Aucun message portant le libellé Promotion. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Promotion. Afficher tous les messages

lundi 29 mai 2017

Ode à la souveraineté

Ode à la souveraineté

Salut mon Québec que j'aime!
Salut cette terre riche et généreuse qui m'a vu naître!
Salut les gens du pays qui compose sa fierté légendaire!
Je vous entends parler demain de liberté!

Nous avons beaucoup à dire et encore plus à faire!
Nous ennemis sont dans nos rangs, mais ils sont peu nombreux!
Il faut les écouter, c'est parfois vérité et c'est parfois mensonge!
Mais la plupart du temps, c'est le bonheur qui dicte!

Si tu savais comme on s'ennuie René, si tu savais!
Jacques quand tu parlais tout était limpide et clair!
Tant de fois, nous devrons remettre notre ouvrage inachevé sur le métier!
Pour qu'enfin un jour, peut-être, nous puissions dire: mission accomplie!

Nous le ferons ce pays envers et contre tous ses détracteurs!
Contre ses fossoyeurs de rêves et ses éteignoirs d'espoir!
Nous le ferons avec toi mon frère, avec toi ma sœur!
À notre image et à notre ressemblance!

Les peureux du mieux-être québécois doivent comprendre!
Que la confiance finit toujours par l'emporter, contre vents et marées!
Les douloureux sacrifices de nos ancêtres n'ont pas été en vain!
Ces patriotes qui eux avaient vraiment le pays avant leurs intérêts personnels!

Toute cette ode n'est que musique aux oreilles de qui sait entendre!
Tout ce Québec peut être nôtre quand nous le déciderons!
Personne ne peut nous le ravir!
Les ravisseurs ne dureront pas!

dimanche 26 mars 2017

La souveraineté est-elle morte?

Bonjour amis souverainistes et ceux qui se questionnent sur sa pertinence,

Comme vous, je suis l'actualité, celle que les médias biaisés veulent bien nous partager et nous propager. 

Puis je regarde la joute politique, pas l'émission de catégorie F de LCN qui ne démontre que le crétinisme et l'étroitesse d'esprit des concepteurs de cette émission poubelle télévisuelle qui tente de faire concurrence aux radios-poubelles de Québec à rabais.

Comme vous, je m'interroge sur le sens à donner aux inactions de la classe politique qui nous déçoivent encore et encore. 

À quand la révolte? À quand la descente dans les rues pour exiger la démission de ces gouvernements qui ne cessent de nous entuber (comme disait André Boisclair, il y a quelque temps) et devant lesquels nous ne faisons que peu de cas 48 heures après les bavures à répétition.


Premier tableau


Certains fédéraleux s'en prennent à ce qui pourrait représenter une menace à leur petit confort douillet de multiculturalisme qui ne vise que l'assimilation des Québécois dans un Canada de n'importe quoi.

Nous pourrions poser une question en ce 150e, c'est quoi un Canadien? Un Canadien errant? Un Canadien multiculturaliste? Un Canadien n'importe quoi?

Quand j'entends parler un fédéraliste des valeurs canadiennes, et que je lui demande candidement de m'en nommer quelques-unes qui le définissent avec spécificité, il devient bêtement incapable de le faire.

La tolérance et l'accueil ne sont pas des valeurs spécifiques au Canada, à peu près tous les pays pourraient les mettre dans leur description identitaire.

Donc, je reviens aux fédéraleux qui pourfendent la menace à leur routine assimilatrice et j'ai nommé Martine Ouellet. Cette dame énergique a ébranlé plus les «pas de colonnes» d'Ottawa avec son couronnement au Bloc-Québécois que tous autres événements réunis. 

C'est tellement pissant de voir Jean-Marc Fournier, le ministre incompétent et impuissant des affaires canadiennes, japper sur la double fonction de députée et de chef de parti, pourtant ne le font-ils pas tous? Philippe Couillard n'est-il pas chef du PLQ et député et premier ministre en titre (parce qu'en fait, l'est-il vraiment, c'est un autre débat!)? Chaque chef de parti et député occupe une double fonction, Jean-François Lisée, François Legault. John James Charest était même payé 75000$ par le PLQ alors qu'il était le premier ministre du Québec. Amir Khadir est médecin et député, Yves Bolduc était médecin à temps plein et député dans l'opposition. Bref, soyons sérieux.

Ce qui dérange c'est la compétence de Martine Ouellet de faire bouger les choses alors que cela démontre l'incapacité de la personne en titre, Jean-Marc Fournier d'agir et de livrer des résultats.

Gérard Deltell se mélange les pinceaux encore une fois, il confond le travail de députée du Bloc-Québécois et celui de cheffe du Bloc-Québécois. Il serait pratiquement impossible aujourd'hui de cumuler les deux fonctions de députés dans deux parlements tellement chaque tâche est accaparante. Je dis aujourd'hui, car dans le passé il y a eu quelques cas. Pourtant avec la technologie de l'information et les outils de communication de nos jours cela pourrait être essayé.


Deuxième tableau


Quand je regarde Québec Solidaire qui se croit, je me dis c'est beau la pensée magique. C'est du grand Bernie Sanders version québécoise appauvrie. Ce n'est pas parce que tu te crois que cela arrivera. Petit message pour Québec Solidaire en passant: Bernie Sanders se basait sur le modèle du Parti Québécois pour plusieurs aspects de sa campagne!

Le parti libéral du Québec à son sauveur en Philippe Couillard, Alléluia ou Inch Allah c'est selon! Alors Québec Solidaire en voulait un aussi: Gabriel Nadeau-Dubois, Dieu soit loué!

Bon, hormis la prise de position audacieuse contre l'infâme gouvernement libéral de John James Charest en 2012 (5 ans déjà!) qu'a fait Gabriel Nadeau-Dubois depuis ce temps?
Est-ce le sauveur de la cause souverainiste?


Soyons clairs, quand bien même il y aurait des pourparlers avec Option Nationale, le pays du Québec ne se fera pas sans le Parti Québécois et que Québec Solidaire refuse de l'admettre, ça n'y changera rien.

Deux micropartis politiques ne feront jamais le poids dans la balance contre les fédéralistes qui ont l'argent du fédéral et les votes ethniques des nouveaux arrivants massivement endoctrinés par la vision canadienne des choses. Cela me rappelle la vérité que seul Jacques Parizeau a eu la lucidité et le courage de décrier, de dénoncer et de dire le soir de l'échec référendaire de 1995.


Troisième tableau


Que fait le Parti Québécois pendant ce temps?

Le poing en l'air de Pierre-Karl Péladeau avec une direction claire sur la réalisation de la souveraineté a fait place à une stratégie de perte d'énergie à vouloir courtiser Québec Solidaire, Option Nationale en leur promettant de ne pas promouvoir la souveraineté avant 2022, si et seulement si, ils sont portés au pouvoir.

Je pense que le Parti Québécois contribue par ses agissements de peureux à faire fuir les gens qui en ont marre de cette stratégie d'attentisme des conditions gagnantes. Le Parti Québécois fort de ses échecs référendaires et de ses stigmatisations ne veut rien risquer.

Si un fou comme Donald Trump a réussi à se faire élire contre toute attente, pourquoi le Parti Québécois ne ferait-il pas la promotion «ad nauseam» de la souveraineté, juste pour voir?


En terminant


Je veux le pays du Québec aussi fort que vous, mais je crois que la conviction intellectuelle n'est pas suffisante et que les actes audacieux et courageux passent plus par d'autres acteurs ce qui est plutôt triste!

Il n'est pas nécessaire de quémander des alliances stratégiques aux micropartis, si le Parti Québécois devient l'incontournable de l'ultime solution souverainiste ce sont les autres qui courront pour le rejoindre. Les gagnants attirent des suiveux, des admirateurs, des fans, des partisans, des supporteurs, des militants si la cause est attirante. 

Le problème est le suivant: hormis remplacer Philippe Couillard et sa gang d'incompétents, et faire un petit peu mieux, ce qui avouons-le ne sera pas très difficile à atteindre, qu'est-ce qui est emballant dans cela et qui donnerait le goût de vous suivre?

Je suivrai un Parti Québécois qui me présentera un plan concret pour réaliser la souveraineté et rien en bas de cela! Vous êtes prévenu!


En prime


Si vous voulez une recette qui marche, débutez chaque intervention de chaque député à chaque occasion sur toute tribune au parlement comme devant les médias bref partout, par la phrase: «Dans un Québec souverain, ...» et voyez comment le discours va changer. Essayez-le juste pour voir!

Ayez le courage de vos convictions!

lundi 30 mai 2016

Sont-ils vraiment souverainistes?

C'est quoi un souverainiste?
C'est une personne qui croit et fait tout pour promouvoir la cause de la souveraineté. Toutes les tribunes, tous les événements, tous les discours et toutes les occasions de faire avancer la souveraineté devraient être les causes uniques dans tous ses actes, toutes ses paroles, toutes ses pensées et toutes ses émotions. C'est un travail constant et sans relâche.

Aucune justification ne saurait excuser le relâchement auquel on assiste actuellement. Des députés du Parti Québécois veulent pactiser avec le diable du fédéralisme renouvelé, scénario catastrophe qui nous ramène en arrière de 30 ans. Pour les faibles en histoire: le beau risque que Brian Mulroney avait offert  en septembre 1984 à René Lévesque et qui a créé la déchirure au Parti Québécois avec un tiers des membres qui ont déchiré leur carte et quitté le parti. C'est à cela que les convaincus anémiques veulent nous convier?


Crois ou meurs! Nous sommes rendus à l'heure de vérité. Que les souverainistes, les vrais souverainistes (pas les carriéristes qui veulent seulement former un "ostie" de bon gouvernement) se lèvent debout et tassent les tièdes qui nuisent à la cause directement.


L’écœurement de la population envers la stratégie de peureux du Parti Québécois s'est fait sentir le 7 avril 2014 par la plus cuisante défaite électorale de toute son histoire. Et qu'ont appris les grands stratèges du Parti Québécois? Nada!


Je suis en colère devant ce texte:

POUR EN FINIR AVEC LE STATU QUO 
Il y a urgence de mettre fin au statu quo.
Le paysage politique québécois est bloqué. Nous sommes gouvernés par un Parti libéral qui malgré ses ratés systématiques sur tous les plans, a la quasi-assurance d’être réélu, d’élection en élection. Les Québécois semblent malheureusement devoir se résigner au maintien de ce statu quo inacceptable, pour longtemps, possiblement très longtemps. Pendant ce temps, les problèmes du Québec ne se règlent pas. Les changements, qui permettraient au Québec de mieux relever les défis qu’il a à affronter, n’arrivent pas. Ils ne sont pas dans les cartons du Parti libéral, ni maintenant, ni jamais.
Cette situation découle de la fragmentation de l’opposition au Parti libéral, et cette fragmentation elle-même résulte en grande partie de notre incapacité collective à régler la question nationale.
Car parmi les insatisfaits du statu quo, il y a deux grands camps. Il y a tout d’abord le camp des indépendantistes, dont nous sommes, qui croient que le Québec doit devenir un pays. Le camp indépendantiste est lui-même constitué de plusieurs partis politiques ayant leurs propres spécificités. Et il y a camp des nationalistes, insatisfaits du statu quo et du Parti libéral, mais aujourd’hui peu enclins à appuyer l'idée d'indépendance. Ces deux camps se parlent peu ou pas, et leur incapacité à établir une jonction assure le maintien du monopole libéral. Enfin, et ce n’est pas anodin, le non-règlement de la question nationale fait l’affaire du Parti libéral et des forces du statu quo : ils gouvernent grâce à l'épouvantail référendaire, alors pourquoi changer les conditions permettant à ce statu quo de durer?
Lors de la campagne électorale de 2014, le simple spectre référendaire et l’incapacité du Parti québécois à préciser ses intentions à cet égard auront suffi à reporter le Parti libéral au pouvoir. C’est ainsi que selon les estimations de la sociologue Claire Durand, avec 41,5% des voix exprimées, dont celles de seulement 29% des francophones, mais de 93% des non-francophones, le Parti libéral est redevenu majoritaire à l’Assemblée nationale, pour un total de 13 années et demie de gouvernance en 15 ans. Dit autrement, 71% des francophones du Québec ont perdu leurs élections en 2014, 71% des francophones ne voulaient pas du Parti libéral, 71% des francophones ne veulent plus du statu quo, et pourtant, la réalité, c’est qu’il ne semble pas y avoir d’issue pour ces 71% de francophones.
À l’examen de ces données, force est d’admettre que la question nationale induit une distorsion importante dans notre système électoral, à laquelle il est urgent de remédier. Le statu quo est inacceptable. Il faut régler l’enjeu une fois pour toutes. De toute évidence, pour que nous nous en sortions, il faut une démarche différente de celles du passé, il faut de l’audace. Sans audace, la majorité des Québécois ne reprendront pas le contrôle de leur État national et de leur destinée.
Au final, il faut que l’ensemble des Québécois puisse gagner, quelles que soient leur langue et leur allégeance politique; qu’ils soient fédéralistes, nationalistes ou indépendantistes. Pour en finir avec le statu quo, il faut donc une démarche claire, un engagement ferme, une approche inclusive. C’est ce que nous proposons.
Que veulent les Québécois? Selon les sondages, ils se classent en trois groupes. Tout d’abord, en premier, il y a les plus nombreux, ceux qui souhaitent toujours une nouvelle entente avec le Canada. En deuxième, mais avec des appuis tout de même substantiels viennent les indépendantistes. Enfin, en troisième, et loin derrière, il y a ceux qui préfèrent la situation actuelle, le statu quo. Dans la plupart de ces sondages, ce sont près de 3 Québécois sur 4 qui rejettent donc le statu quo. Il faut tabler là-dessus pour se réunir et briser le monopole libéral, une fois pour toutes. Pour y parvenir, il faut faire la jonction entre les indépendantistes et les nationalistes. Or, faire la jonction, cela impose de présenter un projet, une démarche, qui conviennent à la fois aux deux camps, qui rejoignent à la fois les indépendantistes et les nationalistes.
Cette jonction, la CAQ ne peut la réaliser. Tout d’abord, parce que par dogmatisme, elle ne parle qu’aux nationalistes et elle n’est pas prête à porter la voix des indépendantistes. La CAQ demande essentiellement aux indépendantistes de renoncer à leur projet et cela n’arrivera pas. Ensuite, parce que sans pouvoir de négociation et dénué de rapport de force, la CAQ ne sera jamais capable de forcer le gouvernement canadien à présenter une offre aux Québécois. Les nationalistes le réaliseront, d’autant que le Parti québécois leur offrira une alternative. L’approche de la CAQ étant vouée à l’échec, il est clair que ce parti ne peut réaliser la nécessaire jonction.
Le Parti québécois peut, lui, réaliser cette jonction. Il peut amener les indépendantistes et les nationalistes à se regrouper derrière lui dans l’obtention d’un mandat anti statu quo, qui mettrait un terme au monopole libéral et qui réglerait la question nationale une fois pour toutes. Ce mandat anti statu quo obtenu du peuple stipulerait qu’un gouvernement du Parti Québécois s’engagerait à tenir, 3 ans après l’élection, une consultation populaire dans le cadre de laquelle les Québécois auraient à choisir entre l’indépendance et une nouvelle offre constitutionnelle du Canada. Donner un tel mandat au Parti québécois, ce serait l’assurance de sortir du néant constitutionnel et de justement mettre fin au statu quo, tout en étant assuré d’améliorer la situation actuelle.
Dans ce contexte, nous croyons que prochain chef du Parti Québécois doit écarter l’approche du référendum classique, mais miser plutôt sur une consultation populaire qui prendrait acte du désir de changement des citoyens. Ainsi, tout en demeurant entièrement fidèle à nos convictions indépendantistes, et en développant notre projet de pays pour le rendre concret afin qu’il réponde aux préoccupations des Québécois, le nouveau chef devrait aussi reconnaître la légitimité d’un Canada renouvelé. Il faut s'engager à améliorer la situation actuelle, coûte que coûte.
Pour amener le gouvernement canadien et le reste du Canada à faire une offre concrète aux Québécois, le gouvernement du Parti québécois nommera un négociateur crédible et croyant au fédéralisme renouvelé, doté de moyens adéquats et d’une équipe, qui mènera les démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Un délai de 3 ans sera donné au Canada pour formuler une proposition formelle. Cette proposition sera soumise de bonne foi à la population québécoise dans le cadre de la consultation populaire, côte à côte avec notre option politique, l’indépendance du Québec.
Dans le cadre de cette démarche, le gouvernement du Parti québécois mettra en place un Secrétariat à l'indépendance et un Secrétariat au fédéralisme renouvelé, tous les deux dotés des moyens suffisants et identiques pour mener à bien les travaux requis sur chacune des options. Le Secrétariat au fédéralisme renouvelé sera dirigé par le négociateur responsable des démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Ces éléments de notre démarche sont nécessaires, car sa crédibilité repose sur le fait de donner une véritable chance aux deux options. Or, donner une vraie chance aux deux options, c’est ce qui permet de rassembler les camps indépendantiste et nationaliste.
Cela dit, bien qu’il reconnaîtra une légitimité au Canada réformé, le Parti québécois devra être clair sur le fait qu'il priorisera toujours l’indépendance et travaillera sans relâche pour que ce soit cette option qui soit choisie par les Québécois au terme de la consultation populaire sur l’avenir du Québec. Par ailleurs, notre projet d'indépendance devra être développé et présenté à la population dans les prochaines années et jusqu’au moment de la consultation populaire, comme le proposent actuellement plusieurs candidats à la chefferie. Ajoutons que la démarche de convergence des forces indépendantistes en cours est parfaitement compatible et cohérente avec la démarche que nous proposons. En effet, une convergence réussie permettrait au camp des indépendantistes de se présenter en rangs serrés et organisés lors de la consultation populaire prévue dans notre démarche. Enfin, c’est une évidence, en plus de la question nationale, il faudra aussi que le Parti québécois présente des solutions rassembleuses et concrètes répondant aux nombreuses préoccupations des Québécois en matière économique, de santé, d’éducation, d’environnement, ou d’identité.
Les fédéralistes n’ont, dans le passé, jamais été contraints aux changements promis. Il est plus que temps de renverser cela. Le fardeau de la preuve doit reposer sur les fédéralistes autant que sur les indépendantistes. Dans la démarche que nous proposons ici, au moment de la consultation, les discussions auront déjà eu lieu, le résultat des négociations sera déjà connu, et les Québécois choisiront en connaissance de cause.
Ce sera donc la proposition du Canada contre celle d’un Québec indépendant.
Nous n’avons aucun doute que le projet indépendantiste, projet de l’ambition et de la liberté, sera le plus porteur. Et si la proposition canadienne ne vient pas, les Québécois sauront à quoi s’en tenir.
Ce sera alors le statu quo ou l’indépendance.
***
Nicolas Marceau, député de Rousseau
Catherine Fournier, co-instigatrice et ex-candidate du Bloc Québécois dans Montarville
Mireille Jean, députée de Chicoutimi
Louis Lyonnais, co-instigateur et membre de l’exécutif du Parti Québécois de Bourget
Alain Therrien, député de Sanguinet

J'ai répondu ce commentaire sur Facebook:
J'ai réussi à finalement lire, la rage entre les dents, votre proposition en entier et je me dis que vous avez tout faux. Vous préparez la noce et le divorce en même temps. Votre générosité débonnaire me sidère, vous poussez votre gentillesse à offrir de financer la recherche des outils de propagande contre votre option. C'est du non-sens consommé. 
Plus simple et plus efficient, une élection référendaire: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour enclencher la souveraineté. Advenant l'élection majoritaire réussie, le gouvernement du Parti Québécois réalisera toutes les démarches qui aboutiront par un référendum scellant la reconnaissance officielle de la souveraineté du Québec.
Il faut être naïf pour croire la bonne volonté de ceux qui ont toutes les raisons de vouloir faire dérailler ce processus et de croire qu'ils respecteront les règles alors qu'ils ne l'ont jamais fait. 
Le seul véritable pouvoir de négociation anti-statu quo est une élection référendaire gagnée, alors les fédéralistes n'auront pas le choix de négocier! Tout le reste n'est que fabulation stérile.
Voici une réflexion par l'absurde: 
Imaginez le Parti libéral du Québec offrir un secrétariat pour le fédéralisme (cela va de soi) et un secrétariat pour l'indépendance du Québec (vous voyez que ça ne tiendrait jamais la route). Sommes-nous les seuls assez stupides pour fournir des armes à nos ennemies? Manquons-nous d'amour-propre à ce point? Voulons-nous être aimés à tout prix? Depuis quand le camp d'une option veut offrir aux opposants des moyens de lutter contre son option? Vous le faites exprès ou quoi? Je ne vous engagerais jamais comme stratèges pour quelque campagne que ce soit!  
Pourquoi ai-je le sentiment que les pires ennemies ne sont pas devant nous, mais parmi nous?

La peur de se tenir debout pour une seule option génère la lâcheté suffisante qui pousse à ramper parmi tous les scénarios même les plus faibles et les plus dénués de sens commun. Une conviction de boite de Cracker Jack!

jeudi 12 mai 2016

Pour ou contre un référendum

Bonjour amis souverainistes,

Nous y voilà, aussitôt une campagne à la chefferie du Parti Québécois est lancée que les journaleux, les commentateux, les fédéralistes, les mous, les pas certains, les nationalistes de fin de semaine et les autres tentent encore une fois de nous faire tomber dans la trappe qui a fait perdre bien des batailles électorales au Parti Québécois dont celle d'avril 2014. Et j'ai nommé: le référendum!

S'enfarger dans la mécanique référendaire (le comment) fait à loisir le plaisir de tous ceux qui veulent nuire à la cause de la souveraineté. Et le Parti Québécois tombe encore une fois dans le panneau.

Cibole, ils n'apprendront jamais! «Je me souviens» devrait être remplacé ou complété par «j'apprends avec le temps.»

Que nous a enseigné l'histoire (vous savez l'affaire que les libéraux veulent nous empêcher de savoir, pour mieux contrôler notre ignorance) des 40 dernières années, deux démarches référendaires qui nous ont enseigné plein de leçons qu'il serait bon de se souvenir.

Référendum de 1980

Bref rappel: une promesse électorale de consulter la population pour obtenir un mandat de négocier la souveraineté, assorti d'une association avec le reste du Canada. Donc ce référendum sur un mandat de négocier une souveraineté-association était une des étapes malicieusement concoctées par Claude Morin qui a perdu son poste de ministre, car il était à la solde de la Gendarmerie Royale du Canada.

Malgré son tortueux exercice référendaire et toute la bonne volonté des membres du camp du oui, le résultat de 42% en faveur allait tuer dans l’œuf les espoirs de plusieurs, mais raffermir la conviction profonde de certains, dont Jacques Parizeau.

Ce qui amena plein de conséquences amères et non encore digérées sauf par quelques ignorants de leur histoire (des libéraux sans doute).

Par exemple: Le rapatriement unilatéral de 1982 de la Constitution canadienne par Pierre Eliott Trudeau (le père de Selfie Justin) et de son acolyte Jean Chrétien qui concocta avec les autres provinces contre le Québec en position de faiblesse ce qu'on appela plus tard la nuit des longs couteaux.

Autre exemple: Le beau risque offert par Brian Mulroney en 1984 qui alla déboucher sur une scission au Parti Québécois en décembre 1984 au cours duquel plusieurs ministres démissionnèrent, dont Jacques Parizeau. En janvier 1985, lors du congrès extraordinaire qu'on appela les suites du «Renérendum» avec un tiers de la salle que se retira suite à se virage de l'option fondamentale du Parti. J'étais présent en observateur derrière et à ma gauche était assis Jacques Parizeau. Quand René Lévesque a su que Jacques Parizeau était là, il est parti du devant de la salle pour venir saluer d'une poignée de main Jacques Parizeau. Il y avait de l'électricité dans l'air et le silence parlait beaucoup.

Le problème avec l'étapisme de Claude Morin était comme si j'envoyais au camp adverse mon plan de campagne avec tous les détails: date, heure, endroit, stratégie, publicité, etc. De quoi rendre chauve le ridicule plutôt que de le friser! C'était voué à l'échec, dès sa conception.

Référendum de 1995

Le retour de Jacques Parizeau fut inespéré, mais il alla galvaniser les vrais souverainistes pas ceux qui le disent du bout des lèvres en se bouchant le nez. Il avait pris 3 ans pour préparer son retour et préparer toute sa stratégie devant nous mener à la souveraineté.

Il avait annoncé sans détour ni louvoiement qu'un vote pour le Parti Québécois était un vote pour l'indépendance du Québec et il a gagné son pari! Durant toute la campagne électorale de 1994, sur toutes les tribunes et à toutes les occasions, il répétait qu'il était prêt pour faire un référendum dans la première année de son mandat s'il était élu gouvernement majoritaire en 1994.

Il eut la sagesse de ne pas dévoiler toute sa stratégie au camp adverse, avec des détails qui auraient servi ses ennemies fédéralistes, mais il indiqua de façon claire et limpide la démarche au moment opportun que nous le sachions.

N'eût été l'argent illégal du fédéral de Jean Chrétien (tient encore lui) pour le camp du Non et des inscriptions de votant ethniques qui venaient d'avoir à leur grande surprise leur citoyenneté en accéléré tellement que l'encre n'était pas encore sèche quand ils venaient devant la Commission de révision spéciale pour être inscrit sur la liste référendaire et pouvoir dire non, puisque c'est à cette condition qu'ils obtinrent leur citoyenneté. N'est-ce pas ce qu'a dit Jacques Parizeau le soir du référendum de l'argent et des votes ethniques? Osez me dire que c'est faux et prouvez-le moi!

Ce qui fut dit fut fait! En octobre 1995 nous passâmes à un cheveux de l'atteindre.

Ce que nous pouvons retenir de cela:
  1. Que ça fera toujours l'affaire des fédéralistes d'avoir un référendum:
    1. Car le fédéral ne suivra pas les règles financière et pourra toujours fausser l'exercice.
    2. Car le fédéral contrôle la citoyenneté des électeurs.
    3. Car la peur du mot référendum est un mantra pour les fédéralistes qui fonctionne.
  2. Que s'enfarger dans la mécanique référendaire à deux volets est stérile, car cela peut être torpiller deux fois plutôt qu'une.
  3. Que même un deuxième exercice mieux fait que le premier n'a pas permis d'y parvenir.
Élection référendaire

L'expérience de l'élection référendaire a eu deux réussite au Québec. Je vous surprends? Est-ce que vous avez manqué de cours d'histoire dans vos études?

En novembre 1962, Jean Lesage, Premier ministre du Québec (avec René Lévesque comme Ministre des richesses naturelles) annonce une élection référendaire sur la nationalisation de l'électricité et il la gagna ce qui créa Hydro-Québec.

En septembre 1994, Jacques Parizeau qui tout du long de la campagne électorale a martelé qu'un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la souveraineté et il gagna ce pari en formant un gouvernement majoritaire ce qui lui permit de tenir son référendum 1 ans plus tard.

Fort de ces deux exemples réussis ne pourrions-nous pas en tirer des enseignements et aller de l'avant sans peur ni culottes brunes?

La convergence

On semble oublier que le Parti Québécois est né de la convergence des forces souverainistes et indépendantistes des années 60. Alors ceux qui voudraient nous faire la leçon devraient faire leur devoir!
Le Parti québécois est né de la fusion, le  du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) de René Lévesque et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire. Cette fusion est le fruit d'intenses négociations entre les chefs des trois principaux mouvements politiques indépendantistes durant une bonne partie de l'année 1968.
La stratégie que je tire des enseignements du passé est la suivante:
  1. Ne pas faire une élection avec la promesse de tenir un référendum.
  2. Tenir un discours pour la souveraineté en tout temps et en toute lieu.
  3. Se préparer pour le rendez-vous électoral de 2018 avec une approche élection référendaire agressive au lieu de défensive. Du genre: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la réalisation de la souveraineté. En faisant la promotion de tous les avantages de la souveraineté sur tous les fronts et en défiant les fédéralistes de nous démontrer les avantages de rester soumis dans le Canada, leur pays!
  4. Et si les fédéralistes brandissent le référendum, vous leur direz que c'est dépassé comme leur fédéralisme.
  5. Advenant l'élection majoritaire du Parti Québécois en 2018, il aura le légitime mandat de réaliser la souveraineté avec tout ce que cela comporte.
  6. Si les fédéralistes jappent que c'est anti-démocratique, vous pourrez leur rétorquer que l'actuel Parti libéral du Québec démantèle le Québec sur tous les plans et que c'est tout aussi anti-démocratique selon les lois électorales en vigueur! 
  7. Après la mise en place de toutes les facettes de la réalisation de la souveraineté, elle sera entériné lors d'une autre élection référendaire portant sur le sujet!
C'est un hypothèse qui a fait ses preuves dans de nombreux pays qui avaient le désir de faire avancer les choses au lieu de faire du sur place.

En conclusion

Sortir des sentiers battus avec les vieux réflexes de peur référendaire qui nuisent à la démocratie. Faire une élection claire sur nos intentions d'appliquer l'intégralité du programme du Parti Québécois qui est de faire du Québec un pays. Point final! Un vote pour le Parti Québécois est un vote pour réaliser la souveraineté. Il est fini le temps de demander la permission de négocier!

Les candidats qui s'enfargeront encore dans la mécanique référendaire, perdront de vue l'essentiel d'être rassembleur autour du beau projet de souveraineté, de cette convergence qui le moment venu sera mis en oeuvre de la bonne façon. Cessons de téléguider nos coups d'avance! Tout vient à point en temps et lieu!








mardi 3 mai 2016

Choisir le meilleur chef au PQ

Bonjour amis souverainistes,

Je ne ferai pas de sondage parmi une liste de candidats en décrivant les qualités de l'un par rapport à l'autre, ce que s'évertuent à faire tous les médias et tous les amateurs de politique-fiction.

Je vous soumettrai simplement une grille de qualité qui devrait être habitée par la ou le prochain chef du Parti Québécois. 

Cette personne devrait avoir les qualités suivantes:
  1. Être disponible
    La vie politique est accaparante et exigeante, alors une personne qui sera dédié à l'entièreté de la tâche à accomplir sans distraction extérieure. Nous comprenons que la famille c'est important, alors les parents de jeunes enfants, abstenez-vous pour l'instant!
  2. Être intègre
    La capacité de marcher comme elle parle, d'avoir fait ses preuves en livrant la marchandise. Que ses actions soient la suite logique de ses discours. Une congruence entre les actes, les paroles, les émotions et la pensée.
  3. Être visionnaire
    La vision claire de la mission ultime, celle de faire du Québec un pays dans le prochain mandat majoritaire et rien en deçà. On peut laisser la job d'être un bon gouvernement à un Conseil des ministres bien formé, mais la cause doit être au-dessus de toutes les actions du gouvernement, sans exception.
  4. Être rassembleur
    Un leadership naturel qui agglutine les gens partout où elle ira. Être rassembleur des militants du parti, tout le monde peut faire cela, mais être rassembleur des gens d'autres allégeances politiques qui accepteront volontiers de converger vers la mise en commun des efforts pour atteindre la cause ultime, voilà la mesure véritable de cette qualité de rassembleur.
  5. Être communicateur
    1. Dire les choses pour être compris. Parler aux gens de façon simple et directe sans détour ni circonvolution.
    2. Écouter les gens qui lui donneront des outils pour aller encore plus vite dans la bonne direction.
    3. Capable de trancher clairement, de le faire savoir sans ambiguïté et de rectifier promptement les fausses perceptions qui seront toujours véhiculées par les médias qui sont, par nature, biaisés et avec un parti-pris qui frise l'indécence. 
  6. Être proactif
    Foncer dans la résolution des injustices et s'engager avec fermeté et rigueur à mettre fin à toute nuisance fédérale dans tous les domaines!
  7. Être promoteur
    Telle une dynamo perpétuelle, les discours et les actions seront toujours orientés en vue de l'avancement vers l'obtention de la souveraineté du Québec. Le Parti Québécois ne veut pas un bon chef, un bon premier ministre, mais plutôt un libérateur qui nous mènera à la victoire du pays du Québec.
Que ce soit un homme ou une femme, un député actuel ou quelqu'un d'autre, cela importe peu, pourvu qu'il ou qu'elle remplisse pleinement le rôle que nous attendons de cette personne. Elle sera uniquement au service de la cause avant tout!

mercredi 28 janvier 2015

Où est passé Charlie?


Sous-titre: J'ai mon bip de voyage!

Salut les souverainistes,

Vous vous souvenez, il y a quelque temps j'avais écrit un texte pour me défouler (le 11 juillet) sur la piètre contre-performance du Parti libéral qui se perpétue encore hélas!

À présent, je vais en remettre une couche sur ce que je pense des médias au Québec et des occasions ratées du Parti Québécois?

En ce 28 janvier, il y a eu un débat dans le cadre de la Semaine de la souveraineté 2015 organisée par UdM (Université de Montréal) qui regroupait les 5 candidats de la course à la chefferie du Parti Québécois. C'est bien correct d'inviter des souverainistes à débattre de souveraineté, non? La salle est comble, même la technologie permet à Pierre-Karl Péladeau d'être présent avec eux.

C'est un événement important pour la vie démocratique d'un parti de voir 5 de ses leaders prendre la parole sur un sujet qui est l'option fondamentale de son programme et sa raison d'être ultime, sinon il ne vaut pas mieux que les autres partis politiques du Québec.

Je me suis dit (pauvre naïf que je suis) que le débat va être diffusé par le Parti Québécois puisque cela m'apparait comme une magnifique occasion d'entendre des souverainistes parler de souveraineté.
Quelle plus belle opportunité de visibilité en faveur de leur option que celle-là.

La drôlerie de la chose: pour voir le débat, il faut aller chercher sur le site The Montreal Gazette!!! Y a-t-il un problème de cohérence et de visibilité au Parti Québécois?

Les merdias francophones du Québec ne diffusent pas ces choses, car leurs désinformations fédéralistes systématiques les en empêchent. En bons esclaves soumis qu'ils sont, ils obéissent. Donne la patte!

Mais de voir que la diffusion, donc la promotion, d'un événement portant sur la souveraineté soit offerte uniquement par un média anglophone, ce qui ne semble pas déranger personne me flabbergaste au plus haut point!

Tout le monde semble trouver cela normal, pourtant il y avait des gens qui étaient abasourdis devant la déconfiture du Parti Québécois le 7 avril 2014 et qui ne comprenaient pas pourquoi. Apparemment ils sont encore dans la brume la plus opaque totale.

Les élections du 7 avril 2014 ont été perdues par le Parti Québécois parce qu'ils n'ont pas assez fait la promotion de ce qui, en principe, doit les faire vivre: "la Souveraineté du Québec."

S'il vous plait, cessez de nous farcir les oreilles de votre mensonge: il ne faut pas en parler, car les gens ne sont pas prêts. Bullshit! Les gens n’en veulent pas parce que personne ne leur donne les raisons d'en vouloir. Si je ne te parle pas de mon projet de pays, pourquoi soudainement, par magie, voudrais-tu le faire avec moi? C'est de la bêtise et de l'ignorance de politique, cours de débutant léger avec facultés affaiblies.

J'ai écrit sur twitter mes idées à chaud à ce sujet et me suis fait rabrouer par certains que c'était comme ça et qu'on n'y pouvait rien! Non, c'est absolument faux! C'est avec des mentalités comme celle-là qu'on creuse notre défaite et qu'on en pleure sans comprendre pourquoi.

La campagne à la chefferie débute le 4 février.

Ouin pis? Est-ce une raison pour s'empêcher de promouvoir la souveraineté, de la diffuser de la promotionner? Y a-t-il quelque chose que je n’ai pas compris dans ce système du "politically incorrect." Il ne faut pas en parler avant telle date? C'est quoi cette game de marde?

Je parlerai de souveraineté quand je voudrai avec qui je voudrai et n'est pas né celui qui réussira à m'en empêcher. S'il y a des règles à la con qui empêchent le Parti Québécois de parler, de diffuser ou de promouvoir son option qui est sensée, être la souveraineté (aux dernières nouvelles), elles sont ridicules et doivent être changées sur le champ! Ce sont sans doute les fins stratèges du Parti qui ont édicté ces règles, vous savez les mêmes qui ont fait perdre les dernières élections.

Vous voulez faire la souveraineté dans 20 ans, vous avez la recette, ne lâchez pas! Mais si vous voulez raccourcir l'échéancier, il serait peut-être temps de commencer à  considérer l'éventualité d'en PARLER tout le temps et d'en faire la promotion en continu!

Et les médias dans tout cela?

On s'en câlisse, comme la loi 78 du Parti libéral en 2012. Il existe Internet vous savez, YouTube et ses vidéos qui créent lorsque bien fait des promotions virales plus puissantes qu'aucun média. Il faut seulement avoir la volonté de s'en servir en continu.

Pis les petits vieux qui ne jurent que par LCN ou RDI, on s'en fout. Ils ne voteront pas pour la souveraineté de toute façon, alors soyez créatif et allez chercher les nouvelles générations branchées et qui seront le levier permettant l’avènement de la souveraineté. Me semble que ça ne devrait pas être trop difficile à saisir.

Où est passé Charlie?

Le 7 janvier dernier, la liberté d'expression était sauvagement attaquée, faisant se lever tous ceux qui voulaient la défendre à travers le monde. Qu'en est-il de ceux et celles qui sont prêts à se lever pour défendre, promouvoir et faire la souveraineté? Où sont-ils?

J'ai hâte de voir un Parti souverainiste dans l'action concrète de la promotion de la souveraineté pas juste dans le pétage de gueule lors des congrès, une fois au 4 ans et rien après.

On demande à Philippe Couillard de se tenir debout concernant la montée de l'intégrisme islamique au Québec, il faudrait peut-être montrer l'exemple en se tenant debout sur la souveraineté à chaque instant de notre vie!

Il sera fait selon votre action en continu et non pas lors de 35 jours au 4 ans.

La page sur l'indépendance du Parti Québécois est à l'image de leurs actions pas très récentes. Ça m'amène un drôle de questionnement, est-ce que tous les gens de la permanence nationale et tous les employés du Parti Québécois croient et travaille de manière dédiée pour la réalisation de la souveraineté? Imaginez-les tous en campagne pour réaliser la souveraineté, cela changerait la donne.

Les médias leur courraient après pour s'arracher des entrevues. Finalement, je comprends presque les médias de ne pas s'en occuper, puisque les promoteurs dorment au gaz ben dur!

lundi 8 septembre 2014

Branchez-vous!

Cette lettre s'adresse au Parti Québécois et à ses trente députés.

Je vous écris ce texte pour vous exprimer une xième fois ce que vous devriez faire pour réussir votre mission.

Mais au fait, quelle est votre mission? 

Devenir un bon gouvernement provincial majoritaire? Devenir le seul Parti souverainiste rassembleur de tous les Québécois qui veulent un pays et qui attendent un Parti qui prend le leadership de la cause ultime? Réaliser la souveraineté du Québec?

C'est quoi votre mission? Simplement vous assurer une job au gouvernement et vous farcir de belles pensions indexées par la suite? Faudrait le savoir!

Plusieurs Québécois et Québécoises vous ont lancé un message très clair le 7 avril dernier. Votre stratégie de bon gouvernement, la majorité des gens n'en veulent pas, ils veulent un Parti qui a le leadership nécessaire pour nous amener à bon port avec une cause ultime réalisée.

Que nous apprend l'histoire?

En 1976, le Parti Québécois de René Lévesque contre toutes attentes remporte le pouvoir, il peut enfin faire le ménage et mettre en place un premier référendum sur la Souveraineté-Association en 1980 (en 4 ans seulement).

En 1989, le Parti Québécois sous Jacques Parizeau alors dans l'opposition remet sur les planches la préparation et la réalisation du second référendum sur notre souveraineté.

Lors de l'élection de 1994, Jacques Parizeau est très clair, advenant l'élection du Parti Québécois, il enclenchera la tenue d'un référendum dans la première année de son mandat sur la souveraineté. Il tint promesse et le référendum de 1995 a échoué de peu.

Le 4 septembre 2012, le Québec s'est débarrassé de Jean Charest et a mis le gouvernement minoritaire de Pauline Marois en place. En 18 mois dans les conditions de minoritaire, vous avez fait de l'excellent boulot, cependant où s'est caché le discours souverainiste? Certains le cherchent encore!

La campagne électorale menant au 7 avril 2014 a été l'affaire du Parti Libéral qui a mené le bal de A à Z avec le résultat que l'on sait.

Qu'en avez-vous compris?

Si vous n'avez pas vu que les deux référendums ont pris environ 4 ans à se préparer et à se tenir, relisez l'histoire. Prendre 10 ans pour y arriver c'est se la mettre trop relax et attendre 3 ans avant d'en parler c'est de l'attentisme pur et simple, bref du niaisage dans les deux cas qui dénotent un manque de courage, de conviction et de leadership. La belle grosse peur de perdre ses élections, rien de plus.

Les brebis suivent le berger qui sait où il va et qui le montre sans ambiguïté. Le problème n'était pas dans la structure, dans l'équipe, mais dans la vision. Plusieurs d'entre vous étaient mal à l'aise lors du poing en l'air de Pierre-Karl Péladeau, au lieu de vous gonfler à bloc derrière ce symbole, vous avez tenté d'en diminuer la portée. Pourtant, c'était un signal fort qui aurait pu changer la dynamique en votre faveur si vous n'aviez pas eu la chienne. À preuve, cela a servi grandement les libéraux et leur a assuré le leadership pour le reste de la campagne et votre défaite était signée dès ce jour-là!

Petites questions pour vous?
  1. Voulez-vous la souveraineté du Québec? Oui ou non.
    • Si oui, bravo! Vous êtes au bon endroit, content de vous avoir parmi nous.
    • Sinon, y a un problème. Vous n’êtes pas dans la bonne gang, la Coalition Avenir Québec recrute les pas branchés.
  2. Voulez-vous la souveraineté du Québec le plus vite possible? Oui on non.
    • Si oui, qu'allez-vous faire pour faire avancer la cause dans les prochaines semaines, dans votre comté et dans les milieux où vous êtes bien placés? La promotion de la souveraineté doit se faire partout, en tout temps, à chaque occasion de convaincre quelqu'un. Ça doit devenir une lutte obsessionnelle.
    • Sinon, allez à Québec Solidaire eu aussi sont pas trop branché, ni trop pressé.
  3. Voulez-vous la souveraineté plus que la job au parlement? Oui ou non.
    • Si oui, oserez-vous vous compromettre pour la cause au prix de perdre votre siège de député pour l'avancement de la cause?
    • Sinon, vous faites pitié!
  4. Voulez-vous assumer le leadership de la souveraineté en tout temps? Oui ou non?
    • Si oui, quel est votre plan de match pour convaincre sur une base permanente quotidienne un ou des Québécois des bienfaits de la souveraineté?
    • Sinon, continuez de même et les autres prendront le leadership et vous tasseront le moment venu.
  5. Voulez-vous tenir une consultation populaire du peuple (un référendum sur la souveraineté) dans la première année de votre prochaine élection? Oui ou non?
    • Si oui, vos chances de succès sont de loin meilleures que le contraire.
    • Sinon, vous pourrez prendre 10 ou 20 ans, mais cela ne changera rien.
Si vous avez répondu autre chose que oui à ces 5 questions, merci de votre contribution, on n'a plus besoin de vous, prenez votre retraite et laissez la place à d'autres qui veulent la faire la souveraineté!

En conclusion, j'ai hâte de voir 30 promoteurs de la souveraineté à chaque fois qu'ils bougent ou qu'ils parlent, dedans ou dehors de l'Assemblée nationale, cela s'appelle des députés souverainistes et j'espère qu'ils sont du Parti Québécois. J'en ai ras le pompon des slogans entre vous :«On veut un pays!» et qu'il ne se passe rien en dehors de vos assemblées de militants déjà gagnés à cette noble cause, il faut aller vers ceux qui ne savent pas qu'ils ne savent pas!

dimanche 25 mai 2014

L'illogisme du fédéralisme

Bonjour amis souverainistes,

Je cherchais un titre pour ce message et plusieurs me venaient en tête : la dichotomie du fédéralisme, l'incongruité du fédéralisme, l'aberration du fédéralisme, la contradiction du fédéralisme, etc. Toutes ces épithètes démontrent simplement que cela ne tourne pas rond avec le Canada.

Ce message fait suite au propos de Justin Trudeau qui disait hier que le Canada avait besoin du Québec. En fait, C'est ce même Trudeau qui aura plutôt besoin des votes des Québécois pour espérer déloger Stephen Harper de son poste de premier ministre. Justin Trudeau veut-il servir les intérêts du Québec ou celles du Canada en premier? Veut-il servir le Québec ou se servir du Québec pour ses fins personnelles?

Mais la véritable question est-ce que le Québec a besoin du Canada?

Même Maxime Bernier a démontré par ses propos maladroits comme toujours, l'inutilité du Canada pour les Québécois. Il disait que les Québécois devaient cesser de demander au Canada leur juste part des programmes fédéraux et la péréquation (aide sociale des provinces), alors qu'avons-nous encore à faire dans ce pays qui ne veut plus nous donner ce qui nous est dû de plein droit? Combien envoyons-nous en taxes et Impôts au fédéral en comparaison de ce qui nous revient? Est-ce équitable? Cela sert-il le Québec pour boucler son budget année après année? Nous sommes toujours à quémander notre pitance comme un esclave. Il serait peut-être de devenir libre comme nous incite à faire Maxime Bernier et mettre le Canada dehors du Québec, pas le contraire.

Un pays = une nation

Nation : Groupe humain partageant une même culture, une même histoire et une même langue,  ayant des institutions politiques communes et vivant à l'intérieur d'un territoire donné. En droit :  personne juridique constituée par ce groupe humain, possédant le droit inhérent à la souveraineté.

Lorsqu'on parle des Nations unies n'est-ce pas un regroupement de pays?

Le Québec forme la nation québécoise, c'est un fait mondialement reconnu, même par le Canada. Peut-on l'affubler de nation canadienne? Qu'est-ce que la nation canadienne? Celle qui invite à ses frais le Prince Charles et sa suite pour venir nous souligner notre dépendance historique et actuelle à la Grande-Bretagne. Cela ne colle pas à la nation québécoise que nous formons.

Démonstration d'illogisme

Un citoyen de Sherbrooke accepterait-il d'élire le maire de Montréal pour que celui-ci avec sa gang décide des lois et règlements de sa ville? Absurde, non? Pourtant n'est-ce pas ce que ce citoyen fait en élisant au fédéral des gens qui vont décider à contresens du bien commun de sa nation québécoise reconnue mondialement?

Arrêtez de nous faire accroire que les deux travaillent pour notre bien. Votre naïveté vous abrutit.
Aucune province du Canada n'est contente du rôle interventionniste du fédéral dans leurs champs de compétences. Pour guérir d'une maladie, il faut d'abord reconnaitre que nous sommes malades, il en va de même pour le fédéralisme qui ne peut se soigner que par une véritable réforme qu'on appelle la souveraineté.

Cour Suprême

C'est la troisième fois que le gouvernement Harper se fait débouter par la Cour Suprême.
Pour rappel : 1- la création d'une Commission nationale des valeurs mobilières, 2- la nomination du juge Marc Nadon à la Cour Suprême et 3- la réforme du Sénat unilatéralement par le gouvernement fédéral.

Cela démontre qu'il y a là plusieurs leçons à tirer et plusieurs enseignements à prendre.
  1. Que le gouvernement fédéral n'est pas au-dessus des Lois, même s'il est majoritaire.
  2. Que Stephen Harper n'est pas un monarque au-dessus de tout et qu'il doit enfin respecter les droits des autres.
  3. Que la Constitution canadienne exige le consentement des provinces pour être modifiée.
Constitution

Les Québécois depuis 1982 subissent l'application d'une Constitution canadienne qu'ils n'ont pas signée. Imaginez vous êtes tenu de respecter un contrat que vous n'avez pas signé et qui vous impose des obligations et des limitations dans votre liberté d'agir au quotidien et dans vos droits fondamentaux. Êtes-vous confortable avec cela? Pas moi! Le Parti Québécois veut vous consulter pour que vous puissiez décider de votre avenir, vous donner le choix de dire oui ou non à leur projet de souveraineté; le Parti Libéral de Philippe Couillard veut signer cette Constitution sans que nous ayons notre mot à dire, sans nous consulter. Qui vous respecte le plus?

Le fédéralisme est immuable dans sa forme actuelle puisqu'une province ou qu'un député d'une Assemblée législative d'une province peut bloquer quelque réforme que ce soit, même souhaitée par la majorité. L'Accord du lac Meech de 1990 en est une preuve éloquente.

Imaginez après cet échec de l'Accord du lac Meech, le fédéral tente de passer par référendum direct en 1992  à toute la population du Canada l'Accord de Charlottetown. Encore là, une défaite encore plus cuisante puisque toutes les provinces ont voté majoritairement non à cet accord. Preuve qu'il n'y a plus rien à espérer comme réforme du fédéralisme canadien.

Changer le discours

Je suis tanné du message fallacieux qui prétend que personne ne veut entendre parler de référendum. Trouvez-moi un Québécois qui veut que tout se décide sans qu'il soit consulté? Que cet idiot se lève! Les Québécois se mobilisent et s'expriment massivement lorsque la question qui leur est posée est importante. En 1995, le référendum a eu un taux de participation de 94%, alors arrêtez de dire des stupidités journalistiques de la sorte.

La faiblesse du discours amène le désintérêt de la population et  la non-participation citoyenne aux élections. Si vous voulez que les gens se mobilisent, faites simplement un discours souverainiste et une élection référendaire et vous verrez les gens se grouiller le derrière pour participer.

Rappel

Je vous rappelle que vous pouvez laisser vos commentaires ici en tout temps, pour enrichir la discussion. Vous pouvez aussi envoyer votre nom complet à pourlasouverainete@gmail.com pour être tenu au courant des activités souverainistes à venir.

samedi 10 mai 2014

Au-delà des vraies affaires

Bonjour ami souverainiste,

Au-delà des vraies affaires, il y a les vraies questions.

La seule façon de progresser dans la vie est de se poser les bonnes questions, les vraies questions.

Passer sa vie à se laisser endormir par des faussetés, par des mensonges, par des peurs ou par de l'indifférence ne nous apportera que de la déception et du désespoir en fin de parcours. Pour être fier de soi et bien dans sa peau nous avons le devoir de regarder les choses en face avec courage et détermination.

Que représente le Canada, à vos yeux?
  • Pour moi, le Canada est un autre pays respectable comme le sont les États-Unis, le Mexique, ou la France. Rien de plus. Quand Radio-Canada me parle du Manitoba ou de l'Alberta, c'est comme s'il me parlait du Texas ou de la Californie. Ce n’est pas chez nous. C'est le pays de mes ancêtres, comme la France pour les Acadiens.
  • Pour vous?

Est-ce que vous croyez détenir votre juste part dans le Canada comme Québécois?
  • Pour moi, c'est la quadrature du cercle qui sera impossible à réaliser dons nous sommes devant une impasse insoluble. Historiquement parlant, comme nous sommes un des deux peuples fondateurs de ce pays, nous devrions avoir 50% de tous les droits sur ce pays. Quand nous sommes rendus à avoir des droits égaux à l'île de Prince-Édouard, il y a comme un problème.
  • Pour vous?

Trouvez-vous honorable de recevoir de la péréquation du Canada?
  • Pour moi, c'est une preuve éloquente de la disproportionnalité de la distribution de la richesse dans ce pays injuste qui entretient sciemment la pauvreté des uns pour accroitre la richesse des autres. Par exemple, en privant le Québec de la totalité des contrats lucratifs de construction des frégates pour les donner à la Nouvelle-Écosse, cela crée un déséquilibre forcé et planifié.
  • Rappelons-nous que la péréquation est un système d'aide sociale pour les provinces qui sont les plus pauvres payé par celles qui se sont enrichies avec l'aide du fédéral. Or quand on tente de nous faire valoir la générosité de se système qui nous assure un revenu de pauvreté, c'est comme dire à un assisté social: « si tu travailles et que tu t'enrichis, alors tu vas perdre ton chèque de B.S. »
  • Pour vous?

Qu'est-ce que j'ai à perdre en devenant souverain au Québec?
  • Pour moi, j'ai à perdre tellement de choses que je ne veux pas et qui ne me ressemblent pas, que j'en serais quasiment content.
    • Perdre cette monarchie qui nous coûte des millions par année pour absolument rien. 
    • Perdre ce sénat qui est le symbole de l'impérialisme britannique. 
    • Perdre ce 2e gouvernement de trop qui décide pour nous la plupart du temps à contresens de ce que le Québec veut et réclame de bons droits. Nous devons constamment nous battre devant les tribunaux pour faire valoir ce que nous voulons pour le Québec.
    • Perdre le plus haut tribunal majoritairement formé d'anglophone unilingue qui va nous dicter ce qui est légal pour nous francophone en vertu d'une Constitution imposée.
    • Perdre une constitution à laquelle nous, comme peuple, n’avons jamais donné notre accord ni notre signature, qui nous a été imposée et que nous subissons au quotidien puisque tous les tribunaux y réfèrent constamment dans leurs jugements.
    • Perdre l'armée canadienne qui va en guerre sous des prétextes pétroliers américains et qui possède du matériel datant de la 2e guerre. 
  • Pour vous?
Pourquoi le Québec devrait-il devenir souverain?
  •  Pour moi, c'est la question la plus fondamentale qui doit être élaborée, débattue, enseignée et démontrée de façon constante et récurrente jusqu'à ce que la population en saisisse bien toute la portée et tous les bienfaits qui en découleraient. Toute la pédagogie de cette idée de souveraineté est un processus sain et normal pour un peuple arrivé à sa maturité politique. Malgré nos 400 ans d'histoire, nous sommes encore un peuple d'adolescent politiquement parlant, quand le père fédéraliste parle, le fils souverainiste se tait. Il est plus que temps de se donner une éducation politique souverainiste pour s'affranchir du joug fédéral canadien.
    1. Passer de locataire à propriétaire et devenir maître chez nous.
    2. Décider de tous nos choix politiques et de toutes nos lois.
    3. Se représenter soi-même à l'échelle internationale, avec nos valeurs propres.
    4. Prendre 100% de notre vie politique, sociale et culturelle en main.
    5. Être le seul État francophone d'Amérique.
    6. Passer de minoritaire au Canada à majoritaire au Québec.
  • Pour vous?
Que ferions-nous de mieux, si nous étions souverains?
  • Pour moi, nous ferions mieux tout. Tout serait-il parfait? Pas du tout, mais tout serait grandement simplifié. 
    • Un seul gouvernement, un seul système de justice, une seule déclaration de revenus, un seul système de taxes, un seul système de subventions, un seul système de santé, un seul système d'éducation, etc.
    • Une seule voix à l'internationale qui parlerait enfin selon nos valeurs propres.
    • En comparaison avec les pays actuels sur le globe, nous serions dans les 10 - 20 premiers dans presque tous les domaines.
    • Ce serait une économie en argent, en ressources humaines et en temps de prise de décision. Prenons deux exemples: le déraillement de Lac-Mégantic de 2013 serait réglé bien plus vite avec un seul gouvernement en charge de tout. Même chose pour le pont Champlain, etc. C'est bien connu, plus il y a d'intervenants, plus c'est long et plus c'est coûteux.
  • Pour vous?

Qu'est-ce qui serait pire en devenant souverain?
  •  Pour moi,  pas grand-chose. 
    • Je ne sais pas si vous réalisez que sur la terre, nous sommes le seul peuple à avoir refusé à deux reprises de devenir souverain. Pouvons-nous en être fiers et montrer cela avec bravoure aux autres, sans faire rire de nous?
    • Nous ferions preuve de courage et nous cesserions de jouer à la victime qui se plaint tout le temps de ce que le Canada ou ses dirigeants nous font subir et que nous réélisons sans cesse avec l'espoir que ça va changer cette fois. Est-ce que l'arrivée du NPD en 2011 au Québec a fait plus pour le Québec que le Bloc Québécois auparavant? Non, rien de plus bergère, rien de plus.
    • Nous ne pourrions plus nous plaindre que c'est la faute des autres, car nous serions les seuls responsables de nos déboires ou de nos succès, sans rien reprocher à personne.
    • Nous aurions l'obligation de nous prendre en main comme un peuple adulte et cesser de quémander aux gouvernements de l'aide pour tout ou rien.
    • Nous aurions des ratés certes, mais notre capacité d'apprendre est grande et nous serions parfaitement capables de réussir, comme tous les pays normaux de ce monde.
  • Pour vous?

Qu'avons-nous à gagner en demeurant Canadiens?
  • Pour moi, au rythme où les événements progressent, certaines réalités s'engagent dans une voie qui sera bientôt irréversible et dont nous serons les premiers à gémir alors qu'il sera trop tard.
    • Le poids démographique des Québécois dans le Canada diminue à vue d'oeil et bientôt ce sera un véritable problème.
    • Le recul de la francisation des institutions fédérales au Canada, allant des juges unilingues anglais à la Cour Suprême aux officiers unilingues anglais du Parlement fédéral démontre que le Canada est un pays anglophone qui oblige le bilinguisme aux francophones uniquement et qui place des unilingues anglophones partout où il le peut. À preuve, même la prestation des serments de l'Assemblée nationale par les ministres libéraux francophones était bilingue pour plusieurs qui ne voulaient pas indisposer leur clientèle anglophone au détriment de choquer les francophones du Québec!
    • L’empiètement des champs de compétences provinciales qui est plus fort et plus vicieux qu'avant, nous laisse craindre le pire. Ça prend un gouvernement solide à Québec qui se tient debout devant les intrusions du fédéral pour maintenir à peine les privilèges qui sont nôtres pour encore quelque temps.
    • Dans le système canadien avec deux peuples, deux cultures, deux mentalités n'y aurait-il pas place pour deux pays?
    • Qui serait vraiment perdant advenant la rupture de ce pays schizophrénique en mal d'être?
    • Pour les nostalgiques qui croient que nous perdrions les rocheuses, je répondrais que nous ne possédons pas les Alpes et nous pouvons y aller autant de fois que nous voulons.
    • Le passeport canadien ou la pension de sécurité de la vieillesse (qui devrait être pension pour services rendus), tout cela serait remplacé par le Québec de façon harmonieuse.
    • La monnaie canadienne pourrait très avantageusement pour les Canadiens et pour les Québécois être conservée sans aucun tort pour personne. Advenant le refus du Canada (ce qui serait une énorme bêtise pour eux) nous pourrions nous tourner vers n'importe laquelle des monnaies du monde qui ferait notre affaire sans aucun problème.
  • Pour vous?
Comme vous voyez, devenir souverain demande de la réflexion et de la préparation. Nous en sommes aux pourquoi des choses d'abord. Dans un autre temps, je vous parlerai du comment y arriver. Chaque chose en son temps. Quand on sait pourquoi on veut faire les choses, on trouve toujours les comment faire en temps et lieu, et les personnes qui savent comment.

Laissez-moi vos commentaires, ils nourriront notre débat. Si vous voulez être informer des activités souverainistes à venir, envoyez-moi un courriel avec votre nom complet à pourlasouverainete@gmail.com

Souverainement vôtre,

jeudi 8 mai 2014

Certains mélangent les cartes

Bonjour ami souverainiste,

J'observe les propos et les états d'âme de plusieurs Québécois qui ont subi la défaite, l'humiliation et la trahison devant ce qu'ils croyaient être justes et légitimes pour le Québec de leurs rêves.

Cela a créé un tel ressac que plusieurs en déroute cherchent vainement une voie pour retrouver l'équilibre et un sens à cet échec si puissant.

Tout le monde y va de son autothérapie, allant de l'analyse méticuleuse à l'ouverture complète du Parti par une course à la chefferie universelle tous azimuts.

Vraiment on voit le pire ennemie du Parti Québécois poindre à chaque coin de rue, le manque de cohésion et de rigueur. Il manque un plan directeur, un échéancier de travail, une ligne directrice pour faire les choses avec un minimum d'ordre pour un minimum de résultat.

Certains mélangent les cartes! La course à la chefferie doit suivre les statuts du Parti, rien ne sert de tout changer pour espérer sauver le parti. Le sauver de quoi, me direz-vous? Y a-t-il péril en la demeure? Absolument pas. Plein de bonnes choses sont encore là.

Que faites-vous du membership? Vous, les députés, avez négligé les membres. Vous savez ceux qui vous supportent et qui sont votre machine à vous faire élire, sans eux vous êtes rien. Alors, si vous voulez les perdre eux aussi, faites une course à la chefferie ouverte à tous et voyez arriver la catastrophe.

Avant de vouloir à tout prix convaincre les Québécois que votre idée est bonne, commencez donc par être solidaire de vos membres. Formez UN Parti, avec UN plan, dans UNE direction, et après, seulement après, le peuple aura peut-être le goût de vous suivre avec un chef qui a les qualités requises.

La campagne électorale a été gagnée par les meilleurs. Meilleur dans la diffusion de leur message, meilleur dans l'approche thématique, meilleur dans le plan de campagne. Il faut admettre que le plan de campagne du Parti Québécois a été un des plus mauvais de l'histoire. Si nous apprenons de nos erreurs, nous ferons mieux la prochaine fois.

Il faut arrêter de chercher les excuses et les coups fourrés pour justifier notre défaite. Reconnaitre que nous avons perdu, par notre faute, que nous sommes responsables de notre défaite et se relever grandit de cette expérience.

Fini le temps de la bonne Pauline Marois et du méchant Philippe Couillard. Cela ne règlera rien.

Nous savons que l'approche médiatique du Parti Québécois a été pourrie, alors il faut aussi revoir cela de fond en comble.

Prenez le temps de retomber sur vos pattes, de lécher vos plaies et de cicatriser un peu. Faites oeuvre de solidarité et de générosité entre vous, l'heure de trouver des coupables est révolue, il est temps de se remettre à la construction et à l'unification des membres du Parti que nous chérissons tous.

Un Parti est aussi grand que sont les liens de ceux qui le composent. Si votre base est solide, vous pourrez vous appuyer dessus et rebondir vers la victoire la prochaine fois.


Ne faites pas l'erreur de prendre vos membres pour acquis comme vous avez fait avec le peuple québécois qui vous a durement montré qu'il n'était pas vôtre.

Avant de faire une campagne à la chefferie qui divisera entre les membres, offrez-vous un projet rassembleur dans un programme qui soudera l'ensemble de vos membres avant. Le nouveau chef devra être le porte-parole du Parti uni des Québécois qui le composent.

Rappelez-vous, un pays avant un Parti et un Parti avant un chef. Les Québécois suivront un chef dans un Parti qui nous donnera l'espoir du pays que nous sommes en droit d'avoir.

mardi 22 avril 2014

Lettre aux députés du Parti Québécois

Chers députés,

Je vous écris ce message pour vous partager mes attentes envers votre rôle à jouer comme députés souverainistes à l'Assemblée nationale.

Contrairement au discours du Parti Québécois qui est frileux, trop peut-être, d'aborder la souveraineté dès le début de ses allocutions, au point d'en sembler mal à l'aise et qui finit par en laisser échapper une ou deux phrases en fin de discours devant un auditoire convaincu qui ne demande que cela.

Ce n'est pas en étant une bonne opposition positive et courtoise que vous marquerez des points pour vous faire réélire au pouvoir le 1er octobre 2018, mais en étant dérangeant pour le monstre fédéraliste qui se pourlèche les babines de sa petite, mais décisive victoire le 7 avril dernier.

Vous avez manqué de courage en ne parlant pas suffisamment de la cause qui vous a, pour la plupart, amené en politique: PROMOUVOIR ET FAIRE LA SOUVERAINETÉ DU QUÉBEC.

Les bottines doivent suivre les babines. Vous êtes souverainistes et vous acceptez béatement de prêter serment à la Reine du Canada. Je sais que ce n'est pas nouveau, à chaque élection vous êtes devant le même dilemme, or il serait peut-être temps de commencer à brasser les choses.

Vous n'êtes pas là uniquement dans l'attente des bévues libérales qui pleuvront rapidement et régulièrement, j'en conviens, pour réagir comme une opposition digne de ce nom, mais pour brasser les idées.

Imaginons que vous prêtiez serment à l'Assemblée nationale, à la Constitution Québécoise et aux lois de l'Assemblée nationale du Québec et que vous refusiez de prêter serment à la Reine du Canada et à la Constitution Canadienne qui n'a pas été ratifiée par l'Assemblée nationale, alors sur quoi pourrait-il se baser pour vous empêcher de siéger comme député. L'élection faisant foi de votre légitimité, hors de tout doute. Le malaise serait le fardeau de ceux qui devraient prouver votre inéligibilité à siéger. Le bal des concessions commencerait et l'éveil de la majorité endormie par l'hypnose libérale serait en état de choc.

Vous avez le devoir de déranger, pas d'être accommodant, mais dérangeant, leur faire sentir que leurs 4 ans de règne sera un cauchemar pour eux.

J'attends de chacun, chacune de vous que vous parliez constamment de la souveraineté dans chaque domaine et à chaque occasion où vous prendrez la parole. Utilisez le mot SOUVERAINETÉ, ça ne fait pas mal et lors de la prochaine campagne électorale, le peuple sera immunisé devant la peur de la séparation lorsque les fédérastes retenteront le coup, eux qui ont su si bien l'utiliser pour vous battre.

Si vous faites les mêmes choses que vous avez toujours faites, ne vous attendez pas à des résultats différents. De l'audace bordel! De l'audace!

Par contre, si vous mettez de l'avant les bienfaits de la souveraineté constamment, vous amènerez les fédéralistes à se positionner sur leurs valeurs qui sont bien moins séduisantes et bien plus faciles à démolir qu'ils ne le croient.

Il faut renverser le fardeau de la preuve que les fédéralistes ont toujours tenu à exiger que nous leur prouvions les bienfaits de la souveraineté. Devant un discours constant dans tous les domaines et à chaque occasion, ils devront commencer à prouver les avantages du fédéralisme s'ils en trouvent et cesser de simplement démoniser et dénigrer notre option.

Un moteur qui roule toujours à basse vitesse s'encrasse, il faut prendre l'autoroute et rincer le moteur parfois. Même chose pour votre discours souverainiste trop tranquille au goût de plusieurs. Enflammez les cœurs et les esprits par vos propos et vos prises de position souverainiste à tout instant et les gens se réveilleront avec vous.

Pour changer les choses, il faut faire autrement. Revenez aux belles années de la fougue souverainiste et des assemblées de cuisine, convaincre plus de gens chaque jour que la souveraineté est la solution idéale pour l'avancement du Québec que nous aimons!

mardi 15 avril 2014

Pourquoi la souveraineté

Beaucoup de gens s'inquiètent et s'interrogent sur le comment des choses, alors que la vraie question ne devrait-elle pas en être toujours le pourquoi?
Définition
Puisque le pourquoi de la souveraineté devrait être la première question à se poser et à répondre, il serait important de définir dès le départ les termes.
  • Pays: Territoire habité par une collectivité et constituant une réalité géographique dénommée.
  • Nation: Groupe humain partageant une même culture, une même histoire et une même langue, ayant des institutions politiques communes et vivant à l’intérieur d’un territoire donné.
  • Peuple: Ensemble d’êtres humains appartenant à une même culture ou à une même société, soumis aux mêmes lois, ayant un certain nombre d’institutions communes et parlant généralement la même langue.
  • Souveraineté: Pouvoir politique suprême qu'a un État d'avoir la compétence exclusive sur son territoire et d'être indépendant au niveau international.
  • Indépendance: Autonomie politique, souveraineté.
Le choix des mots
Comme mon approche de la souveraineté se veut positive (n'en déplaise à nos adversaires qui préfèrent utiliser un langage négatif pour maintenir la peur, la crainte et le doute en utilisant le terme séparation), je privilégie le terme souveraineté qui inclut l'indépendance. Un État souverain est de facto un État indépendant, alors nous pouvons utiliser les deux librement.

Le choix des mots est hyper-important comme nous avons pu le constater lors de la dernière campagne, alors que les libéraux ont martelé la négativité de la séparation pour endormir les frileux, les peureux et les chieux qui n'y ont vu que du feu.

Nous devons apporter dans notre discours de la rigueur avec les termes que nous allons propager et nous soucier de l'image mentale que ceux-ci évoquent.

Dire les choses comme elles sont, c'est le début de la relation de confiance à instaurer avec les Québécois.

Un grand peuple
Nous sommes un grand peuple avec une confiance en soi qui est plutôt pauvre, petite et mesquine. Nous avons pourtant une histoire dont nous pouvons être très fiers; des réalisations comme peuple à envier, par bien des gens partout sur le globe. Cependant, nous sommes encore craintifs devant des bêtises de fédéralistes qui s'amusent à nous ridiculiser, à nous humilier et pires que cela, nous leur donnons notre consentement implicite en votant majoritairement pour un parti qui les cautionne.

C'est honteux d'avoir si peu de colonne et de fierté pour laisser des sophismes absurdes et abrutissants nous réduire à l'état de moutons de Panurge qui suivent bêtement le troupeau.

Est-ce que ceux et celles qui ont voté pour le "Quebec Liberal Party" peuvent se regarder dans le miroir et se dire fiers d'être Québécois? J'en doute.

Un peuple qui se respecte vote pour l'avancement du peuple, non pas pour son anéantissement.
Un peuple qui se respecte se donne une charte des valeurs parce qu'il en a.
Un peuple qui se respecte promeut la langue française avec diligence et fermeté.
Un peuple qui se respecte donne de l'espoir à tous ses citoyens pas uniquement à des privilégiés.
Un peuple qui se respecte n'élit pas un parti politique dont de nombreux membres sont sous enquête.
Un peuple qui se respecte aspire à quitter le joug de son geôlier pour sa souveraineté.

Pourquoi la souveraineté
Il a été dit maintes et maintes fois que la normalité des choses est de permettre à tout peuple, digne de ce nom, de parvenir à sa pleine émancipation, c'est-à-dire à la souveraineté. Toute autre approche est sclérosante et limitative, et elle finit par devenir préjudiciable à l'évolution normale d'un peuple.

À l'âge adulte, l'être humain sent le besoin de voler de ses propres ailes, quoi de plus normal me direz-vous? Pourquoi en serait-il autrement pour un peuple? Pourquoi devons-nous toujours habiter dans la maison paternelle canadienne? Sommes-nous serviles, débiles ou inaptes à prendre notre destinée en main?

L'évolution des peuples de la terre au cours des dernières décennies nous a montré la voie à suivre. Plusieurs pays sont nés depuis quelques années et sans que cela soit considéré comme anormal ou comme indigne par qui que ce soit.

Si on compare les capacités actuelles d'un Québec souverain avec les autres pays dans le monde, nous serions classés souvent dans les 25 meilleurs au monde dans toutes les catégories ou presque. Alors, que nous manque-t-il?

Du courage
Ça prend du courage pour sortir de notre zone d'inconfort et aller à la réalisation de notre destin.
Ça prend du courage pour se tenir debout devant ceux qui rient de nous.
Ça prend du courage pour brandir la fierté à toutes les occasions au risque de déranger les autres.
Ça prend du courage pour se relever avec détermination après une défaite électorale et continuer.
Ça prend du courage pour croire encore après des défaites référendaires et poursuivre l'idéal.
Ça prend du courage pour travailler avec espoir à la réalisation de la souveraineté en devenir.
Ça prend du courage pour endurer la propagande fédéraliste anti-Québec des médias.

Pourquoi pas
Et si la souveraineté était la solution à plein de problèmes qui nous sont révélés par plusieurs personnes qui se plaignent à raison :

La souveraineté réduirait la paperasse pour tout le monde, un seul rapport d'impôt, un seul rapport de taxes, une seule taxe, une économie de temps et de paperasse assez séduisante pour convertir n'importe quel entrepreneur le moindrement sensé.

La souveraineté simplifierait au-delà de la paperasse, les paliers de décisions, les programmes de subvention, les crédits de toutes sortes, les dédoublements de structure, etc.

La souveraineté allégerait le fardeau fiscal des particuliers et des entreprises, moins de fonction publique à payer en double pour faire doublement le même travail. Un rapatriement des fonctionnaires fédéraux au Québec nous donnerait plus de service pour un coût moindre.

La souveraineté mettrait fin aux chicanes stériles, abrutissantes et néfastes dans tous les domaines qui touchent notre quotidien, que ce soit l'emploi, le chômage, l'aide sociale, les soins de santé, l'éducation.

La souveraineté nous en donnerait plus pour notre argent, car 100% de nos taxes et de nos impôts reviendraient à 100% aux services des Québécois.

La souveraineté permettrait au Québec de parler en son nom partout dans le monde et sur tous les sujets en accord avec ses valeurs, par exemple: en environnement, en immigration, etc.

lundi 14 avril 2014

5 étapes pour une souveraineté authentique

Ce texte est une adaptation d’un vidéo portant sur «5 étapes pour une vente authentique». Comme vous le savez déjà, pour réaliser la souveraineté, il faut vendre cette idée au plus grand nombre de Québécois possible afin que cette légitime opportunité devienne chose accomplie pour le bienfait de tous les Québécois. 

Changer le Jeu

La souveraineté peut sembler louche et risquée lorsqu’il s’agit d’une tentative de manipulation du genre: « Laissez-moi vous convaincre de faire quelque chose afin de pouvoir obtenir ce que je veux. »
Si vous voulez faire grandir la démarche de la souveraineté, il va être nécessaire de changer la manière dont vous présenterez la « souveraineté ». Tout le monde a sa petite idée sur la question. Si vous proposez une souveraineté qui offre une vraie valeur ajoutée et qui soit capable de solutionner de vrais problèmes, plusieurs personnes vont vous appuyer dans cette démarche souveraine.

Voici 5 manières de réaliser ce changement.

Étape 1 – Énoncer clairement les avantages que vous proposez.

Seule méthode pour désamorcer l’ignorance qui sert bien les protagonistes fédéralistes qui entretiennent le spectre de la peur, c’est la diffusion de la connaissance et de l’information pertinente des bienfaits en faveur de la souveraineté et aussi d’exprimer sans réserve les faiblesses auxquelles nous aurons à faire face peut-être le moment venu.

Plus les gens seront au courant des tenants et des aboutissants pour la souveraineté, plus les gens seront enclins à vous suivre. Mais vous ne pouvez pas en rester là.

Quel problème la souveraineté essaie-t-elle de résoudre ?

1- Faites une liste des problèmes et déterminez pour chacun d’eux comment la souveraineté peut aider à les résoudre.
2- Faites une liste des ressources mises à la disposition des citoyens qui désirent en savoir plus avant d’adhérer à la souveraineté.
3- Recherchez des témoignages, des études de cas et toute chose qui démontreront que votre solution pourrait fonctionner réellement.

Il a été démontré que les gens sont 10 fois plus ouverts à trouver une solution à un problème auquel ils sont confrontés qu’ils ne le seront dans le but d’atteindre quelque chose qu’ils souhaitent. Assurez-vous que vous savez réellement de quelle manière vous souhaitez aider les autres à résoudre leurs problèmes.

Étape 2 – Comprendre  le « besoin critique » de votre interlocuteur.

Une fois que vous aurez compris de manière générale les types de problèmes que la souveraineté est la seule à pouvoir solutionner; l’étape suivante consiste à déterminer qui a ce genre de problèmes et qui sera intéressé par votre solution en particulier. Vous pensez peut-être que tout le monde a besoin de la souveraineté que vous proposez, mais ce n’est pas le cas. Même si nous partons de l’hypothèse que tout le monde est confronté au problème canadien que vous souhaitez résoudre.
Apple a réalisé un travail formidable en aidant les gens à résoudre des problèmes qu’ils ne savaient même pas qu’ils avaient – telle que la possibilité d’emporter l’ensemble de leur bibliothèque musicale dans un appareil qui tienne dans leur poche, ou de regarder les spectacles télévisés ou les vidéos sur un appareil de la taille d’un livre. La plupart des gens seront d’accord avec vous en disant que les produits d’Apple sont de bonne qualité. Et presque tout le monde souhaite écouter de la musique ou regarder des vidéos de nos jours, mais tout le monde n’est néanmoins pas prêt à acheter un iPod, un iPhone ou un iPad. Pour certaines personnes, ces produits sont trop chers. Pour d’autres, les produits ne s’adaptent pas bien à d’autres équipements qu’ils utilisent. Le succès d’Apple a été de cibler avec succès les gens en mesure de payer davantage pour un produit qui les aide à se sentir spéciaux et uniques, tout en étant utile dans le même temps.
Notre activité est basée sur la construction d’alliances que nous pouvons créer avec des personnes ayant de l’influence dans tous les secteurs de la société québécoise. Nous savons qu’il est possible de rencontrer n’importe qui, peut importe la célébrité, le succès ou l’inaccessibilité apparente de ces personnes, tant que vous pouvez identifier leurs « besoins critiques ».

Nous sommes dans une situation où il faut proposer des solutions novatrices aux problèmes constitutionnels.

Étape 3 – Mettre en place la confiance

Les gens n’achèteront l’idée de la souveraineté, ou ne travailleront pour cette cause, qu’avec des personnes en qui ils ont confiance. Mettre en place cette confiance implique la création d’une relation avec les personnes qui vivent et subissent les mêmes problèmes que la souveraineté peut résoudre. Vous construirez cette confiance en faisant la pédagogie des bienfaits de la souveraineté en récupérant des témoignages, des appuis, des cas d’études de certains pays qui ont eu la chance d’utiliser ces outils pour leur plus grand bien. Vous pourrez également créer cette confiance en démontrant où elle a réussi par le passé et les cas sont nombreux.

Étape 4 – Éliminer la sensation de risque

Chaque fois qu’une personne adhère à une idée qui peut changer définitivement son destin, il prend le risque que ce changement ne parvienne pas à répondre entièrement et adéquatement à leur besoin.

Il serait utopique de croire que la souveraineté soit une panacée à tous les problèmes que les Québécois pourraient rencontrer durant leur vie, cependant il serait pertinent de noter que le fédéralisme canadien a également quelques ratées importantes qui sont aussi à considérer par rapport à l’évaluation de l’option souverainiste. Si vous analysez sérieusement les pour et les contre de chacune des options, vous conviendrez que la souveraineté pourrait être des plus avantageuses.

Y aurait-il une garantie que nous pourrions proposer aux Québécois advenant la souveraineté que tout serait merveilleux et sans aucun souci pour tout le monde? Bien sûr que non! Par contre, notre capacité de faire face à des situations difficiles serait grandement améliorée parce que nous aurions tous les leviers et tous les moyens à notre disposition pour les régler selon nos besoins et selon nos priorités à nous.

Plus nous donnerons de l’information complète et crédible, plus les gens bien informés sauront faire la part des choses et pourront nous accompagner dans cette belle aventure.

Étape 5 – Prendre réellement soin de tous les Québécois (c’est l’élément le plus important)

Nous ne faisons pas la souveraineté contre qui que ce soit, mais pour le bien-être de tous les Québécois. C’est très important, nous ne sommes pas contre le Canada et ceux qui en sont de fervents partisans, mais nous travaillons pour l’entièreté des Québécois qui veulent se donner la totalité de ce qu’ils méritent et pas seulement les reliquats que le Canada veut bien avoir la décence de nous laisser.

Quand nous entendons la loufoquerie que des méchants séparatistes veulent anéantir le Canada, il faut se rappeler que c'est la peur de l'inconnu et l'ignorance de ceux qui l'expriment qui parlent. Se donner un pays n'est pas d'enlever à l'autre quoi que ce soit, mais simplement prendre ce qui est à nous et laisser aux autres le droit de faire de même. Sinon, cela s'apparente à de l'esclavagisme. Nous ne sommes pas la propriété du Canada.  

Nous ne sommes pas là pour convaincre personne, il s'agit simplement de faire la démonstration et la pédagogie des faits, puis de laisser la vérité parler d'elle-même et ainsi convaincre la tête et le coeur des Québécois.