jeudi 12 juin 2014

Quel Québec voulons-nous?

Bonjour amis souverainistes,

Je regardais la vidéo du dernier discours de Pauline Marois au CNPP du 7 juin dernier, et je me questionnais si cela correspondait à ce que je veux voir comme Québec. Elle parlait de liberté des Québécois et de la place des jeunes dans le portrait du Québec de demain. C'est le meilleur des mondes idéaux, mais comme on en est loin.

L'idée d'ouvrir l'élection primaire du chef du Parti Québécois à tous les sympathisants qu'ils soient ou non membres du Parti m’inquiète grandement, pour plusieurs raisons:
  1. Quel serait alors le privilège d'être membre si n'importe qui peut choisir le chef?
  2. Si on nivelle par le bas, en réduisant les critères pour avoir le privilège de choisir un chef, alors est-ce que cela ne risque pas de provoquer l'affaiblissement du militantisme?
  3. Y aura-t-il des risques de voir des gens mal intentionnés tels des Jean-Yves Lortie qui pourraient paqueter le vote avec un candidat fédéraliste?
  4. Ne serait-ce pas le constat de la paresse de ce Parti à mobiliser ses membres pour recruter des forces nouvelles? Par exemple, ça fait des années que personne du Parti Québécois n'est venu me solliciter pour que je redevienne membre.
  5. Une course à la chefferie est le moment idéal pour apporter du sang neuf dans les rangs, pour reconquérir d'anciens militants et pour raviver le discours qui enflammera peut-être une majorité.
  6. Ne serait-ce pas le moment idéal pour reconquérir les souverainistes de toutes allégeances à revenir à ce grand Parti comme membre? Un membre est plus fidèle qu'un sympathisant, car il doit se commettre en devenant membre.
  7. Avant de vouloir conquérir le peuple du Québec en majorité, le Parti Québécois devrait commencer par reconquérir tous les souverainistes possibles qu'il connait ou qui ont quitté le Parti pour quelques raisons que ce soit.

D'un autre côté, je regarde le cafouillage évasif de la ministre de l'insécurité publique Lise Thériault qui démontre en plus de sa perpétuelle arrogance, son incompétence la plus manifeste. Elle n'a pas le profil de l'emploi, c'est assez évident au point où Philippe Couillard est obligé de s'en mêler en lieu et place de sa maladroite ministre pour l'aider à sauver la face.

Le manque évident de responsabilité du gouvernement libéral en place qui ne sait qu'accuser le Parti Québécois de toutes ses propres dérives me lève le coeur. J'ai grand-hâte de voir un gouvernement qui met ses culottes de responsable et qui chausse la pleine mesure de ses responsabilités sans faux fuyants et avec courage. Vous savez cette qualité qui manque cruellement aux libéraux.

Ça fait seulement deux mois que les libéraux sont élus et plein de contradictions, de bavures, de gaffes et de promesses brisées sont déjà bien senties au rendez-vous.

Est-ce le genre de gouvernement que je veux?

La Commission Charbonneau nous démontre des témoins qui nous mentent sciemment sans aucun remords et qui veulent sauver une des faces qu'ils nous montrent. C'est d'un pathétisme outrancier. Quelles conséquences subiront ces bouffons qui se foutent de nos gueules avec grand plaisir?

Est-ce le genre de justice qui je veux pour le Québec?

Les avertissements paternalistes du ministre de la justice fédéral Peter Mackay qui se mêle d'un champ de juridiction provinciale soit la santé, en s'opposant à la loi 52 sur les soins de fin de vie votée majoritairement par le seul parlement qui en avait le droit constitutionnel.

Est-ce le genre d’ingérence que je veux contre le Québec?

Le 7 avril dernier, les Québécois ont fait un choix en élisant les libéraux majorit6airement, il faut maintenant vivre avec les conséquences et se tenir debout. Il faut se redresser et assumer notre avenir. Ça fait cliché, j'en conviens, cependant existe-t-il une autre solution. Être responsable de ses choix et de leurs conséquences est le premier pas de la véritable liberté dont parlait Pauline Marois.

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