résigner au maintien de ce statu quo inacceptable, pour longtemps, possiblement très longtemps. Pendant ce temps, les problèmes du Québec ne se règlent pas. Les changements, qui permettraient au Québec de mieux relever les défis qu’il a à affronter, n’arrivent pas. Ils ne sont pas dans les cartons du Parti libéral, ni maintenant, ni jamais.
Cette situation découle de la fragmentation de l’opposition au Parti libéral, et cette fragmentation elle-même résulte en grande partie de notre incapacité collective à régler la question nationale.
Car parmi les insatisfaits du statu quo, il y a deux grands camps. Il y a tout d’abord le camp des indépendantistes, dont nous sommes, qui croient que le Québec doit devenir un pays. Le camp indépendantiste est lui-même constitué de plusieurs partis politiques ayant leurs propres spécificités. Et il y a camp des nationalistes, insatisfaits du statu quo et du Parti libéral, mais aujourd’hui peu enclins à appuyer l'idée d'indépendance. Ces deux camps se parlent peu ou pas, et leur incapacité à établir une jonction assure le maintien du monopole libéral. Enfin, et ce n’est pas anodin, le non-règlement de la question nationale fait l’affaire du Parti libéral et des forces du statu quo : ils gouvernent grâce à l'épouvantail référendaire, alors pourquoi changer les conditions permettant à ce statu quo de durer?
Lors de la campagne électorale de 2014, le simple spectre référendaire et l’incapacité du Parti québécois à préciser ses intentions à cet égard auront suffi à reporter le Parti libéral au pouvoir. C’est ainsi que selon les estimations de la sociologue Claire Durand, avec 41,5% des voix exprimées, dont celles de seulement 29% des francophones, mais de 93% des non-francophones, le Parti libéral est redevenu majoritaire à l’Assemblée nationale, pour un total de 13 années et demie de gouvernance en 15 ans. Dit autrement, 71% des francophones du Québec ont perdu leurs élections en 2014, 71% des francophones ne voulaient pas du Parti libéral, 71% des francophones ne veulent plus du statu quo, et pourtant, la réalité, c’est qu’il ne semble pas y avoir d’issue pour ces 71% de francophones.
À l’examen de ces données, force est d’admettre que la question nationale induit une distorsion importante dans notre système électoral, à laquelle il est urgent de remédier. Le statu quo est inacceptable. Il faut régler l’enjeu une fois pour toutes. De toute évidence, pour que nous nous en sortions, il faut une démarche différente de celles du passé, il faut de l’audace. Sans audace, la majorité des Québécois ne reprendront pas le contrôle de leur État national et de leur destinée.
Au final, il faut que l’ensemble des Québécois puisse gagner, quelles que soient leur langue et leur allégeance politique; qu’ils soient fédéralistes, nationalistes ou indépendantistes. Pour en finir avec le statu quo, il faut donc une démarche claire, un engagement ferme, une approche inclusive. C’est ce que nous proposons.
Que veulent les Québécois? Selon les sondages, ils se classent en trois groupes. Tout d’abord, en premier, il y a les plus nombreux, ceux qui souhaitent toujours une nouvelle entente avec le Canada. En deuxième, mais avec des appuis tout de même substantiels viennent les indépendantistes. Enfin, en troisième, et loin derrière, il y a ceux qui préfèrent la situation actuelle, le statu quo. Dans la plupart de ces sondages, ce sont près de 3 Québécois sur 4 qui rejettent donc le statu quo. Il faut tabler là-dessus pour se réunir et briser le monopole libéral, une fois pour toutes. Pour y parvenir, il faut faire la jonction entre les indépendantistes et les nationalistes. Or, faire la jonction, cela impose de présenter un projet, une démarche, qui conviennent à la fois aux deux camps, qui rejoignent à la fois les indépendantistes et les nationalistes.
Cette jonction, la CAQ ne peut la réaliser. Tout d’abord, parce que par dogmatisme, elle ne parle qu’aux nationalistes et elle n’est pas prête à porter la voix des indépendantistes. La CAQ demande essentiellement aux indépendantistes de renoncer à leur projet et cela n’arrivera pas. Ensuite, parce que sans pouvoir de négociation et dénué de rapport de force, la CAQ ne sera jamais capable de forcer le gouvernement canadien à présenter une offre aux Québécois. Les nationalistes le réaliseront, d’autant que le Parti québécois leur offrira une alternative. L’approche de la CAQ étant vouée à l’échec, il est clair que ce parti ne peut réaliser la nécessaire jonction.
Le Parti québécois peut, lui, réaliser cette jonction. Il peut amener les indépendantistes et les nationalistes à se regrouper derrière lui dans l’obtention d’un mandat anti statu quo, qui mettrait un terme au monopole libéral et qui réglerait la question nationale une fois pour toutes. Ce mandat anti statu quo obtenu du peuple stipulerait qu’un gouvernement du Parti Québécois s’engagerait à tenir, 3 ans après l’élection, une consultation populaire dans le cadre de laquelle les Québécois auraient à choisir entre l’indépendance et une nouvelle offre constitutionnelle du Canada. Donner un tel mandat au Parti québécois, ce serait l’assurance de sortir du néant constitutionnel et de justement mettre fin au statu quo, tout en étant assuré d’améliorer la situation actuelle.
Dans ce contexte, nous croyons que prochain chef du Parti Québécois doit écarter l’approche du référendum classique, mais miser plutôt sur une consultation populaire qui prendrait acte du désir de changement des citoyens. Ainsi, tout en demeurant entièrement fidèle à nos convictions indépendantistes, et en développant notre projet de pays pour le rendre concret afin qu’il réponde aux préoccupations des Québécois, le nouveau chef devrait aussi reconnaître la légitimité d’un Canada renouvelé. Il faut s'engager à améliorer la situation actuelle, coûte que coûte.
Pour amener le gouvernement canadien et le reste du Canada à faire une offre concrète aux Québécois, le gouvernement du Parti québécois nommera un négociateur crédible et croyant au fédéralisme renouvelé, doté de moyens adéquats et d’une équipe, qui mènera les démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Un délai de 3 ans sera donné au Canada pour formuler une proposition formelle. Cette proposition sera soumise de bonne foi à la population québécoise dans le cadre de la consultation populaire, côte à côte avec notre option politique, l’indépendance du Québec.
Dans le cadre de cette démarche, le gouvernement du Parti québécois mettra en place un Secrétariat à l'indépendance et un Secrétariat au fédéralisme renouvelé, tous les deux dotés des moyens suffisants et identiques pour mener à bien les travaux requis sur chacune des options. Le Secrétariat au fédéralisme renouvelé sera dirigé par le négociateur responsable des démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Ces éléments de notre démarche sont nécessaires, car sa crédibilité repose sur le fait de donner une véritable chance aux deux options. Or, donner une vraie chance aux deux options, c’est ce qui permet de rassembler les camps indépendantiste et nationaliste.
Cela dit, bien qu’il reconnaîtra une légitimité au Canada réformé, le Parti québécois devra être clair sur le fait qu'il priorisera toujours l’indépendance et travaillera sans relâche pour que ce soit cette option qui soit choisie par les Québécois au terme de la consultation populaire sur l’avenir du Québec. Par ailleurs, notre projet d'indépendance devra être développé et présenté à la population dans les prochaines années et jusqu’au moment de la consultation populaire, comme le proposent actuellement plusieurs candidats à la chefferie. Ajoutons que la démarche de convergence des forces indépendantistes en cours est parfaitement compatible et cohérente avec la démarche que nous proposons. En effet, une convergence réussie permettrait au camp des indépendantistes de se présenter en rangs serrés et organisés lors de la consultation populaire prévue dans notre démarche. Enfin, c’est une évidence, en plus de la question nationale, il faudra aussi que le Parti québécois présente des solutions rassembleuses et concrètes répondant aux nombreuses préoccupations des Québécois en matière économique, de santé, d’éducation, d’environnement, ou d’identité.
Les fédéralistes n’ont, dans le passé, jamais été contraints aux changements promis. Il est plus que temps de renverser cela. Le fardeau de la preuve doit reposer sur les fédéralistes autant que sur les indépendantistes. Dans la démarche que nous proposons ici, au moment de la consultation, les discussions auront déjà eu lieu, le résultat des négociations sera déjà connu, et les Québécois choisiront en connaissance de cause.
Ce sera donc la proposition du Canada contre celle d’un Québec indépendant.
Nous n’avons aucun doute que le projet indépendantiste, projet de l’ambition et de la liberté, sera le plus porteur. Et si la proposition canadienne ne vient pas, les Québécois sauront à quoi s’en tenir.
Ce sera alors le statu quo ou l’indépendance.
***
Nicolas Marceau, député de Rousseau
Catherine Fournier, co-instigatrice et ex-candidate du Bloc Québécois dans Montarville
Mireille Jean, députée de Chicoutimi
Louis Lyonnais, co-instigateur et membre de l’exécutif du Parti Québécois de Bourget
Alain Therrien, député de Sanguinet

J'ai répondu ce commentaire sur Facebook:
J'ai réussi à finalement lire, la rage entre les dents, votre proposition en entier et je me dis que vous avez tout faux. Vous préparez la noce et le divorce en même temps. Votre générosité débonnaire me sidère, vous poussez votre gentillesse à offrir de financer la recherche des outils de propagande contre votre option. C'est du non-sens consommé. 
Plus simple et plus efficient, une élection référendaire: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour enclencher la souveraineté. Advenant l'élection majoritaire réussie, le gouvernement du Parti Québécois réalisera toutes les démarches qui aboutiront par un référendum scellant la reconnaissance officielle de la souveraineté du Québec.
Il faut être naïf pour croire la bonne volonté de ceux qui ont toutes les raisons de vouloir faire dérailler ce processus et de croire qu'ils respecteront les règles alors qu'ils ne l'ont jamais fait. 
Le seul véritable pouvoir de négociation anti-statu quo est une élection référendaire gagnée, alors les fédéralistes n'auront pas le choix de négocier! Tout le reste n'est que fabulation stérile.
Voici une réflexion par l'absurde: 
Imaginez le Parti libéral du Québec offrir un secrétariat pour le fédéralisme (cela va de soi) et un secrétariat pour l'indépendance du Québec (vous voyez que ça ne tiendrait jamais la route). Sommes-nous les seuls assez stupides pour fournir des armes à nos ennemies? Manquons-nous d'amour-propre à ce point? Voulons-nous être aimés à tout prix? Depuis quand le camp d'une option veut offrir aux opposants des moyens de lutter contre son option? Vous le faites exprès ou quoi? Je ne vous engagerais jamais comme stratèges pour quelque campagne que ce soit!  
Pourquoi ai-je le sentiment que les pires ennemies ne sont pas devant nous, mais parmi nous?

La peur de se tenir debout pour une seule option génère la lâcheté suffisante qui pousse à ramper parmi tous les scénarios même les plus faibles et les plus dénués de sens commun. Une conviction de boite de Cracker Jack!

jeudi 12 mai 2016

Pour ou contre un référendum

Bonjour amis souverainistes,

Nous y voilà, aussitôt une campagne à la chefferie du Parti Québécois est lancée que les journaleux, les commentateux, les fédéralistes, les mous, les pas certains, les nationalistes de fin de semaine et les autres tentent encore une fois de nous faire tomber dans la trappe qui a fait perdre bien des batailles électorales au Parti Québécois dont celle d'avril 2014. Et j'ai nommé: le référendum!

S'enfarger dans la mécanique référendaire (le comment) fait à loisir le plaisir de tous ceux qui veulent nuire à la cause de la souveraineté. Et le Parti Québécois tombe encore une fois dans le panneau.

Cibole, ils n'apprendront jamais! «Je me souviens» devrait être remplacé ou complété par «j'apprends avec le temps.»

Que nous a enseigné l'histoire (vous savez l'affaire que les libéraux veulent nous empêcher de savoir, pour mieux contrôler notre ignorance) des 40 dernières années, deux démarches référendaires qui nous ont enseigné plein de leçons qu'il serait bon de se souvenir.

Référendum de 1980

Bref rappel: une promesse électorale de consulter la population pour obtenir un mandat de négocier la souveraineté, assorti d'une association avec le reste du Canada. Donc ce référendum sur un mandat de négocier une souveraineté-association était une des étapes malicieusement concoctées par Claude Morin qui a perdu son poste de ministre, car il était à la solde de la Gendarmerie Royale du Canada.

Malgré son tortueux exercice référendaire et toute la bonne volonté des membres du camp du oui, le résultat de 42% en faveur allait tuer dans l’œuf les espoirs de plusieurs, mais raffermir la conviction profonde de certains, dont Jacques Parizeau.

Ce qui amena plein de conséquences amères et non encore digérées sauf par quelques ignorants de leur histoire (des libéraux sans doute).

Par exemple: Le rapatriement unilatéral de 1982 de la Constitution canadienne par Pierre Eliott Trudeau (le père de Selfie Justin) et de son acolyte Jean Chrétien qui concocta avec les autres provinces contre le Québec en position de faiblesse ce qu'on appela plus tard la nuit des longs couteaux.

Autre exemple: Le beau risque offert par Brian Mulroney en 1984 qui alla déboucher sur une scission au Parti Québécois en décembre 1984 au cours duquel plusieurs ministres démissionnèrent, dont Jacques Parizeau. En janvier 1985, lors du congrès extraordinaire qu'on appela les suites du «Renérendum» avec un tiers de la salle que se retira suite à se virage de l'option fondamentale du Parti. J'étais présent en observateur derrière et à ma gauche était assis Jacques Parizeau. Quand René Lévesque a su que Jacques Parizeau était là, il est parti du devant de la salle pour venir saluer d'une poignée de main Jacques Parizeau. Il y avait de l'électricité dans l'air et le silence parlait beaucoup.

Le problème avec l'étapisme de Claude Morin était comme si j'envoyais au camp adverse mon plan de campagne avec tous les détails: date, heure, endroit, stratégie, publicité, etc. De quoi rendre chauve le ridicule plutôt que de le friser! C'était voué à l'échec, dès sa conception.

Référendum de 1995

Le retour de Jacques Parizeau fut inespéré, mais il alla galvaniser les vrais souverainistes pas ceux qui le disent du bout des lèvres en se bouchant le nez. Il avait pris 3 ans pour préparer son retour et préparer toute sa stratégie devant nous mener à la souveraineté.

Il avait annoncé sans détour ni louvoiement qu'un vote pour le Parti Québécois était un vote pour l'indépendance du Québec et il a gagné son pari! Durant toute la campagne électorale de 1994, sur toutes les tribunes et à toutes les occasions, il répétait qu'il était prêt pour faire un référendum dans la première année de son mandat s'il était élu gouvernement majoritaire en 1994.

Il eut la sagesse de ne pas dévoiler toute sa stratégie au camp adverse, avec des détails qui auraient servi ses ennemies fédéralistes, mais il indiqua de façon claire et limpide la démarche au moment opportun que nous le sachions.

N'eût été l'argent illégal du fédéral de Jean Chrétien (tient encore lui) pour le camp du Non et des inscriptions de votant ethniques qui venaient d'avoir à leur grande surprise leur citoyenneté en accéléré tellement que l'encre n'était pas encore sèche quand ils venaient devant la Commission de révision spéciale pour être inscrit sur la liste référendaire et pouvoir dire non, puisque c'est à cette condition qu'ils obtinrent leur citoyenneté. N'est-ce pas ce qu'a dit Jacques Parizeau le soir du référendum de l'argent et des votes ethniques? Osez me dire que c'est faux et prouvez-le moi!

Ce qui fut dit fut fait! En octobre 1995 nous passâmes à un cheveux de l'atteindre.

Ce que nous pouvons retenir de cela:
  1. Que ça fera toujours l'affaire des fédéralistes d'avoir un référendum:
    1. Car le fédéral ne suivra pas les règles financière et pourra toujours fausser l'exercice.
    2. Car le fédéral contrôle la citoyenneté des électeurs.
    3. Car la peur du mot référendum est un mantra pour les fédéralistes qui fonctionne.
  2. Que s'enfarger dans la mécanique référendaire à deux volets est stérile, car cela peut être torpiller deux fois plutôt qu'une.
  3. Que même un deuxième exercice mieux fait que le premier n'a pas permis d'y parvenir.
Élection référendaire

L'expérience de l'élection référendaire a eu deux réussite au Québec. Je vous surprends? Est-ce que vous avez manqué de cours d'histoire dans vos études?

En novembre 1962, Jean Lesage, Premier ministre du Québec (avec René Lévesque comme Ministre des richesses naturelles) annonce une élection référendaire sur la nationalisation de l'électricité et il la gagna ce qui créa Hydro-Québec.

En septembre 1994, Jacques Parizeau qui tout du long de la campagne électorale a martelé qu'un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la souveraineté et il gagna ce pari en formant un gouvernement majoritaire ce qui lui permit de tenir son référendum 1 ans plus tard.

Fort de ces deux exemples réussis ne pourrions-nous pas en tirer des enseignements et aller de l'avant sans peur ni culottes brunes?

La convergence

On semble oublier que le Parti Québécois est né de la convergence des forces souverainistes et indépendantistes des années 60. Alors ceux qui voudraient nous faire la leçon devraient faire leur devoir!
Le Parti québécois est né de la fusion, le  du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) de René Lévesque et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire. Cette fusion est le fruit d'intenses négociations entre les chefs des trois principaux mouvements politiques indépendantistes durant une bonne partie de l'année 1968.
La stratégie que je tire des enseignements du passé est la suivante:
  1. Ne pas faire une élection avec la promesse de tenir un référendum.
  2. Tenir un discours pour la souveraineté en tout temps et en toute lieu.
  3. Se préparer pour le rendez-vous électoral de 2018 avec une approche élection référendaire agressive au lieu de défensive. Du genre: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la réalisation de la souveraineté. En faisant la promotion de tous les avantages de la souveraineté sur tous les fronts et en défiant les fédéralistes de nous démontrer les avantages de rester soumis dans le Canada, leur pays!
  4. Et si les fédéralistes brandissent le référendum, vous leur direz que c'est dépassé comme leur fédéralisme.
  5. Advenant l'élection majoritaire du Parti Québécois en 2018, il aura le légitime mandat de réaliser la souveraineté avec tout ce que cela comporte.
  6. Si les fédéralistes jappent que c'est anti-démocratique, vous pourrez leur rétorquer que l'actuel Parti libéral du Québec démantèle le Québec sur tous les plans et que c'est tout aussi anti-démocratique selon les lois électorales en vigueur! 
  7. Après la mise en place de toutes les facettes de la réalisation de la souveraineté, elle sera entériné lors d'une autre élection référendaire portant sur le sujet!
C'est un hypothèse qui a fait ses preuves dans de nombreux pays qui avaient le désir de faire avancer les choses au lieu de faire du sur place.

En conclusion

Sortir des sentiers battus avec les vieux réflexes de peur référendaire qui nuisent à la démocratie. Faire une élection claire sur nos intentions d'appliquer l'intégralité du programme du Parti Québécois qui est de faire du Québec un pays. Point final! Un vote pour le Parti Québécois est un vote pour réaliser la souveraineté. Il est fini le temps de demander la permission de négocier!

Les candidats qui s'enfargeront encore dans la mécanique référendaire, perdront de vue l'essentiel d'être rassembleur autour du beau projet de souveraineté, de cette convergence qui le moment venu sera mis en oeuvre de la bonne façon. Cessons de téléguider nos coups d'avance! Tout vient à point en temps et lieu!








mardi 3 mai 2016

Choisir le meilleur chef au PQ

Bonjour amis souverainistes,

Je ne ferai pas de sondage parmi une liste de candidats en décrivant les qualités de l'un par rapport à l'autre, ce que s'évertuent à faire tous les médias et tous les amateurs de politique-fiction.

Je vous soumettrai simplement une grille de qualité qui devrait être habitée par la ou le prochain chef du Parti Québécois. 

Cette personne devrait avoir les qualités suivantes:
  1. Être disponible
    La vie politique est accaparante et exigeante, alors une personne qui sera dédié à l'entièreté de la tâche à accomplir sans distraction extérieure. Nous comprenons que la famille c'est important, alors les parents de jeunes enfants, abstenez-vous pour l'instant!
  2. Être intègre
    La capacité de marcher comme elle parle, d'avoir fait ses preuves en livrant la marchandise. Que ses actions soient la suite logique de ses discours. Une congruence entre les actes, les paroles, les émotions et la pensée.
  3. Être visionnaire
    La vision claire de la mission ultime, celle de faire du Québec un pays dans le prochain mandat majoritaire et rien en deçà. On peut laisser la job d'être un bon gouvernement à un Conseil des ministres bien formé, mais la cause doit être au-dessus de toutes les actions du gouvernement, sans exception.
  4. Être rassembleur
    Un leadership naturel qui agglutine les gens partout où elle ira. Être rassembleur des militants du parti, tout le monde peut faire cela, mais être rassembleur des gens d'autres allégeances politiques qui accepteront volontiers de converger vers la mise en commun des efforts pour atteindre la cause ultime, voilà la mesure véritable de cette qualité de rassembleur.
  5. Être communicateur
    1. Dire les choses pour être compris. Parler aux gens de façon simple et directe sans détour ni circonvolution.
    2. Écouter les gens qui lui donneront des outils pour aller encore plus vite dans la bonne direction.
    3. Capable de trancher clairement, de le faire savoir sans ambiguïté et de rectifier promptement les fausses perceptions qui seront toujours véhiculées par les médias qui sont, par nature, biaisés et avec un parti-pris qui frise l'indécence. 
  6. Être proactif
    Foncer dans la résolution des injustices et s'engager avec fermeté et rigueur à mettre fin à toute nuisance fédérale dans tous les domaines!
  7. Être promoteur
    Telle une dynamo perpétuelle, les discours et les actions seront toujours orientés en vue de l'avancement vers l'obtention de la souveraineté du Québec. Le Parti Québécois ne veut pas un bon chef, un bon premier ministre, mais plutôt un libérateur qui nous mènera à la victoire du pays du Québec.
Que ce soit un homme ou une femme, un député actuel ou quelqu'un d'autre, cela importe peu, pourvu qu'il ou qu'elle remplisse pleinement le rôle que nous attendons de cette personne. Elle sera uniquement au service de la cause avant tout!

samedi 23 janvier 2016

La pire équation canadienne

Bonjour amis souverainistes,

Il n'y a pas juste les islamistes qui veulent nous envahir et nous convertir, les pétrolistes de l'Ouest canadien veulent aussi nous passer sur le corps, et parce qu'enfin on commence à se tenir debout, ils pestifèrent.

Que les chiens des prairies jappent et hurlent cela ne nous fera pas changer d'idée en leur faveur, mais au contraire cela servira notre cause chérie que les détracteurs libéraux et fédéralistes s’époumonent à pourfendre.

Les énormités du PM de Saskatchewan Brad Wall qui veut que le Québec rembourse la péréquation démontrent son ignorance du pourquoi des choses.

De plus, il n'y a pas que la péréquation:

Principaux transferts - généralités

Le gouvernement du Canada fournit en permanence un important soutien financier aux provinces et aux territoires pour les aider à dispenser des programmes et des services. Il y a quatre grands programmes de transfert : le Transfert canadien en matière de santé (TCS), le Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS), la péréquation et la formule de financement des territoires (FFT).

Le TCS et le TCPS sont des transferts fédéraux appuyant des domaines de politique précis comme les soins de santé, l'éducation postsecondaire, l'aide sociale et les services sociaux, le développement de la petite enfance et les services de garde.

Le Programme de péréquation et la FFT fournissent des transferts sans condition aux provinces et aux territoires. La péréquation permet aux gouvernements provinciaux moins prospères de fournir à leurs résidents des services publics sensiblement comparables à ceux d'autres provinces à des niveaux d'imposition sensiblement comparables. La FFT assure une aide financière aux territoires qui tient compte des coûts plus élevés associés à la prestation des programmes et des services dans le Nord canadien.

 En 2016-2017, le gouvernement du Québec recevra 21,4 milliards de dollars au titre des principaux transferts.

Soutien fédéral au Québec
(millions de dollars)
2007–
2008  
2008–
2009  
2009–
2010  
2010–
2011  
2011–
2012  
2012–
2013  
2013–
2014  
2014–
2015  
2015–
2016  
2016–
2017  
Principaux transferts
Transfert canadien en matière de santé15 2465 4715 7996 1246 4456 8367 2397 4207 8448 300
Transfert canadien en matière de programmes sociaux2 2152 4522 5202 5902 6642 7592 8342 9082 9873 072
Péréquation7 1608 0288 3558 5527 8157 3917 8339 2869 52110 030
Protection sur les transferts totaux2369362

Total - Soutien fédéral14 62215 95216 67317 26717 29217 34917 90719 61420 35221 402
Répartition par habitant (dollars)1 9022 0572 1282 1802 1622 1482 1982 3902 4652 571
Voir notes additionnelles.
1 Le Transfert canadien en matière de santé comprend les paiements de protection transitoire à partir de 2007-2008.
2 La protection sur les transferts totaux a été fournie en 2011-2012 et en 2012-2013 pour faire en sorte que le total des principaux transferts de ces années n'est pas moindre que l'année précédente. Aux fins du calcul de la protection sur les transferts totaux, le total des principaux transferts comprend la péréquation, le Transfert canadien en matière de santé, le Transfert canadien en matière de programmes sociaux et la protection sur les transferts totaux de l'année précédente.

Source: Soutien fédéral au Québec

 En 2016-2017, le gouvernement de la Saskatchewan recevra 1,6 milliard de dollars au titre des
principaux transferts.

Soutien fédéral à la Saskatchewan
(millions de dollars)
2007–
2008  
2008–
2009  
2009–
2010  
2010–
2011  
2011–
2012  
2012–
2013  
2013–
2014  
2014–
2015  
2015–
2016  
2016–
2017  
Principaux transferts
Transfert canadien en matière de santé17567568438248509069731 0131 0761 145
Transfert canadien en matière de programmes sociaux1335335335342353371384397410424
Péréquation2226
Protection sur les transferts totaux37

Total - Soutien fédéral1 3171 0901 1781 1741 2041 2771 3581 4111 4861 568
Répartition par habitant (dollars)1 3161 0731 1411 1181 1301 1771 2291 2591 3121 366
Voir notes additionnelles.
1 Le Transfert canadien en matière de santé comprend les paiements de protection transitoire pour 2007-2008 et 2008-2009.
Le Transfert canadien en matière de programmes sociaux comprend les paiements de protection transitoire pour 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010. Le Transfert canadien en matière de programmes sociaux exclut le paiement de protection transitoire de 31,2 millions de dollars du budget de 2008, réparti de façon théorique sur une période de cinq ans à compter de 2008-2009.
2 La Saskatchewan n'est plus admissible à la péréquation depuis 2008-2009 en raison de la vigueur de son économie par rapport aux autres provinces.
3 La protection sur les transferts totaux a été fournie en 2010-2011 pour faire en sorte que le total des principaux transferts de cette année n'est pas moindre que l'année précédente. Aux fins du calcul de la protection sur les transferts totaux, le total des principaux transferts comprend la péréquation, le Transfert canadien en matière de santé, le Transfert canadien en matière de programmes sociaux et la protection sur les transferts totaux de l'année précédente.

Source: Soutien fédéral à la Saskatchewan
Qu'est-ce que la péréquation?
  • La péréquation est le programme de transfert du gouvernement du Canada qui traite des disparités fiscales entre les provinces. Les paiements de péréquation permettent aux gouvernements provinciaux moins prospères de fournir à leurs résidents des services publics sensiblement comparables à ceux d'autres provinces, à des taux d'imposition sensiblement comparables.
  • L'objectif du programme est inscrit dans la Constitution canadienne depuis 1982 :
    « Le Parlement et le gouvernement du Canada prennent l'engagement de principe de faire des paiements de péréquation propres à donner aux gouvernements provinciaux des revenus suffisants pour les mettre en mesure d'assurer les services publics à un niveau de qualité et de fiscalité sensiblement comparable. » (paragraphe 36(2) de la Loi constitutionnelle de 1982)
  • Les paiements de péréquation sont inconditionnels – les provinces bénéficiaires peuvent les utiliser à leur discrétion selon leurs propres priorités.
  • Le gouvernement du Canada fait en sorte que la péréquation continue de croître en fonction de l'économie.

La péréquation est une tentative de rééquilibrage fiscale envers les provinces qui sont moins bien subventionnées que les autres pour faire semblant que le Canada est un pays juste et équitable pour toutes les provinces.

Fait intéressant, la péréquation a été inscrite lors du rapatriement de la Constitution canadienne de 1982 qui n'a jamais été approuvée par le Québec.

L'assiette fiscale canadienne est nourrie par qui? Par ceux et celles qui paient de l'impôt. Quelle province entre le Québec et la Saskatchewan paie le plus d'impôt à Ottawa? Regardons les chiffres.

Selon statistique Canada, recensement de 2011:
  • La population active au Québec était de 6 644 375 personnes de 15 ans ou plus.
  • La population active de la Saskatchewan de 835 520 personnes de 15 ans ou plus.
  • La population active du Québec est 7,95 fois plus nombreuse.
Selon l'agence du revenu du Canada (année imposition 2011):
  • Les Québécois ont versé pour 21 749 000 000$ en impôt fédéral net.
  • Les Saskatchewanais ont versé pour 3 424 000 000$ en impôt fédéral net.
  • Les Québécois versent 6,35 fois plus d'impôt fédéral net.
  • Les taux d'imposition au fédéral pour toutes les provinces en 2011 étaient:
    • Pour 41 544$ ou moins de 15%
    • De 41 544$ à 83 088$ de 22%
    • De 83 088$ à 128 800 de 26%
    • Pour 128 800$ ou plus de 29%.
  • Rappelons que les taux d'impôt provinciaux s'ajoutent pour les contribuables.
    • Pour le Québec en 2011 de 16 à 24% selon le revenu net.
    • Pour la Saskatchewan en 2011 de 11 à 15% selon le revenu net.
    • Donc un surplus de 5 à 9% pour les Québécois.
Selon les tableaux ci-dessus du soutien fédéral pour 2011-212:
  • Pour le Québec, le fédéral a versé 17 292 000 000$ (2 162$ par habitant)
  • Pour la Saskatchewan, le fédéral a versé 1 204 000 000$ (1 130$ par habitant)
  • Le Québec reçoit 14,36 fois plus de transferts.
À la lumière de ces chiffres que peut-on en déduire?
  1. Le Québec a donné plus qu'il reçoit en contrepartie: 21,749 milliards en impôts contre 17,292 milliards de transferts en retour soit une différence de 4,457 milliards en moins.
  2. Que les impôts cumulatifs au Québec sont supérieurs à ceux de la Saskatchewan.
  3. Qu'il est normal de recevoir plus de transferts si la population est plus grande.
  4. Que nous paierions moins d'impôt en étant souverains avec un seul gouvernement à faire vivre!
  5. Que nous recevrions l’entièreté de toutes les sommes versées par nos impôts en service pour nous exclusivement au lieu de financer les besoins des autres et de quémander notre juste part depuis des décennies.
Au-delà de ces évaluations mathématiques, il y a le simple constat que le Canada n'est pas le pays de tous. Que les valeurs pétrolières de l'Ouest canadien sont diamétralement opposées à celles du Québec qui prône l'énergie verte.

Autre point de divergence qui devrait nous pousser encore plus à faire la souveraineté au plus vite.