Il n'y a pas de plus grande joie pour un être humain que celle de décider librement de son avenir, il en va de même pour un peuple lorsqu'il choisit de se donner sa souveraineté!
Si on accusait le Parti Québécois d'avoir défendu ses convictions,aurait-on assez de preuves pour le condamner?
C'est avec cette rage intérieure que je commence ce message incisif.
Faire preuve de leadership
Le Parti Québécois qui aspire à devenir le gouvernement en 2018 pour faire mieux que la nullité libérale actuelle (la marche n'est pas tellement haute) comment fera-t-il cela?
En partageant les comtés avec tous les pseudo-souverainistes et les groupuscules qui s'en revendiquent?
En refusant de se présenter dans tels comtés pour laisser la place à un tel ou une telle qui ne sera jamais à 100% loyal à notre programme, à nos idéologies, à nos croyances?
En donnant un ministère à un tel pour avoir son appui.
Nous ne sommes pas en Europe Monsieur Lisée, au Québec on fait les alliances stratégiques par la négociation avec les députés élus et non avant les élections remplies de conditions et d'engagements qui nous retirent toute notre liberté d'agir et de décider selon notre bon vouloir.
Une élection générale avec une majorité de députés de notre parti est la seule façon envisageable d'y parvenir. Si vous êtes d'accord avec cela, pourquoi une partielle devrait-elle briller par votre absence?
La bip de convergence
Pourquoi avons-nous si peu confiance en nous, si peu confiance en nos valeurs que nous devions à tout prix téter les alliances avec ceux qui nous méprisent à peine voilé?
Nous perdons un temps précieux, comme de l’acharnement thérapeutique, l'acharnement politique ne donnera rien. Vous faites le jeu de vos adversaires qui s'en délectent.
La bip de convergence est à l'électorat, ce que le multiculturalisme est à l'immigration. Dans les deux cas, ça ne sert aucunement adéquatement le Québec.
Faire preuve de ténacité
Si vous n'êtes pas capables de battre vos adversaires politiques dans une partielle, alors pourquoi perdre notre temps à voter pour le Parti Québécois en 2018. Je vous rappelle que QS est un adversaire politique tout comme la CAQ et le PLQ, ce sont tous des adversaires qui se présenteront contre vous en 2018!
Je suivrai un parti qui a des tripes et qui est prêt à se battre pour ses convictions, mais s'il refuse de se présenter par peur, par lâcheté, par stratégie molle, alors ce sera sans moi en 2018!
Faire preuve de cohérence
Si vous voulez être élu majoritaire en 2018, commencez par être présent dans toutes les élections, fini la complaisance béate et stérile en bout de compte.
La seule façon en politique d'attirer des électeurs est de se présenter à chaque élection partielle ou générale pour présenter et offrir son alternative.
Oser repenser le PQ, c'est bien beau, mais il faudra un jour ou l'autre se battre dans les élections pour se faire élire. Sinon, vous n'êtes que perte de temps.
Faire preuve de loyauté
Pourquoi abandonnez-vous les péquistes de Gouin? Pour qui doivent-ils voter selon vous? Je vous fais le pari que les résultats seront encore plus décevants.
Et cette très mauvaise stratégie que prépara-t-elle pour 2018 dans Gouin? Y avez-vous seulement pensé 30 secondes?
Abandonner les militants de Nicolas Girard dans Gouin, vous dormez bien avec ça vous?
Faire preuve de conviction
Petite question comme ça, qui parlera en votre nom dans Gouin durant cette élection partielle? Plate réponse: personne, parce que vous ne serez pas là pour le faire? Êtes-vous assez naïf pour croire que vos adversaires politiques porteront votre message? Si oui, quittez la politique ça presse!
Ayez le courage de vos convictions.
Dans Gouin, vous devez présenter un bon candidat et gagner.
Ainsi en 2018, nous saurons que vous êtes sérieux et nous serons derrière vous.
«Le courage n'est pas de gagner, mais de tout faire pour gagner!»
J'ai suivi, comme vous tous, la campagne à la chefferie du Parti Québécois avec un certain intérêt de voir des candidats parler enfin de la souveraineté sur toutes les tribunes et à toutes les occasions, ce que je demande régulièrement depuis plusieurs années.
Je salue le courage de ces cinq candidats qui ont mis l'été à nous partager leurs convictions qui se rejoignent en plusieurs points, mais qui peuvent différer dans les moyens d'y arriver.
J'avais le goût de redevenir membre du Parti Québécois grâce à la personnalité et au message de fraîcheur de Véronique Hivon. Après son retrait de la course pour des raisons de santé, j'ai librement choisi de ne pas reprendre ma carte de membre et de ne pas participer à l'élection, bien que les enjeux de la course m’intéressaient fortement. Je voulais laisser les membres faire leurs choix en respectant chacun des autres camps.
J'ai été déçu par les dérapages de quelques députés qui ont lancé des attaques personnelles à l'endroit comme à l'envers de certains candidats qui n'étaient pas le leur. Une certaine retenue aurait été appréciée de leur part. Cela a finalement plus nui à leur cause et à leur candidat, et c'est bien ainsi.
J'ai admiré le discours du nouveau chef Jean-François Lisée rempli de fraîcheur, d'éloquence et d'ouverture. Suite à cela, je songe à reprendre du service.
La veillée mortuaire à RDI était pénible et que dire de la veillée funèbre à LCN avec des propos complètement indignes de gens qui se prétendent des communicateurs, une radio-étudiante du secondaire aurait mieux fait!
C'était une soirée de couronnement du nouveau chef du Parti Québécois, pourtant les panélistes de RDI déblatéraient sur la fin du PQ, sur la fin du référendum, sur la fin de l'indépendance. Bref, une gang d'éteignoirs frustrés et à la solde d'on sait qui!
Aujourd'hui, à ne pas lire les articles des journaux rapportant les états d'âme scabreux et morbides de Philippe Couillard qui s'abaisse à ce qu'il y a de plus sale en politique, étant incapable de dignement féliciter la victoire du nouveau Chef du Parti Québécois et nouveau chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec.
Je comprends la déception de Philippe Couillard de ne pas avoir son préféré Alexandre Cloutier devant lui, mais un Jean-François Lisée qui se tient debout avec des positions qui brasseront la cage du pire gouvernement du Québec depuis l'ère Duplessis. On sent dans la hargne de Philippe Couillard l'influence de l'odieux Gaétan Barrette, ils déteignent l'un sur l'autre, ils sont tellement pareils, aucune classe ni l'un, ni l'autre.
C'est un très bon signe si Adil Charkaoui est déçu de voir un chef du Parti Québécois qui aura le courage de le remettre à sa place au lieu d'une lavette complaisante comme Couillard. Si Charkaoui veut quitter le Québec qui s'en plaindra?
Le Parti Québécois est le seul parti au Québec qui a 76000 membres plus que tous les autres partis reconnus réunis, alors il serait utile de cesser de perdre du temps avec les groupuscules de 300 ou 3000 membres, qu'ils suivent le PQ ou qu'ils agonisent et s'éliminent avec le temps.
Option nationale était une option légitime en 2012 (j'ai même voté pour vous), ce n'est plus le cas à présent, même Jean-Martin Aussant à repris sa carte de membre du PQ, ça devrait vous faire réfléchir un petit peu, non?
Québec Solidaire va devenir Québec solitaire avec le départ de ses fondateurs... pensez-y!
La Coalition avenir Québec, le club-école du Parti libéral du Québec, ne sert qu'à fournir des ministres aux libéraux qui j'en conviens sont en cruel déficit de candidat ministrable dans leurs rangs. Quand le PLQ est obligé de recruter des attachés politiques au passé douteux à la CAQ, on voit le problème systémique des deux formations. Les libéraux sont tellement en manque d'inspirations et d'idées qu'ils doivent voler celles de la CAQ.
Le Québec a tellement besoin de politiciens de qualité, heureusement le Parti Québécois avec Lisée à sa tête saura combler le vide libéral en 2018.
Le Québec est mal pris, très mal pris avec le gouvernement actuel et il faut faire quelque chose pour mettre fin à cette situation le plus rapidement possible.
Ce n'est pas le manque d'opposition qui pose problème. Le plus grand problème est la division des forces souverainistes qui sont éparpillées dans autant de groupes et que cette dilution permettra à un gouvernement libéral d'être reporté au pouvoir sans grand effort malgré le gâchis qu'il nous a déjà fait subir.
Chacun croit que son option est la meilleure, mais oublie l'essentiel, à savoir que la dispersion ne construira rien de durable. Nous devons travailler en équipe, solidaire les uns des autres. Cessons les chicanes de ti-culs du genre c'est moi qui ai raison et c'est toi qui as tort. C'est une attitude stérile et nuisible qui laisse le champ libre au pire gouvernement de l'histoire du Québec de saccager tout sur son passage.
Je vous le demande qu'avons-nous à gagner à vouloir sans cesse tirer la couverte de son bord? Cette attitude égoïste apporte un préjudice au Québec tout entier et elle ne procurera aucun gain collectif à court terme.
Ça, c'était mon appel à l'unité des forces souverainistes.
Le revers de la médaille est la croyance que sans la convergence des troupes souverainistes et nationalistes nous sommes foutus. Rien de plus faux. Faire cette assomption procède du manque de confiance en notre capacité de convaincre avec de bons arguments sur une cause noble et légitime cause comme la souveraineté. Une normalité pour tout peuple qui se respecte et qui est digne de ce nom.
Se prostituer à quémander au gré des caprices de l'un et l'autre n'est pas de la stratégie, c'est de la servilité, de la dépendance élective. Si la noble cause n'est pas suffisante pour rallier tous ceux qui prétendre être souverainistes, alors c'est peine perdue de si soumettre.
La convergence doit d'abord se trouver parmi les rangs du Parti Québécois; or il y a autant de versions que de membres au point où on se demande s'ils ont un projet commun. Avant de convaincre les autres, il faudrait que les membres du Parti Québécois se réunissent. Et que dire de la députation qui tire dans toutes les directions? C'est à se demander s'ils sont du même camp. Quand la cohésion fait défaut, avouez qu'il est difficile de les suivre.
Option nationale a le mérite d'être clair et leurs membres se rallieront à une cause claire et précise.
Pour Québec Solidaire c'est beaucoup plus obscure. On dirait que c'est une grosse perte de temps et d'énergies à tenter de courtiser une prétendante qui dit toujours non juste pour le plaisir de faire suer!
Les nationalistes de la CAQ ne sont pas des purs et durs, mais des mous et mélangés, alors un bon projet pour l'avancement du Québec hors de la fédération canadienne saura rallier plusieurs parmi eux.
Je suis choqué!
Là où je suis complètement abasourdi et sur le cul, c'est quand une stratégie pour promouvoir la souveraineté offre aux opposants fédéralistes toutes les facilités pour promouvoir leur cause à notre détriment. Non mais sommes-nous si peu confiant mentalement que nous tombons dans le masochisme le plus total?
Si je prends l'exemple au hockey, serait-il normal que le coach des Pingouins de Pittsburgh donne son plan de match aux Sharks de San-José? Non mais ça va pas la tête, attachez-les quelqu'un!
En politique, les délibérations du caucus d'un parti ne sont pas envoyées au camp adverse. C'est un non-sens. Depuis quand le camp adverse a-t-il besoin de notre aide? Sommes-nous tellement au dessus de nos affaires. C'est pure folie!
Un projet rassembleur avec toute la pédagogie nécessaire pour convaincre le peuple de ses bienfaits devrait suffire. À moins que ce soit un problème chronique de méfiance envers la capacité mentale ou intellectuelle de la population à faire un choix éclairé devant une bonne solution. Cessez de nous prendre pour des morons.
Il y a des pays qui consultent sur une base régulière leur population et c'est en cela qu'ils peuvent se prétendre démocrates.
La peur de l'échec paralyse. La bravoure et l'audace sont les armes dont se servent ceux qui croit en la cause et qui sont en mission de la réaliser.
Nous y voilà, aussitôt une campagne à la chefferie du Parti Québécois est lancée que les journaleux, les commentateux, les fédéralistes, les mous, les pas certains, les nationalistes de fin de semaine et les autres tentent encore une fois de nous faire tomber dans la trappe qui a fait perdre bien des batailles électorales au Parti Québécois dont celle d'avril 2014. Et j'ai nommé: le référendum!
S'enfarger dans la mécanique référendaire (le comment) fait à loisir le plaisir de tous ceux qui veulent nuire à la cause de la souveraineté. Et le Parti Québécois tombe encore une fois dans le panneau.
Cibole, ils n'apprendront jamais! «Je me souviens» devrait être remplacé ou complété par «j'apprends avec le temps.»
Que nous a enseigné l'histoire (vous savez l'affaire que les libéraux veulent nous empêcher de savoir, pour mieux contrôler notre ignorance) des 40 dernières années, deux démarches référendaires qui nous ont enseigné plein de leçons qu'il serait bon de se souvenir.
Référendum de 1980
Bref rappel: une promesse électorale de consulter la population pour obtenir un mandat de négocier la souveraineté, assorti d'une association avec le reste du Canada. Donc ce référendum sur un mandat de négocier une souveraineté-association était une des étapes malicieusement concoctées par Claude Morin qui a perdu son poste de ministre, car il était à la solde de la Gendarmerie Royale du Canada.
Malgré son tortueux exercice référendaire et toute la bonne volonté des membres du camp du oui, le résultat de 42% en faveur allait tuer dans l’œuf les espoirs de plusieurs, mais raffermir la conviction profonde de certains, dont Jacques Parizeau.
Ce qui amena plein de conséquences amères et non encore digérées sauf par quelques ignorants de leur histoire (des libéraux sans doute).
Par exemple: Le rapatriement unilatéral de 1982 de la Constitution canadienne par Pierre Eliott Trudeau (le père de Selfie Justin) et de son acolyte Jean Chrétien qui concocta avec les autres provinces contre le Québec en position de faiblesse ce qu'on appela plus tard la nuit des longs couteaux.
Autre exemple: Le beau risque offert par Brian Mulroney en 1984 qui alla déboucher sur une scission au Parti Québécois en décembre 1984 au cours duquel plusieurs ministres démissionnèrent, dont Jacques Parizeau. En janvier 1985, lors du congrès extraordinaire qu'on appela les suites du «Renérendum» avec un tiers de la salle que se retira suite à se virage de l'option fondamentale du Parti. J'étais présent en observateur derrière et à ma gauche était assis Jacques Parizeau. Quand René Lévesque a su que Jacques Parizeau était là, il est parti du devant de la salle pour venir saluer d'une poignée de main Jacques Parizeau. Il y avait de l'électricité dans l'air et le silence parlait beaucoup.
Le problème avec l'étapisme de Claude Morin était comme si j'envoyais au camp adverse mon plan de campagne avec tous les détails: date, heure, endroit, stratégie, publicité, etc. De quoi rendre chauve le ridicule plutôt que de le friser! C'était voué à l'échec, dès sa conception.
Référendum de 1995
Le retour de Jacques Parizeau fut inespéré, mais il alla galvaniser les vrais souverainistes pas ceux qui le disent du bout des lèvres en se bouchant le nez. Il avait pris 3 ans pour préparer son retour et préparer toute sa stratégie devant nous mener à la souveraineté.
Il avait annoncé sans détour ni louvoiement qu'un vote pour le Parti Québécois était un vote pour l'indépendance du Québec et il a gagné son pari! Durant toute la campagne électorale de 1994, sur toutes les tribunes et à toutes les occasions, il répétait qu'il était prêt pour faire un référendum dans la première année de son mandat s'il était élu gouvernement majoritaire en 1994.
Il eut la sagesse de ne pas dévoiler toute sa stratégie au camp adverse, avec des détails qui auraient servi ses ennemies fédéralistes, mais il indiqua de façon claire et limpide la démarche au moment opportun que nous le sachions.
N'eût été l'argent illégal du fédéral de Jean Chrétien (tient encore lui) pour le camp du Non et des inscriptions de votant ethniques qui venaient d'avoir à leur grande surprise leur citoyenneté en accéléré tellement que l'encre n'était pas encore sèche quand ils venaient devant la Commission de révision spéciale pour être inscrit sur la liste référendaire et pouvoir dire non, puisque c'est à cette condition qu'ils obtinrent leur citoyenneté. N'est-ce pas ce qu'a dit Jacques Parizeau le soir du référendum de l'argent et des votes ethniques? Osez me dire que c'est faux et prouvez-le moi!
Ce qui fut dit fut fait! En octobre 1995 nous passâmes à un cheveux de l'atteindre.
Ce que nous pouvons retenir de cela:
Que ça fera toujours l'affaire des fédéralistes d'avoir un référendum:
Car le fédéral ne suivra pas les règles financière et pourra toujours fausser l'exercice.
Car le fédéral contrôle la citoyenneté des électeurs.
Car la peur du mot référendum est un mantra pour les fédéralistes qui fonctionne.
Que s'enfarger dans la mécanique référendaire à deux volets est stérile, car cela peut être torpiller deux fois plutôt qu'une.
Que même un deuxième exercice mieux fait que le premier n'a pas permis d'y parvenir.
Élection référendaire
L'expérience de l'élection référendaire a eu deux réussite au Québec. Je vous surprends? Est-ce que vous avez manqué de cours d'histoire dans vos études?
En novembre 1962, Jean Lesage, Premier ministre du Québec (avec René Lévesque comme Ministre des richesses naturelles) annonce une élection référendaire sur la nationalisation de l'électricité et il la gagna ce qui créa Hydro-Québec.
En septembre 1994, Jacques Parizeau qui tout du long de la campagne électorale a martelé qu'un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la souveraineté et il gagna ce pari en formant un gouvernement majoritaire ce qui lui permit de tenir son référendum 1 ans plus tard.
Fort de ces deux exemples réussis ne pourrions-nous pas en tirer des enseignements et aller de l'avant sans peur ni culottes brunes?
La convergence
On semble oublier que le Parti Québécois est né de la convergence des forces souverainistes et indépendantistes des années 60. Alors ceux qui voudraient nous faire la leçon devraient faire leur devoir!
La stratégie que je tire des enseignements du passé est la suivante:
Ne pas faire une élection avec la promesse de tenir un référendum.
Tenir un discours pour la souveraineté en tout temps et en toute lieu.
Se préparer pour le rendez-vous électoral de 2018 avec une approche élection référendaire agressive au lieu de défensive. Du genre: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour la réalisation de la souveraineté. En faisant la promotion de tous les avantages de la souveraineté sur tous les fronts et en défiant les fédéralistes de nous démontrer les avantages de rester soumis dans le Canada, leur pays!
Et si les fédéralistes brandissent le référendum, vous leur direz que c'est dépassé comme leur fédéralisme.
Advenant l'élection majoritaire du Parti Québécois en 2018, il aura le légitime mandat de réaliser la souveraineté avec tout ce que cela comporte.
Si les fédéralistes jappent que c'est anti-démocratique, vous pourrez leur rétorquer que l'actuel Parti libéral du Québec démantèle le Québec sur tous les plans et que c'est tout aussi anti-démocratique selon les lois électorales en vigueur!
Après la mise en place de toutes les facettes de la réalisation de la souveraineté, elle sera entériné lors d'une autre élection référendaire portant sur le sujet!
C'est un hypothèse qui a fait ses preuves dans de nombreux pays qui avaient le désir de faire avancer les choses au lieu de faire du sur place.
En conclusion
Sortir des sentiers battus avec les vieux réflexes de peur référendaire qui nuisent à la démocratie. Faire une élection claire sur nos intentions d'appliquer l'intégralité du programme du Parti Québécois qui est de faire du Québec un pays. Point final! Un vote pour le Parti Québécois est un vote pour réaliser la souveraineté. Il est fini le temps de demander la permission de négocier!
Les candidats qui s'enfargeront encore dans la mécanique référendaire, perdront de vue l'essentiel d'être rassembleur autour du beau projet de souveraineté, de cette convergence qui le moment venu sera mis en oeuvre de la bonne façon. Cessons de téléguider nos coups d'avance! Tout vient à point en temps et lieu!
Un sondage donne un verdict inquiétant 79% des répondants ne font pas confiance aux politiciens. Je dis inquiétant parce que 21% semblent ne pas être dérangés par cette dérive dans une société dite démocratique.
Réduire la confiance envers nos politiciens à l'apparence du show de la période des questions de 45 minutes par jour à l'Assemblée nationale est bien naïf. Le mal est bien plus profond que cette joute oratoire.
Est-ce que je ferais confiance à mon voisin s'il avait le comportement de certains politiciens? Prenez celui que vous voulez.
Si nous regardons en profondeur, quels seraient les critères qui établissent ou non la confiance envers nos politiciens ce serait au départ:
Que l'intégrité soit au-dessus de tout. Chaque député devrait signer un code d'honneur dès son assermentation et s'il déroge, il doit démissionner sans aucune prime.
Que les politiques soient pour le bien commun de la majorité et non pour favoriser une petite gang d'amis. Tout lobbyiste est interdit, sous toutes ses formes.
Que l'Assemblée nationale sanctionne sévèrement tout député qui fait des attaques personnelles directes ou indirectes envers un autre député. Les appels au règlement qui n'en sont pas devraient être aussi sanctionnés.
Que toutes les nominations aux postes de commande de l'état soient nommées par les 2/3 de l'Assemblée nationale. Les juges, les commissaires de toutes sortes, les présidents de sociétés d'État.
Que les lignes de parti soient abolies. Cela forcerait le consensus sur des questions importantes et éliminerait les favoritismes idéologiques.
Que le gouvernement ne puisse pas forcer le processus pour faire adopter ses lois (le bâillon), sauf en cas d'urgence bien définie.
Que les députés n'aient plus l'immunité parlementaire et qu'ils assument entièrement leur propos. Cela éviterait les dérives et permettrait la prudence et le respect au lieu d'un président qui tranche dans le politiquement correct de chaque mot, ce qui est plutôt puéril. Ce sont des adultes qui doivent mesurer leurs propos.
Que le mode de scrutin soit proportionnel. Pour en finir avec les déséquilibres entre le nombre de votes et la représentation électorale.
Que si un politicien change de parti en cours de mandat, il doit démissionner et se représenter en élection partielle sous l'autre bannière. Sauf s'il siège comme indépendant.
Que les politiciens n'aient plus droit à aucune indemnité de départ pour quelques motifs que ce soit, comme tous les autres citoyens du Québec. Les politiciens feront comme tout le monde et prendront une assurance, ça existe!
Que les délibérations du Conseil des ministres soient diffusées puisqu'ils nous sont tous redevables de leurs décisions. Voilà un début de transparence.
Que le discours du budget soit sur 2 ans au maximum, compte tenu qu'on ne sait pas ce qui adviendra dans une semaine. Cesser de nous annoncer des mesures dans 5 ans si tout va bien, madame la marquise!
Que les bottines suivent les babines. Toutes les paroles creuses et les vœux pieux ne donnent rien si la résultante dans les faits n'est pas à la hauteur de la réclame.