dimanche 26 mars 2017

La souveraineté est-elle morte?

Bonjour amis souverainistes et ceux qui se questionnent sur sa pertinence,

Comme vous, je suis l'actualité, celle que les médias biaisés veulent bien nous partager et nous propager. 

Puis je regarde la joute politique, pas l'émission de catégorie F de LCN qui ne démontre que le crétinisme et l'étroitesse d'esprit des concepteurs de cette émission poubelle télévisuelle qui tente de faire concurrence aux radios-poubelles de Québec à rabais.

Comme vous, je m'interroge sur le sens à donner aux inactions de la classe politique qui nous déçoivent encore et encore. 

À quand la révolte? À quand la descente dans les rues pour exiger la démission de ces gouvernements qui ne cessent de nous entuber (comme disait André Boisclair, il y a quelque temps) et devant lesquels nous ne faisons que peu de cas 48 heures après les bavures à répétition.


Premier tableau


Certains fédéraleux s'en prennent à ce qui pourrait représenter une menace à leur petit confort douillet de multiculturalisme qui ne vise que l'assimilation des Québécois dans un Canada de n'importe quoi.

Nous pourrions poser une question en ce 150e, c'est quoi un Canadien? Un Canadien errant? Un Canadien multiculturaliste? Un Canadien n'importe quoi?

Quand j'entends parler un fédéraliste des valeurs canadiennes, et que je lui demande candidement de m'en nommer quelques-unes qui le définissent avec spécificité, il devient bêtement incapable de le faire.

La tolérance et l'accueil ne sont pas des valeurs spécifiques au Canada, à peu près tous les pays pourraient les mettre dans leur description identitaire.

Donc, je reviens aux fédéraleux qui pourfendent la menace à leur routine assimilatrice et j'ai nommé Martine Ouellet. Cette dame énergique a ébranlé plus les «pas de colonnes» d'Ottawa avec son couronnement au Bloc-Québécois que tous autres événements réunis. 

C'est tellement pissant de voir Jean-Marc Fournier, le ministre incompétent et impuissant des affaires canadiennes, japper sur la double fonction de députée et de chef de parti, pourtant ne le font-ils pas tous? Philippe Couillard n'est-il pas chef du PLQ et député et premier ministre en titre (parce qu'en fait, l'est-il vraiment, c'est un autre débat!)? Chaque chef de parti et député occupe une double fonction, Jean-François Lisée, François Legault. John James Charest était même payé 75000$ par le PLQ alors qu'il était le premier ministre du Québec. Amir Khadir est médecin et député, Yves Bolduc était médecin à temps plein et député dans l'opposition. Bref, soyons sérieux.

Ce qui dérange c'est la compétence de Martine Ouellet de faire bouger les choses alors que cela démontre l'incapacité de la personne en titre, Jean-Marc Fournier d'agir et de livrer des résultats.

Gérard Deltell se mélange les pinceaux encore une fois, il confond le travail de députée du Bloc-Québécois et celui de cheffe du Bloc-Québécois. Il serait pratiquement impossible aujourd'hui de cumuler les deux fonctions de députés dans deux parlements tellement chaque tâche est accaparante. Je dis aujourd'hui, car dans le passé il y a eu quelques cas. Pourtant avec la technologie de l'information et les outils de communication de nos jours cela pourrait être essayé.


Deuxième tableau


Quand je regarde Québec Solidaire qui se croit, je me dis c'est beau la pensée magique. C'est du grand Bernie Sanders version québécoise appauvrie. Ce n'est pas parce que tu te crois que cela arrivera. Petit message pour Québec Solidaire en passant: Bernie Sanders se basait sur le modèle du Parti Québécois pour plusieurs aspects de sa campagne!

Le parti libéral du Québec à son sauveur en Philippe Couillard, Alléluia ou Inch Allah c'est selon! Alors Québec Solidaire en voulait un aussi: Gabriel Nadeau-Dubois, Dieu soit loué!

Bon, hormis la prise de position audacieuse contre l'infâme gouvernement libéral de John James Charest en 2012 (5 ans déjà!) qu'a fait Gabriel Nadeau-Dubois depuis ce temps?
Est-ce le sauveur de la cause souverainiste?


Soyons clairs, quand bien même il y aurait des pourparlers avec Option Nationale, le pays du Québec ne se fera pas sans le Parti Québécois et que Québec Solidaire refuse de l'admettre, ça n'y changera rien.

Deux micropartis politiques ne feront jamais le poids dans la balance contre les fédéralistes qui ont l'argent du fédéral et les votes ethniques des nouveaux arrivants massivement endoctrinés par la vision canadienne des choses. Cela me rappelle la vérité que seul Jacques Parizeau a eu la lucidité et le courage de décrier, de dénoncer et de dire le soir de l'échec référendaire de 1995.


Troisième tableau


Que fait le Parti Québécois pendant ce temps?

Le poing en l'air de Pierre-Karl Péladeau avec une direction claire sur la réalisation de la souveraineté a fait place à une stratégie de perte d'énergie à vouloir courtiser Québec Solidaire, Option Nationale en leur promettant de ne pas promouvoir la souveraineté avant 2022, si et seulement si, ils sont portés au pouvoir.

Je pense que le Parti Québécois contribue par ses agissements de peureux à faire fuir les gens qui en ont marre de cette stratégie d'attentisme des conditions gagnantes. Le Parti Québécois fort de ses échecs référendaires et de ses stigmatisations ne veut rien risquer.

Si un fou comme Donald Trump a réussi à se faire élire contre toute attente, pourquoi le Parti Québécois ne ferait-il pas la promotion «ad nauseam» de la souveraineté, juste pour voir?


En terminant


Je veux le pays du Québec aussi fort que vous, mais je crois que la conviction intellectuelle n'est pas suffisante et que les actes audacieux et courageux passent plus par d'autres acteurs ce qui est plutôt triste!

Il n'est pas nécessaire de quémander des alliances stratégiques aux micropartis, si le Parti Québécois devient l'incontournable de l'ultime solution souverainiste ce sont les autres qui courront pour le rejoindre. Les gagnants attirent des suiveux, des admirateurs, des fans, des partisans, des supporteurs, des militants si la cause est attirante. 

Le problème est le suivant: hormis remplacer Philippe Couillard et sa gang d'incompétents, et faire un petit peu mieux, ce qui avouons-le ne sera pas très difficile à atteindre, qu'est-ce qui est emballant dans cela et qui donnerait le goût de vous suivre?

Je suivrai un Parti Québécois qui me présentera un plan concret pour réaliser la souveraineté et rien en bas de cela! Vous êtes prévenu!


En prime


Si vous voulez une recette qui marche, débutez chaque intervention de chaque député à chaque occasion sur toute tribune au parlement comme devant les médias bref partout, par la phrase: «Dans un Québec souverain, ...» et voyez comment le discours va changer. Essayez-le juste pour voir!

Ayez le courage de vos convictions!

samedi 8 octobre 2016

Bravo Jean-François Lisée

J'ai suivi, comme vous tous, la campagne à la chefferie du Parti Québécois avec un certain intérêt de voir des candidats parler enfin de la souveraineté sur toutes les tribunes et à toutes les occasions, ce que je demande régulièrement depuis plusieurs années.

Je salue le courage de ces cinq candidats  qui ont mis l'été à nous partager leurs convictions qui se rejoignent en plusieurs points, mais qui peuvent différer dans les moyens d'y arriver.

J'avais le goût de redevenir membre du Parti Québécois grâce à la personnalité et au message de fraîcheur de Véronique Hivon. Après son retrait de la course pour des raisons de santé, j'ai librement choisi de ne pas reprendre ma carte de membre et de ne pas participer à l'élection, bien que les enjeux de la course m’intéressaient fortement. Je voulais laisser les membres faire leurs choix en respectant chacun des autres camps.

J'ai été déçu par les dérapages de quelques députés qui ont lancé des attaques personnelles à l'endroit comme à l'envers de certains candidats qui n'étaient pas le leur. Une certaine retenue aurait été appréciée de leur part. Cela a finalement plus nui à leur cause et à leur candidat, et c'est bien ainsi.

J'ai admiré le discours du nouveau chef Jean-François Lisée rempli de fraîcheur, d'éloquence et d'ouverture. Suite à cela, je songe à reprendre du service.

La veillée mortuaire à RDI était pénible et que dire de la veillée funèbre à LCN avec des propos complètement indignes de gens qui se prétendent des communicateurs, une radio-étudiante du secondaire aurait mieux fait!

C'était une soirée de couronnement du nouveau chef du Parti Québécois, pourtant les panélistes de RDI déblatéraient sur la fin du PQ, sur la fin du référendum, sur la fin de l'indépendance. Bref, une gang d'éteignoirs frustrés et à la solde d'on sait qui!

Aujourd'hui, à ne pas lire les articles des journaux rapportant les états d'âme scabreux et morbides de Philippe Couillard qui s'abaisse à ce qu'il y a de plus sale en politique, étant incapable de dignement féliciter la victoire du nouveau Chef du Parti Québécois et nouveau chef de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec.

Je comprends la déception de Philippe Couillard de ne pas avoir son préféré Alexandre Cloutier devant lui, mais un Jean-François Lisée qui se tient debout avec des positions qui brasseront la cage du pire gouvernement du Québec depuis l'ère Duplessis. On sent dans la hargne de Philippe Couillard l'influence de l'odieux Gaétan Barrette, ils déteignent l'un sur l'autre, ils sont tellement pareils, aucune classe ni l'un, ni l'autre.

C'est un très bon signe si Adil Charkaoui est déçu de voir un chef du Parti Québécois qui aura le courage de le remettre à sa place au lieu d'une lavette complaisante comme Couillard. Si Charkaoui veut quitter le Québec qui s'en plaindra?

Le Parti Québécois est le seul parti au Québec qui a 76000 membres plus que tous les autres partis reconnus réunis, alors il serait utile de cesser de perdre du temps avec les groupuscules de 300 ou 3000 membres, qu'ils suivent le PQ ou qu'ils agonisent et s'éliminent avec le temps.

Option nationale était une option légitime en 2012 (j'ai même voté pour vous), ce n'est plus le cas à présent, même Jean-Martin Aussant à repris sa carte de membre du PQ, ça devrait vous faire réfléchir un petit peu, non?

Québec Solidaire va devenir Québec solitaire avec le départ de ses fondateurs... pensez-y!

La Coalition avenir Québec, le club-école du Parti libéral du Québec, ne sert qu'à fournir des ministres aux libéraux qui j'en conviens sont en cruel déficit de candidat ministrable dans leurs rangs. Quand le PLQ est obligé de recruter des attachés politiques au passé douteux à la CAQ, on voit le problème systémique des deux formations. Les libéraux sont tellement en manque d'inspirations et d'idées qu'ils doivent voler celles de la CAQ.

Le Québec a tellement besoin de politiciens de qualité, heureusement le Parti Québécois avec Lisée à sa tête saura combler le vide libéral en 2018.

samedi 25 juin 2016

La légitimité référendaire

Nous avons tous suivi, de proche ou de loin, le référendum britannique sur la sortie de l'Union européenne et avons été surpris par le résultat. Est-ce que cela enlève la légitimité du vote que le résultat ait été de sortir ou son contraire de rester? Absolument pas! L'exercice démocratique suprême auquel doivent se plier tous les dirigeants de quelque formation politique ou de quelque option que ce soit est le vote obtenu suite à une consultation populaire (un référendum) en bonne et due forme.

Toute manœuvre qui tenterait d'en diminuer la portée et de nier le respect du résultat serait un délit criminel contre la démocratie dans son sens premier le plus strict.

Les Stéphane Dion, Philippe Couillard, Jean Chrétien, Justin Trudeau ne peuvent rien contre la volonté souveraine des électeurs qui votent et décident de la suite des choses qui doivent être appliquées intégralement du fait que la population s'est exprimé et que personne ne saurait être au-dessus.

Tous les tordus fédéralistes devront se plier au résultat d'un référendum sur la souveraineté qu'ils soient  d'accord ou non avec le résultat.

Le référendum britannique est une onde de choc de très grande envergure dont nous avons peine pour l'instant à mesurer l'ampleur, cependant nous devons prendre acte du résultat et de sa légitimité entière. En corollaire, nous devons également mesurer les conséquences qui vont avec et les accepter.

Le discours de peur des dirigeants politiques ne tient plus la route devant une volonté de décider de son avenir d'un peuple mature qui peut et doit assumer sa liberté de faire ce choix.

Ceux qui manipulent la peur en parlant de l'instabilité politique qu'engendre une consultation populaire (un référendum) mentent sciemment, car refuser la consultation du peuple est un déni de démocratie.

Si le peuple était davantage consulté sur ce qui le touche vraiment, il y aurait un semblant de démocratie. Le mensonge des libéraux à Québec, puisqu'il faut les nommer est de nous imposer des décisions arbitraires jamais énoncées en campagne électorale en 2014.

Si demain matin une consultation populaire sur le sort des aînés dans les CHSLD était faite, le gouvernement se ferait rappeler à l'ordre assez vite!

Même chose pour le pipeline Énergie-est qu'ils tentent de nous faire passer de force contre notre volonté collective.

La Charte des valeurs qui faisait consensus pour une grande majorité de Québécois devrait être mise aux voix par la population avec une surprise de taille dans le résultat sans doute!

L'austérité d'un côté pour une très grande partie des citoyens du Québec et du financement à outrance de Bombardier et autres serait aussi intéressant à consulter auprès de la population.

Nous avons une culture politique molle au Québec, on élit un gouvernement majoritaire qui peut tout faire pour ou contre nous et nous devons béatement attendre les prochaines élections pour les crisser dehors et réparer les dégâts, comme le Parti Québécois a fait en septembre 2012, en rétablissant la paix avec la crise étudiante libérale. Ce qui a expulsé John James Charest de la politique.

Les pays évolués ne craignent pas de consulter leur population au besoin, alors que les mafieux ou les despotes s'en gardent bien!

lundi 13 juin 2016

La souveraineté et le terrorisme

Bonjour,

J'ai mis un titre accrocheur et d'actualité, vous en conviendrez, mais pas nécessairement comme vous le pensez ni comme vous vous y attendez.

Le souverainisme, c'est la liberté de faire ses choix qui, je vous le rappelle, est votre plus grand pouvoir en tant qu'être humain sur cette terre. Cette liberté de choisir comporte plusieurs volets, par exemple:

  • votre liberté de religion qui vous permet d'adhérer ou non à la religion qui vous correspond, 
  • votre liberté de choisir votre milieu de vie, dans quel endroit vous voulez vivre,
  • votre liberté sexuelle qui vous permet d'être ce que vous êtes, 
  • votre liberté de travailler, de contribuer à l'humanité par votre travail, 
  • votre liberté de vivre une vie en couple avec ou sans enfant ou dans le célibat par choix, 
  • etc.

Le terrorisme de son côté c'est l'anti-liberté, l'endoctrinement idéologique, la contrainte, le salissage de cerveau, la mort physique ou psychologique (qui est aussi violente bien que moins dénoncée). Le dictionnaire définit le terrorisme comme un usage systématique d’actes de violence par une organisation politique ou idéologique, en vue de créer un climat d’insécurité.

Voici quelques exemples de terrorisme que vous reconnaîtrez facilement:

  • le terrorisme politique qui refuse à un peuple son autodétermination, qui s'objecte à la consultation populaire et fait tout pour frauduleusement empêcher la démocratie de s'exprimer,
  • le terrorisme des armes à feu qui promeut leur utilisation par tout le monde,
  • le terrorisme religieux qui endoctrine les faibles d'esprit avec des mensonges servant une cause passéiste et désuète,
  • le terrorisme culturel qui valorise les crimes d'honneur, le port du voile, l'excision,
  • le terrorisme sexuel qui soutient l'homophobie, la pédophilie, l'esclavage sexuel, la prostitution juvénile,
  • le terrorisme militaire qui provoque des envahissements territoriaux, des génocides, des guerres,
  • le terrorisme économique qui maintient les pauvres dans l'indigence et enrichit les bien nantis,
  • le terrorisme médical qui favorise la surconsommation de médicaments, de vaccins inutiles,
  • le terrorisme médiatique qui nous endoctrinent de désinformations pour mieux nous manipuler dans la peur en boucle,
  • etc.
La question maintenant: 
  • Que faire pour diminuer l'emprise des terrorismes sur notre vie et nous redonner notre plein pouvoir de vivre comme des êtres humains souverains?
  1. S'ouvrir les yeux sur cette réalité pas toujours heureuse de la manipulation à outrance par plein de gens qui disent vouloir notre bien et qui feront tout pour l'obtenir, même à notre détriment. Les gouvernants qui nous parlent toujours de façon contradictoire à leurs actions, ça ne vous dérange pas un peu?
  2. Avoir le courage de dénoncer ces terrorismes en remettant aux responsables de ces dérives l'odieux de la situation qu'ils ont créée. Une religion qui prône l'amour et la paix instrumentalisée pour faire la guerre, commettre des massacres, des attentats, des génocides, est-ce acceptable?
  3. Se tenir debout en refusant de cautionner leurs magouilles idéologiques. Se faire enfoncer l'austérité dans des secteurs sensibles comme la santé et l'éducation, puis en bon prince, nous farcir béatement un investissement massif dans ces secteurs à la demie de ce qu'ils ont coupé!
  4. Être libre de faire des choix qui sont sous notre contrôle. Fermer la télévision, éteindre la radio, ne plus lire les journaux qui nous propagent leurs désinformations. Lire plus les rapports de ceux et celles qui ont étudié à fond les questions qui nous préoccupent. Poser des questions claires et dérangeantes aux dirigeants qui ne veulent pas que la vérité sorte.
  5. S'informer davantage sur les sujets à controverse, par exemple sur les vaccins, sur les pseudo-pandémies fomentées par les compagnies pharmaceutiques pour simplement s'enrichir sur notre crédulité et sur notre ignorance. Le H1N1, ça vous rappelle quelque chose?
  6. Élire des personnes dignes de ce nom à la tête des états et des organismes qui sont en autorité. Est-ce que Donald Trump serait une bonne solution aux problèmes du terrorisme, ou serait-il un terroriste de plus? Poser la question c'est y répondre.
Être éveillé et ne pas se laisser endormir ni se laisser gaver par ceux qui tentent d'exercer leur contrôle sur nous, avec ou sans notre accord. Se redonner notre véritable pouvoir demande du courage, de la ténacité et de la détermination. Se tenir debout exige un tonus musculaire et se tenir debout mentalement tout autant. C'est à ce prix que nous pourrons au fil des jours changer les choses!

samedi 11 juin 2016

Bilan de session à Québec

C'est devenu une tradition de faire un bilan de session sur le gouvernement du Québec et sur les activités parlementaires de l'Assemblée nationale du Québec.

Dans le désordre (comme au gouvernement):
  • Ça pue dans les CHSLD
    Je n'aurais jamais imaginé que ça prenait des experts pour définir ce qu'est l'hygiène corporelle à apporter à des patients au crochet de l'état. Je croyais naïvement que prendre un bain n'était pas un privilège pécuniaire, mais un droit fondamental humain et sans considération financière. Nos aînés méritent des soins d'hygiène corporelle à la hauteur de la considération que nous avons pour eux, or le Parti libéral du Québec n'en a que faire. Par contre en période électorale, il sautera sur nos aînés propres ou pas, pour leur soutirer leurs votes. C'est dégueulasse! Si les aînés troquaient leurs votes contre des conditions humaines d'hygiène corporelle et de soins de qualités, ce serait une grande avancée sociétale, non?
  • Les centres carcéraux de la jeunesse
    C'est bien ainsi que le Parti libéral du Québec considère les centres de la jeunesse. Le problème de dire la ministre Charlebois est le manque de serrures verrouillées. C'est d'une déconnexion à nous faire douter des capacités pédagogiques de ce gouvernement.
    Heureusement André Lebon éducateur spécialisé avec les jeunes a dit ce que le gouvernement ne veut pas entendre ni comprendre que la solution est de mettre des ressources en adultes signifiants auprès des jeunes qui en manque cruellement.
    Quand un arbre pousse croche, ça lui prend un tuteur pour l'aider à se redresser, pas une clôture de barbelés.
  • Le bordel de la mixité carcérale
    Encore là c'est du jamais vu, des prisons mixtes et vive l'intimidation, le harcèlement et la fornication à peine voilée. Ma défunte sœur a travaillé 32 ans à la prison Tanguay, elle sortirait de son urne pour botter le cul des connards qui ont pris de telles décisions. Même dans les pays où les droits de la personne sont largement bafoués, ils ne font pas cela. Le gouvernement libéral du Québec veut-il faire partie du record Guinness de la stupidité? Il est déjà bien positionné dans la catégorie de l'incompétence!
  • Le gouvernement de l'intimidation
    On assiste à la vraie nature des gens quand on les écoute s'exprimer. Certains députés ont dit des grossièretés qui dénotent leur peu respect des autres. Nous savons que l'Assemblée nationale est très frileuse devait des expressions qui pourraient prêter à interprétation comme étant antiparlementaire. Par exemple: "faire un Gérald Tremblay de lui" n'est plus accepté. Par contre qu'une ministre s'adressant à des enfants dise d'une enseignante qui aurait tenu des propos injustes qu'elle devrait être tuée, massacrée et jetée je ne sais où... cela, ça passe? Est-ce que cela tiendrait la route devant un tribunal, quel qu'il soit?
    Quand un député en colère dit à une ministre: «réveillez-vous», ils crient au meurtre et à l'injure!
    On ne peut pas dire qu'un ministre à menti, par contre, ça, c'est très grave, la peine capitale! Je me demande qui de l'Assemblée nationale nous prend pour des cons. Ce n'est pas d'imputer des motifs indignes à des députés que de dire et de dénoncer la vérité, documents à l'appui!
  • Le Yves Bolduc de 2016
    C'est en ces termes que le journaliste Vincent Marissal dénommait le toujours aussi nul Jacques Daoust. Tout ce qu'il touche vire à l'improvisation, au cafouillage, à l'erreur chronique.
    -Que ce soit l'investissement dans la série C de Bombardier, investissement ficelé sans aucune garantie en cas de perte et avec de minces gains en cas de réussite. C'est à mettre en doute ses capacités de banquier. Contrat opaque dont Philippe Couillard ne veut pas nous faire savoir quels avantages il donne à son bon ami Daniel Johnson. Les copains d'abord!
    -L'affaire Rona. Quand le suave Jacques Daoust contredit des procès verbaux d'investissement Québec et le compte rendu de la Vérificatrice générale, on sait qui croire. Maintenir le mensonge n'en fait pas une ligne de défense devant aucune cour.
    -La crise du taxi est un gros show rempli de prouesses dignes de Broadway. On va s'entendre avec Uber, on va mettre Uber au pas, Uber doit avoir un permis de taxi, ce n’est pas nécessaire, puis il faut trouver une entente. Criss, branche-toi! De l'incompétence notoire.
  • Les crevasses au MTQ
    Je ne parle pas de l'état des routes au Québec, mais l'état du ministère.
    -Dans une gestion de crise, la compétence est de mise et elle requiert des individus qui ont la capacité, la volonté et la détermination de la régler. N'est-ce pas ce que nous avions avec Robert Poëti? Pourquoi a-t-il été démis? Il voulait faire le ménage et cela dérangeait, mais qui? Dominique Savoie? Pierre Ouellet? Jean-Louis Dufresne? Juan Roberto Iglesias? Philippe Couillard? Apparemment quelqu'un a eu la tête de celui qui pouvait assainir le MTQ!
    -La mandarine Dominique Savoie en pesait lourd et en toute arrogance, elle est venue dire aux députés qu'elle ne recevait d'ordre de personne! Ils lui ont rappelé l'ordre des choses. Les élus en autorité (ministres) sont au-dessus des fonctionnaires dans une démocratie!
    -Philippe Couillard veut se faire rassurant, lui le plus-que-parfait du conditionnel, lui qui apprend les choses de son gouvernement par les médias en prenant son petit déjeuner, pénard chez lui. Et soudain, il faut faire quelque chose...
    -En gros point de presse improvisé: Dominique Savoie est démise supposément à sa demande. "Bullshit"! Nous apprenons que Dominique Savoie se rapproche du bureau du premier ministre, toute une démotion! Tablettée à 4000$ la semaine, elle pourra grassement se payer les bains qu'elle veut!
    -Pierre Ouellet Chef de cabinet de Jacques Daoust est remercié, pour service rendu? Tellement remercié qu'il est engagé par François Blais dans son cabinet. Il est congédié, mais au dire de Jacques Daoust, il est encore responsable du dossier de Bombardier à partir de chez lui!!!
    -Les témoignages dévastateurs d'Annie Trudel et de Louise Boily ont ébranlé le temple jusqu'au magma des potentats.
    -Sur une question de privilège contre le premier ministre pour avoir remis aux parlementaires des faux documents, et contre Dominique Savoie qui a fait de même aux membres de la Commission de l'administration publique (CAP), aucun blâme! Tellement pas surprenant. La bouffonnerie continue à nous dégoûter de la politique.
    -Nommer Denis Marsolais comme nouveau sous-ministre au MTQ sera-t-il suffisant? Quand la tête du ministère et du gouvernement sont aussi peu préoccupé de changer les choses. C'est à peu près comme changer le soigneur du club parce que l'équipe ne gagne pas! Il y a des sous-ministres associés et des directeurs à sortir de là! Il faut un ministre fort et déterminé comme Robert Poëti et pas un désincarné comme Jacques Daoust.
    -Parler de culture au MTQ c'est confondre les ministères! Le cancer au MTQ est-il en phase terminale ou en rémission? À vous de voir.
  • Les écoles clandestines fleurissent au Québec
    Quand j'entends Sébastien Proulx le ministre de l'Éducation nous dire qu'il ne peut rien faire, je crie, je hurle: «Si toi le ministre tu ne peux rien faire, il faut te remplacer au plus vite, ça urge!»
    C'est à se demander qui dirige au Québec. Un ministre qui ne sait pas comment faire respecter la loi doit démissionner de la vie politique. Il est une nuisance publique pour tous les élèves.
  • L'éducation est-elle un service essentiel?
    Quand les conflits de travail en transports scolaires passent au-dessus des besoins des élèves en fin d'année d'aller à leurs examens, et que la ministre du Travail trouve cela normal. Ça en dit long sur la supposée priorité du gouvernement face à l'éducation au Québec. Autre mensonge!
  • Les pétrolières pourront vous exproprier!
    Saviez-vous que Pierre Arcand a déposé un projet de loi permettant aux compagnies pétrolières de vous exproprier? Ce gouvernement profite du scandale au MTQ pour nous en passer une couple de petites vites, ici et là!
  • Le massacre des CPE
    Là encore nous assistons à un démantèlement orchestré pour servir qui? Les garderies privées libérales? Poser la question, c'est y répondre! Supposément pour réduire les dépenses, ils démantèlent et de l'autre côté, ils investissent dans les maternelles 4 ans dans des projets inutiles. Les CPE peuvent très bien encadrer le développement de nos bambins et dans une structure déjà en place. Une saine gestion de ce qui marche, ça vous ne parle pas, un peu, bande de déconnectés!
  • Ouate de phoque?
    Nous sommes devant un gouvernement qui ne fait pas respecter les lois, qui ne respecte pas les lois et qui ne respecte pas les Québécois. Nous assistons à l'anglicisation de tout. Le 375e anniversaire de Montréal en est un exemple éloquent. Les bannières commerciales «In english, of course, as usual», le Grand Prix de Montréal avec des publicités unilingues de Heineken, avec le Liberal Quebec Party, ça passe comme du beurre dans la poêle! Révoltant! Ce gouvernement de colonisés est à expulser définitivement de l'Assemblée nationale pour toujours!
  • Ne voulant pas écrire un livre de 800 pages, je vais m'arrêter ici.
    Je suis renversé de constater que tous les sujets que j'aborde sur les actions ou inactions de ce mauvais gouvernement sont catastrophiques et sans fin. Un gouvernement sans dirigeant et sans direction qui va tous azimuts, au gré des scandales, des manquements et des gaffes d'un Conseil des ministres parmi les plus faibles que le Québec ait connu. 
Il fallait observer le bilan que Philippe Couillard donnait jeudi 9 juin entouré de quelques ministres, leurs visages en disaient long sur l'état des choses qui les dépasse tous, pendant que Couillard vantait ses très maigres exploits. C'était pathétique!

Ça sent le début de la fin pour Philippe Couillard et ses incompétents. Les Québécois méritent beaucoup mieux que cela. Auront-ils le courage de faire un meilleur choix que la culture libérale qui nous sclérose dans la déchéance collective à s'en méconnaître.

Bien triste bilan.

P.S.: Pis je n'ai même pas parlé de Sam Hamad!


mardi 31 mai 2016

Le prix de la convergence

Le Québec est mal pris, très mal pris avec le gouvernement actuel et il faut faire quelque chose pour mettre fin à cette situation le plus rapidement possible.

Ce n'est pas le manque d'opposition qui pose problème. Le plus grand problème est la division des forces souverainistes qui sont éparpillées dans autant de groupes et que cette dilution permettra à un gouvernement libéral d'être reporté au pouvoir sans grand effort malgré le gâchis qu'il nous a déjà fait subir.

Chacun croit que son option est la meilleure, mais oublie l'essentiel, à savoir que la dispersion ne construira rien de durable. Nous devons travailler en équipe, solidaire les uns des autres. Cessons les chicanes de ti-culs du genre c'est moi qui ai raison et c'est toi qui as tort. C'est une attitude stérile et nuisible qui laisse le champ libre au pire gouvernement de l'histoire du Québec de saccager tout sur son passage.

Je vous le demande qu'avons-nous à gagner à vouloir sans cesse tirer la couverte de son bord? Cette attitude égoïste apporte un préjudice au Québec tout entier et elle ne procurera aucun gain collectif à court terme.

Ça, c'était mon appel à l'unité des forces souverainistes.

Le revers de la médaille est la croyance que sans la convergence des troupes souverainistes et nationalistes nous sommes foutus. Rien de plus faux. Faire cette assomption procède du manque de confiance en notre capacité de convaincre avec de bons arguments sur une cause noble et légitime cause comme la souveraineté. Une normalité pour tout peuple qui se respecte et qui est digne de ce nom.

Se prostituer à quémander au gré des caprices de l'un et l'autre n'est pas de la stratégie, c'est de la servilité, de la dépendance élective. Si la noble cause n'est pas suffisante pour rallier tous ceux qui prétendre être souverainistes, alors c'est peine perdue de si soumettre.

La convergence doit d'abord se trouver parmi les rangs du Parti Québécois; or il y a autant de versions que de membres au point où on se demande s'ils ont un projet commun. Avant de convaincre les autres, il faudrait que les membres du Parti Québécois se réunissent. Et que dire de la députation qui tire dans toutes les directions? C'est à se demander s'ils sont du même camp. Quand la cohésion fait défaut, avouez qu'il est difficile de les suivre.

Option nationale a le mérite d'être clair et leurs membres se rallieront à une cause claire et précise.

Pour Québec Solidaire c'est beaucoup plus obscure. On dirait que c'est une grosse perte de temps et d'énergies à tenter de courtiser une prétendante qui dit toujours non juste pour le plaisir de faire suer!

Les nationalistes de la CAQ ne sont pas des purs et durs, mais des mous et mélangés, alors un bon projet pour l'avancement du Québec hors de la fédération canadienne saura rallier plusieurs parmi eux.

Je suis choqué!

Là où je suis complètement abasourdi et sur le cul, c'est quand une stratégie pour promouvoir la souveraineté offre aux opposants fédéralistes toutes les facilités pour promouvoir leur cause à notre détriment. Non mais sommes-nous si peu confiant mentalement que nous tombons dans le masochisme le plus total?

Si je prends l'exemple au hockey, serait-il normal que le coach des Pingouins de Pittsburgh donne son plan de match aux Sharks de San-José? Non mais ça va pas la tête, attachez-les quelqu'un!

En politique, les délibérations du caucus d'un parti ne sont pas envoyées au camp adverse. C'est un non-sens. Depuis quand le camp adverse a-t-il besoin de notre aide? Sommes-nous tellement au dessus de nos affaires. C'est pure folie!

Un projet rassembleur avec toute la pédagogie nécessaire pour convaincre le peuple de ses bienfaits devrait suffire. À moins que ce soit un problème chronique de méfiance envers la capacité mentale ou intellectuelle de la population à faire un choix éclairé devant une bonne solution. Cessez de nous prendre pour des morons.

Il y a des pays qui consultent sur une base régulière leur population et c'est en cela qu'ils peuvent se prétendre démocrates.

La peur de l'échec paralyse. La bravoure et l'audace sont les armes dont se servent ceux qui croit en la cause et qui sont en mission de la réaliser.

lundi 30 mai 2016

Sont-ils vraiment souverainistes?

C'est quoi un souverainiste?
C'est une personne qui croit et fait tout pour promouvoir la cause de la souveraineté. Toutes les tribunes, tous les événements, tous les discours et toutes les occasions de faire avancer la souveraineté devraient être les causes uniques dans tous ses actes, toutes ses paroles, toutes ses pensées et toutes ses émotions. C'est un travail constant et sans relâche.

Aucune justification ne saurait excuser le relâchement auquel on assiste actuellement. Des députés du Parti Québécois veulent pactiser avec le diable du fédéralisme renouvelé, scénario catastrophe qui nous ramène en arrière de 30 ans. Pour les faibles en histoire: le beau risque que Brian Mulroney avait offert  en septembre 1984 à René Lévesque et qui a créé la déchirure au Parti Québécois avec un tiers des membres qui ont déchiré leur carte et quitté le parti. C'est à cela que les convaincus anémiques veulent nous convier?


Crois ou meurs! Nous sommes rendus à l'heure de vérité. Que les souverainistes, les vrais souverainistes (pas les carriéristes qui veulent seulement former un "ostie" de bon gouvernement) se lèvent debout et tassent les tièdes qui nuisent à la cause directement.


L’écœurement de la population envers la stratégie de peureux du Parti Québécois s'est fait sentir le 7 avril 2014 par la plus cuisante défaite électorale de toute son histoire. Et qu'ont appris les grands stratèges du Parti Québécois? Nada!


Je suis en colère devant ce texte:

POUR EN FINIR AVEC LE STATU QUO 
Il y a urgence de mettre fin au statu quo.
Le paysage politique québécois est bloqué. Nous sommes gouvernés par un Parti libéral qui malgré ses ratés systématiques sur tous les plans, a la quasi-assurance d’être réélu, d’élection en élection. Les Québécois semblent malheureusement devoir se résigner au maintien de ce statu quo inacceptable, pour longtemps, possiblement très longtemps. Pendant ce temps, les problèmes du Québec ne se règlent pas. Les changements, qui permettraient au Québec de mieux relever les défis qu’il a à affronter, n’arrivent pas. Ils ne sont pas dans les cartons du Parti libéral, ni maintenant, ni jamais.
Cette situation découle de la fragmentation de l’opposition au Parti libéral, et cette fragmentation elle-même résulte en grande partie de notre incapacité collective à régler la question nationale.
Car parmi les insatisfaits du statu quo, il y a deux grands camps. Il y a tout d’abord le camp des indépendantistes, dont nous sommes, qui croient que le Québec doit devenir un pays. Le camp indépendantiste est lui-même constitué de plusieurs partis politiques ayant leurs propres spécificités. Et il y a camp des nationalistes, insatisfaits du statu quo et du Parti libéral, mais aujourd’hui peu enclins à appuyer l'idée d'indépendance. Ces deux camps se parlent peu ou pas, et leur incapacité à établir une jonction assure le maintien du monopole libéral. Enfin, et ce n’est pas anodin, le non-règlement de la question nationale fait l’affaire du Parti libéral et des forces du statu quo : ils gouvernent grâce à l'épouvantail référendaire, alors pourquoi changer les conditions permettant à ce statu quo de durer?
Lors de la campagne électorale de 2014, le simple spectre référendaire et l’incapacité du Parti québécois à préciser ses intentions à cet égard auront suffi à reporter le Parti libéral au pouvoir. C’est ainsi que selon les estimations de la sociologue Claire Durand, avec 41,5% des voix exprimées, dont celles de seulement 29% des francophones, mais de 93% des non-francophones, le Parti libéral est redevenu majoritaire à l’Assemblée nationale, pour un total de 13 années et demie de gouvernance en 15 ans. Dit autrement, 71% des francophones du Québec ont perdu leurs élections en 2014, 71% des francophones ne voulaient pas du Parti libéral, 71% des francophones ne veulent plus du statu quo, et pourtant, la réalité, c’est qu’il ne semble pas y avoir d’issue pour ces 71% de francophones.
À l’examen de ces données, force est d’admettre que la question nationale induit une distorsion importante dans notre système électoral, à laquelle il est urgent de remédier. Le statu quo est inacceptable. Il faut régler l’enjeu une fois pour toutes. De toute évidence, pour que nous nous en sortions, il faut une démarche différente de celles du passé, il faut de l’audace. Sans audace, la majorité des Québécois ne reprendront pas le contrôle de leur État national et de leur destinée.
Au final, il faut que l’ensemble des Québécois puisse gagner, quelles que soient leur langue et leur allégeance politique; qu’ils soient fédéralistes, nationalistes ou indépendantistes. Pour en finir avec le statu quo, il faut donc une démarche claire, un engagement ferme, une approche inclusive. C’est ce que nous proposons.
Que veulent les Québécois? Selon les sondages, ils se classent en trois groupes. Tout d’abord, en premier, il y a les plus nombreux, ceux qui souhaitent toujours une nouvelle entente avec le Canada. En deuxième, mais avec des appuis tout de même substantiels viennent les indépendantistes. Enfin, en troisième, et loin derrière, il y a ceux qui préfèrent la situation actuelle, le statu quo. Dans la plupart de ces sondages, ce sont près de 3 Québécois sur 4 qui rejettent donc le statu quo. Il faut tabler là-dessus pour se réunir et briser le monopole libéral, une fois pour toutes. Pour y parvenir, il faut faire la jonction entre les indépendantistes et les nationalistes. Or, faire la jonction, cela impose de présenter un projet, une démarche, qui conviennent à la fois aux deux camps, qui rejoignent à la fois les indépendantistes et les nationalistes.
Cette jonction, la CAQ ne peut la réaliser. Tout d’abord, parce que par dogmatisme, elle ne parle qu’aux nationalistes et elle n’est pas prête à porter la voix des indépendantistes. La CAQ demande essentiellement aux indépendantistes de renoncer à leur projet et cela n’arrivera pas. Ensuite, parce que sans pouvoir de négociation et dénué de rapport de force, la CAQ ne sera jamais capable de forcer le gouvernement canadien à présenter une offre aux Québécois. Les nationalistes le réaliseront, d’autant que le Parti québécois leur offrira une alternative. L’approche de la CAQ étant vouée à l’échec, il est clair que ce parti ne peut réaliser la nécessaire jonction.
Le Parti québécois peut, lui, réaliser cette jonction. Il peut amener les indépendantistes et les nationalistes à se regrouper derrière lui dans l’obtention d’un mandat anti statu quo, qui mettrait un terme au monopole libéral et qui réglerait la question nationale une fois pour toutes. Ce mandat anti statu quo obtenu du peuple stipulerait qu’un gouvernement du Parti Québécois s’engagerait à tenir, 3 ans après l’élection, une consultation populaire dans le cadre de laquelle les Québécois auraient à choisir entre l’indépendance et une nouvelle offre constitutionnelle du Canada. Donner un tel mandat au Parti québécois, ce serait l’assurance de sortir du néant constitutionnel et de justement mettre fin au statu quo, tout en étant assuré d’améliorer la situation actuelle.
Dans ce contexte, nous croyons que prochain chef du Parti Québécois doit écarter l’approche du référendum classique, mais miser plutôt sur une consultation populaire qui prendrait acte du désir de changement des citoyens. Ainsi, tout en demeurant entièrement fidèle à nos convictions indépendantistes, et en développant notre projet de pays pour le rendre concret afin qu’il réponde aux préoccupations des Québécois, le nouveau chef devrait aussi reconnaître la légitimité d’un Canada renouvelé. Il faut s'engager à améliorer la situation actuelle, coûte que coûte.
Pour amener le gouvernement canadien et le reste du Canada à faire une offre concrète aux Québécois, le gouvernement du Parti québécois nommera un négociateur crédible et croyant au fédéralisme renouvelé, doté de moyens adéquats et d’une équipe, qui mènera les démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Un délai de 3 ans sera donné au Canada pour formuler une proposition formelle. Cette proposition sera soumise de bonne foi à la population québécoise dans le cadre de la consultation populaire, côte à côte avec notre option politique, l’indépendance du Québec.
Dans le cadre de cette démarche, le gouvernement du Parti québécois mettra en place un Secrétariat à l'indépendance et un Secrétariat au fédéralisme renouvelé, tous les deux dotés des moyens suffisants et identiques pour mener à bien les travaux requis sur chacune des options. Le Secrétariat au fédéralisme renouvelé sera dirigé par le négociateur responsable des démarches auprès d’Ottawa et des autres provinces. Ces éléments de notre démarche sont nécessaires, car sa crédibilité repose sur le fait de donner une véritable chance aux deux options. Or, donner une vraie chance aux deux options, c’est ce qui permet de rassembler les camps indépendantiste et nationaliste.
Cela dit, bien qu’il reconnaîtra une légitimité au Canada réformé, le Parti québécois devra être clair sur le fait qu'il priorisera toujours l’indépendance et travaillera sans relâche pour que ce soit cette option qui soit choisie par les Québécois au terme de la consultation populaire sur l’avenir du Québec. Par ailleurs, notre projet d'indépendance devra être développé et présenté à la population dans les prochaines années et jusqu’au moment de la consultation populaire, comme le proposent actuellement plusieurs candidats à la chefferie. Ajoutons que la démarche de convergence des forces indépendantistes en cours est parfaitement compatible et cohérente avec la démarche que nous proposons. En effet, une convergence réussie permettrait au camp des indépendantistes de se présenter en rangs serrés et organisés lors de la consultation populaire prévue dans notre démarche. Enfin, c’est une évidence, en plus de la question nationale, il faudra aussi que le Parti québécois présente des solutions rassembleuses et concrètes répondant aux nombreuses préoccupations des Québécois en matière économique, de santé, d’éducation, d’environnement, ou d’identité.
Les fédéralistes n’ont, dans le passé, jamais été contraints aux changements promis. Il est plus que temps de renverser cela. Le fardeau de la preuve doit reposer sur les fédéralistes autant que sur les indépendantistes. Dans la démarche que nous proposons ici, au moment de la consultation, les discussions auront déjà eu lieu, le résultat des négociations sera déjà connu, et les Québécois choisiront en connaissance de cause.
Ce sera donc la proposition du Canada contre celle d’un Québec indépendant.
Nous n’avons aucun doute que le projet indépendantiste, projet de l’ambition et de la liberté, sera le plus porteur. Et si la proposition canadienne ne vient pas, les Québécois sauront à quoi s’en tenir.
Ce sera alors le statu quo ou l’indépendance.
***
Nicolas Marceau, député de Rousseau
Catherine Fournier, co-instigatrice et ex-candidate du Bloc Québécois dans Montarville
Mireille Jean, députée de Chicoutimi
Louis Lyonnais, co-instigateur et membre de l’exécutif du Parti Québécois de Bourget
Alain Therrien, député de Sanguinet

J'ai répondu ce commentaire sur Facebook:
J'ai réussi à finalement lire, la rage entre les dents, votre proposition en entier et je me dis que vous avez tout faux. Vous préparez la noce et le divorce en même temps. Votre générosité débonnaire me sidère, vous poussez votre gentillesse à offrir de financer la recherche des outils de propagande contre votre option. C'est du non-sens consommé. 
Plus simple et plus efficient, une élection référendaire: un vote pour le Parti Québécois est un vote pour enclencher la souveraineté. Advenant l'élection majoritaire réussie, le gouvernement du Parti Québécois réalisera toutes les démarches qui aboutiront par un référendum scellant la reconnaissance officielle de la souveraineté du Québec.
Il faut être naïf pour croire la bonne volonté de ceux qui ont toutes les raisons de vouloir faire dérailler ce processus et de croire qu'ils respecteront les règles alors qu'ils ne l'ont jamais fait. 
Le seul véritable pouvoir de négociation anti-statu quo est une élection référendaire gagnée, alors les fédéralistes n'auront pas le choix de négocier! Tout le reste n'est que fabulation stérile.
Voici une réflexion par l'absurde: 
Imaginez le Parti libéral du Québec offrir un secrétariat pour le fédéralisme (cela va de soi) et un secrétariat pour l'indépendance du Québec (vous voyez que ça ne tiendrait jamais la route). Sommes-nous les seuls assez stupides pour fournir des armes à nos ennemies? Manquons-nous d'amour-propre à ce point? Voulons-nous être aimés à tout prix? Depuis quand le camp d'une option veut offrir aux opposants des moyens de lutter contre son option? Vous le faites exprès ou quoi? Je ne vous engagerais jamais comme stratèges pour quelque campagne que ce soit!  
Pourquoi ai-je le sentiment que les pires ennemies ne sont pas devant nous, mais parmi nous?

La peur de se tenir debout pour une seule option génère la lâcheté suffisante qui pousse à ramper parmi tous les scénarios même les plus faibles et les plus dénués de sens commun. Une conviction de boite de Cracker Jack!