vendredi 27 juin 2014

essai sur les Méprisables


Bonjour, 
Je suis dans la création littéraire avec ce que je vous ai partagé, il y a quelques jours et j'aimerais avoir vos suggestions pour ajouter quelques points que vous considéreriez pertinents et qui semblent manquer à mon œuvre en cours d'écriture. Il est encore temps de me faire part de vos commentaires ou suggestions. Envoyé les suggestions à pourlasouverainete@gmail.com. Un grand merci!

Les
MÉPRISABLES
Par
Sylvain Daigle
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Table des matières
 
1.       Mise en contexte. 4
6.       La police politique. 14

jeudi 26 juin 2014

Les mensonges fédéralistes

Bonjour amis fédéralistes et futurs souverainistes,

Je vous défie de lire ce blogue et de me dire sincèrement après si vous êtes encore fiers d'être fédéralistes.

J'écoutais hier les bonnes paroles mensongères de votre premier ministre Harper qui avançait tellement de faussetés que je dois en avoir oublié quelques-unes.

Je vous en offre un florilège en vrac:
  1. Harper s'attribue le mérite de la victoire libérale du 7 avril dernier. Je ne savais pas qu'il était un libéral, qu'il habitait au Québec et qu'il avait voté au Québec le 7 avril, car selon moi les seuls qui peuvent s'attribuer cette victoire ce sont des électeurs. Voici comment pense un «looser» : si ma cause gagne c'est grâce à moi, si ma cause subit un échec c'est de votre faute.
  2. Harper répète comme un mantra que les Québécois ne veulent pas entendre parler de la souveraineté, de référendum et de constitution, alors ma première question : qui nous remet le sujet constamment sur le tapis? 
    1. Pendant les élections de 2014 qui nous a constamment martelé le message négatif pas de référendum, pas de référendum, pas de... Couillard en voulait tellement pas qu'il en parlait constamment. Si je vous dis ne penser pas à un éléphant rose, à quoi pensez-vous?
    2. Pas de référendum pour consulter démocratiquement les Québécois sur ce qu'ils désirent pour leur avenir collectif, ça, c'est mal! Mais les faire rentrer de force dans la constitution canadienne sans leur demander leur accord, sans les consulter, ça, c'est démocratique?
    3. Si la souveraineté est agonisante comme le prétendent les fédérastes, alors pourquoi en parlent-ils autant? Serait-ce pour tenter de se convaincre entre eux que cela n'existe plus, comme de la pensée magique, de la poudre de perlimpinpin? 
    4. Leur propagande anti-souveraineté est stérile. Petite nouvelle pour eux autres, plus ils en parleront négativement ou non, plus cela donnera force et vie à cette idée. Rappelez-vous mon éléphant. C'est l'effet Hygrade, vous vous souvenez? Plus les gens en mangent parce qu'elles sont fraîches, et plus elles sont fraîches parce que les gens en mangent.
    5. Les Québécois ne veulent pas entendre parler de constitution selon Harper. Pourtant le problème n'est-il pas là et sa solution aussi?
      1. Comment un peuple ou une nation peut-il se sentir à part entière membre d'un pays dans lequel il n'a pas été signataire de sa constitution, par la faute des gouvernants fédéraux de l'époque -- Pierre Elliot Trudeau et Jean Chrétien-- qui ont magouillé dans la nuit des longs couteaux, l'exclusion du Québec de cet accord historique. Le Québec s'est alors fait piétiner et exclure par les 9 autres premiers ministres provinciaux et le fédéral de ce pays, dans l'allégresse.
      2. Le statu quo comme la bicyclette nous donne la leçon. Si tu n'avances pas ou ne recules pas, mais tentes seulement de rester en place, tôt ou tard tu tombes, c'est comme ça! La vie est évolutive et l'immobilisme est toujours pire que de faire une erreur ou de tenter de la réparer. Ce sont des pleutres.
      3. Si le Canada a dit en 1981 par la voix de ses dirigeants "nous ne voulons pas du Québec dans notre constitution", alors ils nous ont simplement et directement signifié que nous ne sommes plus des leurs. Or, si nous ne sommes pas Canadiens à part entière comme eux, pourquoi veulent-ils tant que nous ne fassions pas la souveraineté? C'est quoi la «game»? Veulent-ils simplement nous garder comme des Canadiens de 2e catégorie, inférieurs bien sûr dans leur mentalité de conquérants britanniques?
      4. En clair, ils nous ont exclus du Canada par cet acte de trahison, mais ils ne veulent pas qu'on parte, eille branchez-vous!
      5. Il y a bien eu quelques tentatives infructueuses de réparer les pots cassés par Brian Mulroney, vous savez le beau risque, rentrer le Québec dans la fédération avec honneur et enthousiasme. L'accord du lac Meech signé en 1987 et mort le 22 juin 1990. Mort par deux décisions prises contre nous par des non-Québécois. Pis vous viendrez me dire que les Canadiens veulent nous avoir avec eux, foutaise!
      6. Même la dernière tentative, l'accord de Charlottetown de 1992 n'est pas passé. Depuis, plus rien du côté des fédéralistes devant leurs échecs et leurs peurs de s'affaiblir encore plus.
      7. La question qui tue : qu'est-ce que le Canada peut nous offrir de plus que la souveraineté nous offrirait déjà? Le fardeau de la preuve est le leur à présent! Si nous étions un peu stratège pour deux sous, ne serait-il pas temps de leur demander de nous prouver ce qu'ils veulent faire pour nous garder, que dis-je nous reconquérir, puisqu'ils nous ont rejetés comme une vieille chaussette sale.
  3. Puis Harper nous parle de sa bonne performance économique et que le Québec avec une autre vision a fait moins bien que lui. Je vais lui expliquer assez succinctement pourquoi le Québec a moins bien réussi que lui.
    1. Quelle province de son Canada a-t-elle le plus haut taux de déficit actuellement? Le Québec ou l'Ontario? Donc avant de vomir sur la performance économique du Québec, il devrait regarder l'ensemble du portrait financier de son pays. Continuons.
    2. Parlons de transferts aux provinces dans les programmes de compétence provinciale où le fédéral inquisiteur s'est mis le nez et où les transferts diminuent sans cesse, année après année. 
    3. Combien donnent les Québécois au Fédéral par leurs impôts et leurs taxes de toutes sortes et combien en revient-il au Québec? Faites les comptes et vous verrez qui profite de qui.
    4. Combien a donné le fédéral à Terre-Neuve pour son développement pétrolier et hydroélectrique déjà?  Quelques milliards et pour le Québec, nenni?
    5. Attention l'annonce de milliards n'est pas de l'argent neuf pour le Québec, mais la reconduction d'un programme d'infrastructure existant déjà. En faire une annonce en grande pompe pour mousser sa pseudo-générosité est plutôt bas de gamme. D'ailleurs toutes les provinces reçoivent de l'argent de ce programme depuis quelques années.
    6. Combien pour les sables bitumineux de l'Alberta déjà? J'aimerais bien voir les chiffres!
    7. Une différence majeure, le fédéral a coupé ses programmes et services puis sa fonction publique sur le dos de l'équilibre budgétaire à tout pris et a refilé les problèmes de service aux citoyens aux provinces. Par exemple : les coupes sauvages et drastiques à l'assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers qui a automatiquement créé des assistés sociaux de plus et qui paie pour ça? Les provinces.
    8. Il est facile de renoncer à ses responsabilités et de garrocher aux provinces les problèmes collatéraux et de s'en péter les bretelles avec arrogance. Avec une telle désinvolture, il serait mûr pour devenir chef du parti libéral du Québec, tellement il est pareil.
    9. Autre facteur non négligeable, aux Québec sous le Parti Québécois -- puisqu'il faut bien comprendre que les critiques de Harper sur l'économie québécoise étaient bien ciblées contre eux -- on s'occupe de notre monde, au fédéral on s'occupe d'économie sur le dos des provinces et des citoyens.
  4. Je ne cesserai jamais d'être abasourdi de voir un premier ministre fédéral qui vient seulement faire des relations publiques au Québec l'année préélectorale, pour espérer nous téter des votes et qui le reste du temps se crisse bien de nous. Il a certes été moralement obligé de venir lors des catastrophes de Lac-Mégantic et de l'Île-Verte, mais à part cela, un fantôme invisible. C'est vrai qu'il avait tant à faire avec les scandales au sénat et dans son parti.
Bon, je pourrais continuer pendant des lunes, parler de la saga avec les nominations à la Cour Suprême qui démontre l'irrespect du Québec, des lois et pire de la Constitution. Hormis Harper, avez-vous déjà vu un premier ministre du Canada s'en prendre à la juge en chef de la Cour Suprême, comme s'il était le monarque de son pays. C'est peut-être pour cela qu'on ne le voit pas souvent au Québec, un monarque ne s'abaisse pas à côtoyer son petit peuple.

Alors, quelles sont les raisons qui devraient vous rendre fiers d'être Canadiens?

mercredi 25 juin 2014

La fierté d'être Québécois

Bonjour amis souverainistes,

J'ai passé une journée de Fête nationale avec un arrière-goût bien senti qui allait en parfaite continuité du texte que j'avais écrit hier : "le cœur à la fête".

Beaucoup de commentaires rejoignaient mes émotions, nous ne sommes pas seuls et nous ne sommes pas fous de nous sentir ainsi. C'est déjà ça! Ne pas se sentir tout seul devant un gouffre d'émotions qui semble sans fond, puisque nous ne l'avons pas encore trouvé. Je ne dis pas en cela qu'il est nécessaire de toucher le fond de l'abime, mais d'au moins le positionner et le reconnaitre.

Certains parlaient en différents termes sur la notion de fierté d'être Québécois, d'autres y voyaient plutôt une gêne allant pour certains jusqu'à la honte, ce qui était bien compréhensible.

Ce qui m'a amené à réfléchir sur ma propre notion de fierté. Quelle est ma fierté d'être Québécois? On peut passer 4 ans à exprimer notre frustration et tous ses dérivés, mais il serait sans doute plus productif et plus plaisant d'aller vers le positif des choses. Ce qui n'empêchera jamais le droit de vivre ces émotions moins plaisantes et de goûter vraiment les enseignements si précieux qu'elles peuvent nous apporter.

Avant de parler de fierté, j'aimerais dire quelques mots sur son contraire, la honte. Je ne serais jamais honteux d'être Québécois, malgré tout ce que certains politicailleux, ou médias médiocres tentent de nous faire gober parfois à notre insu. Nous pouvons être amèrement déçus du comportement d'une partie de notre peuple, mais nous ne pouvons pas le renier, car ces gens sont de notre sang, de notre race. En ce sens, nous sommes racistes, parce que fiers de notre race, de nos origines. Il n'y a rien d'indécent ni de répréhensible à être fier de notre race, de qui nous sommes. Il est légitime que nous ayons ce même respect envers les autres gens qui sont venus se joindre à nous sur le sol québécois pour y vivre. Ils peuvent et doivent être fiers de leur race et de leurs origines (lire leurs ancêtres).

Nous avons le droit d'être en colère devant le recul voulu par une partie de la société québécoise, et encore plus devant ceux et celles qui ne sont pas allés voter le 7 avril dernier et qui ont contribué indirectement à ce résultat. Mais cela dit que fait-on?

On joue au pop-corn et on rebondit. Certains resteront collés dans le fond, nous n'y pouvons rien.

Il s'agit de trouver ce qui sera le déclencheur de cette conversion collective vers la souveraineté tant souhaité par des milliers de Québécois! Détrompez-vous, il y a actuellement plus de souverainiste que vous le pensez et cessez de vous abreuver à l'eau stagnante et putréfiée des médias fédéralistes qui sont là pour vous empoisonner l'esprit et pire polluer l'âme. Ces "merdias" vous mentent sciemment en prétendant des faussetés fabriquées de toutes pièces concernant la diminution de la souveraineté dans la population. Ils ont dit cela aussi en 1980 après le premier référendum et encore en 1995 après le vol du second référendum. C'est leur façon de faire, nous farcir le cerveau de mensonges pour reprendre le terrain en réaction à leur propre peur et à la montée de la cause souverainiste qui est normale, car la souveraineté reprend toujours du terrain quand nous en parlons.

Voici quelques raisons d'être fier d'être Québécois qui ont du sens pour moi. Je vous invite à trouver les vôtres.
  1. Nous devons être fiers pour nos ancêtres, à leurs mémoires, à ce qu'ils ont érigé pour nous.
  2. Nous devons être fiers pour nos enfants, car ce legs est le fruit de notre amour.
  3. Nous devons être fier pour nous, car nous sommes Québécoises, Québécois à part entière.
  4. Nous pouvons être fiers grâce à nos immenses capacités et à notre potentiel infini.
  5. Nous pouvons être fiers grâce à notre ingéniosité, à nos ressources incommensurables.
  6. Nous pouvons être fiers grâce à notre langue, à notre culture et à nos coutumes qui nous ont fait.
Nonobstant les dérives libérales et merdiatiques qui seront notre quotidien pour les années à venir, nous avons le devoir de nous tenir debout en tout temps et en tout lieu. D'ailleurs, existe-t-il une autre position qui nous rendrait heureux et fiers?

mardi 24 juin 2014

Le coeur à la fête

Bonjour amis souverainistes,

Pauline Julien chantait : « ce soir, j'ai l'âme à la tendresse, tendre tendre, douce douce » pour moi, il en va autrement. Je suis dans un drôle d'état, depuis quelques heures, je ressens un triste mélange d'amertume, de déception, de colère et d’écœurement. Pour une première fois de ma vie, je n'ai pas le goût à la fête. Imaginez donc, un Québécois qui n'a pas le goût de souligner la Fête nationale du Québec. Que se passe-t-il?

Cette amertume -- ou ce ressentiment mêlé de tristesse, causé par une humiliation, un sentiment d'injustice -- met en veilleuse la soif de fêter notre québécitude. Depuis le résultat de l'élection du 7 avril, les choses ne sont plus les mêmes. Quelque chose de profond s'est cassé. Qu'on veuille l'admettre ou non, la cassure est lourde à porter. Le ressac n'est pas encore de retour. Cette vague d'espoir et de confiance en notre peuple s'est-elle évaporée? Existe-t-elle encore? Je ne saurais vous le dire avec précision en ce moment en ce qui me concerne.

Cette déception -- ou sentiment de tromperie -- se lisait sur de nombreux visages le 7 avril dernier avec quasiment la même intensité que lors des défaites référendaires de 1980 et de 1995. Comment croire ce peuple qui a démocratiquement choisi de chasser le Parti Québécois du pouvoir pour remettre en place un régime libéral dans lequel règnera encore la corruption, le favoritisme et la magouille fédéraliste à outrance? Je n'ai pas rencontré encore quelqu'un qui a fièrement voté pour les libéraux, or puisqu'ils ont été portés au pouvoir, il y a bien quelqu'un qui a voté pour eux, non? Aucun courage pour affirmer leur vote, ni pour assumer les conséquences qui vont avec. C'est vrai que le courage n'est pas dans leurs gênes ni dans leurs valeurs.

Cette colère -- ou réaction violente et passagère -- est le fruit d'un mécontentement envers les 1,780,178 électeurs inscrits qui n'ont même pas grouillé leur cul pour aller voter. Ça, ça me dépasse au cube. Dans un pays dit démocratique, ne pas aller voter est un crime qui devrait être punissable. Au fait, nous avons la punition pour les 4 prochaines années. Je veux ajouter à ceux qui seraient tentés de vouloir me faire la leçon sur la démocratie et de respecter le choix des électeurs qui ont voté que le droit de critiquer ce choix est aussi un droit en démocratie.

Autre élément de ma colère, le bip... de vote stratégique. Le résultat actuel : PLQ - 70, PQ - 30, CAQ - 22, QS - 3 pour 125 députés donnerait en calculant le vote stratégique (QS + ON + PQ) : PLQ - 63, PQ - 51, CAQ - 11 pour 125 députés. Ce qui donnerait encore un PLQ majoritaire. Alors, cessez de nous faire accroire que cela aurait fait une différence cette fois-ci.

Un autre : le rôle des médias durant la campagne électorale et également après la campagne qui s'acharne longuement encore sur le dos du Parti Québécois et de son option souverainiste, tels des chacals en manque de charogne qui ne manquent pas une occasion d'enfoncer le clou et qui laisse le Parti Libéral se vautrer dans leurs magouilles en les dénonçant du bout des lèvres dans un topo de 15 secondes. Ça aussi ça me répugne et m'indigne profondément. Par exemple : Alain Gravel qui sort le jour où Nathalie Normandeau passe devant la Commission Charbonneau, une histoire datant de 1981 concernant une supposée rencontre entre des dirigeants du Parti Québécois et Roch Lasalle. Belle diversion commandée par ses patrons fédéralistes, pour couvrir la marde libérale! Mais ce stratagème prend de moins en moins et sa crédibilité en est irrémédiablement ternie.

Cet écœurement -- sentiment de dégoût, de répugnance, de profond découragement -- de voir le Parti Libéral qui va débâtir, encore une fois, ce que le Parti Québécois a fait et nous faire retourner 40 ans en arrière. Ça vous donne le goût de fêter vous? Pas moi!

Fêter quoi?
La fierté d'être un Québec emprisonné dans un pays qui ne lui ressemble pas?
La fierté d'être un peuple solidaire dans ses choix politiques et sociaux?
La fierté d'être un peuple qui sait ce qu'il veut?
La fierté d'être un peuple qui sait où s'en il va? Dites-le-me-le?


Fêter le laxisme linguistique de retour au pouvoir? À preuve les lacunes de plusieurs ministres qui ne savent pas s'exprimer adéquatement en français.
Fêter le favoritisme de complaisance devant la Commission Charbonneau nommée par les Libéraux de John James Charest et qui les sert bien, n'est-ce pas?
Fêter la confrontation arrogante avec les employés municipaux de partout au Québec? Le but est légitime, mais la façon est exécrable. Ça ne vous rappelle pas le conflit étudiant de 2012, dans la forme?
Fêter la piètre gestion de la sécurité publique avec son amateurisme et son incompétence, sans aucune rigueur dans les informations données par la ministre qui visiblement ne maitrise absolument rien de ce ministère?

J'essaie de trouver les motivations, la résilience, les raisons de ce passage obligé et rien de bon ne sort vraiment. Il faut sans doute que le temps fasse son œuvre.

lundi 16 juin 2014

Le pire ennemi de la souveraineté

Bonjour amis souverainistes,

Je vous le donne en mille, vous ne trouverez pas tout seul qui est le pire ennemi de la souveraineté.

Est-ce le Quebec Liberal Party qui a gagné sa campagne électorale sur le spectre d'un référendum qu'il était le seul à promouvoir pour faire peur aux faibles d'esprit du Québec qui n'y ont vu que du feu? Bullshit!

Est-ce la couverture médiatique biaisée partisane durant la campagne électorale qui favorisait seulement un camp, celui des libéraux, au détriment de la neutralité et de l'objectivité journalistique qu'ils prétendent être les défenseurs en tout temps? Foutaise!

Est-ce la faiblesse du discours du Parti Québécois qui n'a pas su être à la hauteur des attentes légitimes d'un peuple en recherche de quelque chose, mais de quoi on ne sait pas exactement? Connerie!

Est-ce le fédéralisme canadien qui sait toujours tel un tortionnaire fesser là où ça fait mal, avec des projets de loi qui nuisent considérablement aux Québécois et qui indispose même la Cour Suprême en continu? Mensonge!

Est-ce l’écœurement du peuple du Québec devant la corruption étatisée et montée en épingles par les médias tous les jours à nous en rendre malades? Erreur!

Est-ce la faute de tel ou tel politicien, de la première ministre Marois qui a fait ceci ou cela? Stupidité!

Tout cela comme bien d'autres facteurs ont certainement contribué à affaiblir la souveraineté, mais vous êtes encore dans le champ bien éloigné.

Le principal ennemi de la souveraineté c'est le souverainiste! Lequel? À vous de décider, les possibilités sont multiples et les choix sont considérables.
  • Le souverainiste pur et dur, vous savez celui qui a toujours raison dans les partys de famille, le gossant qui sait mieux que tout le monde comment cela n'aurait pas dû être fait. Celui qui sait toujours après coup ce qu'il aurait fallu faire, mais qui n’en a aucune idée avant.
  • Le souverainiste mou, ah! qu'il veut la souveraineté, mais il ne faut pas que ça dérange sa petite vie plate et bien ordonnée! Ses petites habitudes ne doivent pas être bousculées, sinon il ne la veut plus tant que ça la souveraineté. Après tout, il est bien dans le Canada des autres.
  • Le souverainiste chialeux, l'insatisfait chronique, celui qui a toujours à redire sur toutes les initiatives des autres c'est jamais assez bon pour lui. Ce chef-là est trop mou! Celle-ci est trop rigide! Rien de bon et toujours à redire tel est la devise de cet indécrottable insatisfait.
Vous me voyez venir, je suis tanné en cuir de tous ces états d'âme qui ne font qu'une mauvaise chose, celle de diluer la substance, le pourquoi de nos actions qui devrait être le but ultime de s'unir avec nos forces et avec nos différences pour l'atteindre cette bip de souveraineté au plus sacrant!

Le Bloc Québécois vient de se donner un nouveau chef qui veut réveiller ceux et celles qui dorment depuis trop longtemps dans leur petite routine plate et sécurisante. Si ça dérange, c'est une très bonne chose. «Réveillez-vous» n'est pas seulement le titre de la revue des Témoins de Jéhovah!

Aussitôt son élection, de bons souverainistes en théorie se mettent à pleurnicher contre le nouveau chef et reconsidère leur rôle. Eille, ça va faire les Maria Mourani de ce monde, il y en a trop. Si vous n’êtes pas content du nouveau chef, c'était à vous de vous présenter dans la course à la chefferie contre, sinon ralliez-vous ou quittez au plus vite!

On ne fera pas un Québec souverain avec des égos qui ne savent pas travailler ensemble.

Le pire ennemi de la souveraineté c'est la division des forces, et nous sommes assez stupides pour le faire entre nous sans que l'adversaire s'en mêle. Il ne peut le faire tellement il est crampé de nous voir nous entredéchirer pour des balivernes et des crises de je-me-moi d'adolescents non encore assumés.

Il me semble que nous avons suffisamment de défi à nous unifier contre tous les adversaires réels que nous devrions avoir l'intelligence de nous unir avec nos différences, pis nos points de vue pas toujours clairs au lieu de nous battre sur des virgules pis des trémas à tout bout de champ!

La maturité d'un peuple devrait passer par le modèle de la famille. Une famille pour demeurer unie doit apprendre à faire des concessions, à donner la chance aux autres aussi. L'esprit d'équipe, ça vous dit quelque chose?

J'ai hâte de voir une réelle différence dans la façon de penser, de parler et d'agir au Québec, mais je sais tout comme vous que nous en sommes encore à des zillions de kilomètres. Vous ne saurez jamais à quel point j'aimerais bien avoir tort!

jeudi 12 juin 2014

Quel Québec voulons-nous?

Bonjour amis souverainistes,

Je regardais la vidéo du dernier discours de Pauline Marois au CNPP du 7 juin dernier, et je me questionnais si cela correspondait à ce que je veux voir comme Québec. Elle parlait de liberté des Québécois et de la place des jeunes dans le portrait du Québec de demain. C'est le meilleur des mondes idéaux, mais comme on en est loin.

L'idée d'ouvrir l'élection primaire du chef du Parti Québécois à tous les sympathisants qu'ils soient ou non membres du Parti m’inquiète grandement, pour plusieurs raisons:
  1. Quel serait alors le privilège d'être membre si n'importe qui peut choisir le chef?
  2. Si on nivelle par le bas, en réduisant les critères pour avoir le privilège de choisir un chef, alors est-ce que cela ne risque pas de provoquer l'affaiblissement du militantisme?
  3. Y aura-t-il des risques de voir des gens mal intentionnés tels des Jean-Yves Lortie qui pourraient paqueter le vote avec un candidat fédéraliste?
  4. Ne serait-ce pas le constat de la paresse de ce Parti à mobiliser ses membres pour recruter des forces nouvelles? Par exemple, ça fait des années que personne du Parti Québécois n'est venu me solliciter pour que je redevienne membre.
  5. Une course à la chefferie est le moment idéal pour apporter du sang neuf dans les rangs, pour reconquérir d'anciens militants et pour raviver le discours qui enflammera peut-être une majorité.
  6. Ne serait-ce pas le moment idéal pour reconquérir les souverainistes de toutes allégeances à revenir à ce grand Parti comme membre? Un membre est plus fidèle qu'un sympathisant, car il doit se commettre en devenant membre.
  7. Avant de vouloir conquérir le peuple du Québec en majorité, le Parti Québécois devrait commencer par reconquérir tous les souverainistes possibles qu'il connait ou qui ont quitté le Parti pour quelques raisons que ce soit.

D'un autre côté, je regarde le cafouillage évasif de la ministre de l'insécurité publique Lise Thériault qui démontre en plus de sa perpétuelle arrogance, son incompétence la plus manifeste. Elle n'a pas le profil de l'emploi, c'est assez évident au point où Philippe Couillard est obligé de s'en mêler en lieu et place de sa maladroite ministre pour l'aider à sauver la face.

Le manque évident de responsabilité du gouvernement libéral en place qui ne sait qu'accuser le Parti Québécois de toutes ses propres dérives me lève le coeur. J'ai grand-hâte de voir un gouvernement qui met ses culottes de responsable et qui chausse la pleine mesure de ses responsabilités sans faux fuyants et avec courage. Vous savez cette qualité qui manque cruellement aux libéraux.

Ça fait seulement deux mois que les libéraux sont élus et plein de contradictions, de bavures, de gaffes et de promesses brisées sont déjà bien senties au rendez-vous.

Est-ce le genre de gouvernement que je veux?

La Commission Charbonneau nous démontre des témoins qui nous mentent sciemment sans aucun remords et qui veulent sauver une des faces qu'ils nous montrent. C'est d'un pathétisme outrancier. Quelles conséquences subiront ces bouffons qui se foutent de nos gueules avec grand plaisir?

Est-ce le genre de justice qui je veux pour le Québec?

Les avertissements paternalistes du ministre de la justice fédéral Peter Mackay qui se mêle d'un champ de juridiction provinciale soit la santé, en s'opposant à la loi 52 sur les soins de fin de vie votée majoritairement par le seul parlement qui en avait le droit constitutionnel.

Est-ce le genre d’ingérence que je veux contre le Québec?

Le 7 avril dernier, les Québécois ont fait un choix en élisant les libéraux majorit6airement, il faut maintenant vivre avec les conséquences et se tenir debout. Il faut se redresser et assumer notre avenir. Ça fait cliché, j'en conviens, cependant existe-t-il une autre solution. Être responsable de ses choix et de leurs conséquences est le premier pas de la véritable liberté dont parlait Pauline Marois.