mercredi 25 juin 2014

La fierté d'être Québécois

Bonjour amis souverainistes,

J'ai passé une journée de Fête nationale avec un arrière-goût bien senti qui allait en parfaite continuité du texte que j'avais écrit hier : "le cœur à la fête".

Beaucoup de commentaires rejoignaient mes émotions, nous ne sommes pas seuls et nous ne sommes pas fous de nous sentir ainsi. C'est déjà ça! Ne pas se sentir tout seul devant un gouffre d'émotions qui semble sans fond, puisque nous ne l'avons pas encore trouvé. Je ne dis pas en cela qu'il est nécessaire de toucher le fond de l'abime, mais d'au moins le positionner et le reconnaitre.

Certains parlaient en différents termes sur la notion de fierté d'être Québécois, d'autres y voyaient plutôt une gêne allant pour certains jusqu'à la honte, ce qui était bien compréhensible.

Ce qui m'a amené à réfléchir sur ma propre notion de fierté. Quelle est ma fierté d'être Québécois? On peut passer 4 ans à exprimer notre frustration et tous ses dérivés, mais il serait sans doute plus productif et plus plaisant d'aller vers le positif des choses. Ce qui n'empêchera jamais le droit de vivre ces émotions moins plaisantes et de goûter vraiment les enseignements si précieux qu'elles peuvent nous apporter.

Avant de parler de fierté, j'aimerais dire quelques mots sur son contraire, la honte. Je ne serais jamais honteux d'être Québécois, malgré tout ce que certains politicailleux, ou médias médiocres tentent de nous faire gober parfois à notre insu. Nous pouvons être amèrement déçus du comportement d'une partie de notre peuple, mais nous ne pouvons pas le renier, car ces gens sont de notre sang, de notre race. En ce sens, nous sommes racistes, parce que fiers de notre race, de nos origines. Il n'y a rien d'indécent ni de répréhensible à être fier de notre race, de qui nous sommes. Il est légitime que nous ayons ce même respect envers les autres gens qui sont venus se joindre à nous sur le sol québécois pour y vivre. Ils peuvent et doivent être fiers de leur race et de leurs origines (lire leurs ancêtres).

Nous avons le droit d'être en colère devant le recul voulu par une partie de la société québécoise, et encore plus devant ceux et celles qui ne sont pas allés voter le 7 avril dernier et qui ont contribué indirectement à ce résultat. Mais cela dit que fait-on?

On joue au pop-corn et on rebondit. Certains resteront collés dans le fond, nous n'y pouvons rien.

Il s'agit de trouver ce qui sera le déclencheur de cette conversion collective vers la souveraineté tant souhaité par des milliers de Québécois! Détrompez-vous, il y a actuellement plus de souverainiste que vous le pensez et cessez de vous abreuver à l'eau stagnante et putréfiée des médias fédéralistes qui sont là pour vous empoisonner l'esprit et pire polluer l'âme. Ces "merdias" vous mentent sciemment en prétendant des faussetés fabriquées de toutes pièces concernant la diminution de la souveraineté dans la population. Ils ont dit cela aussi en 1980 après le premier référendum et encore en 1995 après le vol du second référendum. C'est leur façon de faire, nous farcir le cerveau de mensonges pour reprendre le terrain en réaction à leur propre peur et à la montée de la cause souverainiste qui est normale, car la souveraineté reprend toujours du terrain quand nous en parlons.

Voici quelques raisons d'être fier d'être Québécois qui ont du sens pour moi. Je vous invite à trouver les vôtres.
  1. Nous devons être fiers pour nos ancêtres, à leurs mémoires, à ce qu'ils ont érigé pour nous.
  2. Nous devons être fiers pour nos enfants, car ce legs est le fruit de notre amour.
  3. Nous devons être fier pour nous, car nous sommes Québécoises, Québécois à part entière.
  4. Nous pouvons être fiers grâce à nos immenses capacités et à notre potentiel infini.
  5. Nous pouvons être fiers grâce à notre ingéniosité, à nos ressources incommensurables.
  6. Nous pouvons être fiers grâce à notre langue, à notre culture et à nos coutumes qui nous ont fait.
Nonobstant les dérives libérales et merdiatiques qui seront notre quotidien pour les années à venir, nous avons le devoir de nous tenir debout en tout temps et en tout lieu. D'ailleurs, existe-t-il une autre position qui nous rendrait heureux et fiers?

mardi 24 juin 2014

Le coeur à la fête

Bonjour amis souverainistes,

Pauline Julien chantait : « ce soir, j'ai l'âme à la tendresse, tendre tendre, douce douce » pour moi, il en va autrement. Je suis dans un drôle d'état, depuis quelques heures, je ressens un triste mélange d'amertume, de déception, de colère et d’écœurement. Pour une première fois de ma vie, je n'ai pas le goût à la fête. Imaginez donc, un Québécois qui n'a pas le goût de souligner la Fête nationale du Québec. Que se passe-t-il?

Cette amertume -- ou ce ressentiment mêlé de tristesse, causé par une humiliation, un sentiment d'injustice -- met en veilleuse la soif de fêter notre québécitude. Depuis le résultat de l'élection du 7 avril, les choses ne sont plus les mêmes. Quelque chose de profond s'est cassé. Qu'on veuille l'admettre ou non, la cassure est lourde à porter. Le ressac n'est pas encore de retour. Cette vague d'espoir et de confiance en notre peuple s'est-elle évaporée? Existe-t-elle encore? Je ne saurais vous le dire avec précision en ce moment en ce qui me concerne.

Cette déception -- ou sentiment de tromperie -- se lisait sur de nombreux visages le 7 avril dernier avec quasiment la même intensité que lors des défaites référendaires de 1980 et de 1995. Comment croire ce peuple qui a démocratiquement choisi de chasser le Parti Québécois du pouvoir pour remettre en place un régime libéral dans lequel règnera encore la corruption, le favoritisme et la magouille fédéraliste à outrance? Je n'ai pas rencontré encore quelqu'un qui a fièrement voté pour les libéraux, or puisqu'ils ont été portés au pouvoir, il y a bien quelqu'un qui a voté pour eux, non? Aucun courage pour affirmer leur vote, ni pour assumer les conséquences qui vont avec. C'est vrai que le courage n'est pas dans leurs gênes ni dans leurs valeurs.

Cette colère -- ou réaction violente et passagère -- est le fruit d'un mécontentement envers les 1,780,178 électeurs inscrits qui n'ont même pas grouillé leur cul pour aller voter. Ça, ça me dépasse au cube. Dans un pays dit démocratique, ne pas aller voter est un crime qui devrait être punissable. Au fait, nous avons la punition pour les 4 prochaines années. Je veux ajouter à ceux qui seraient tentés de vouloir me faire la leçon sur la démocratie et de respecter le choix des électeurs qui ont voté que le droit de critiquer ce choix est aussi un droit en démocratie.

Autre élément de ma colère, le bip... de vote stratégique. Le résultat actuel : PLQ - 70, PQ - 30, CAQ - 22, QS - 3 pour 125 députés donnerait en calculant le vote stratégique (QS + ON + PQ) : PLQ - 63, PQ - 51, CAQ - 11 pour 125 députés. Ce qui donnerait encore un PLQ majoritaire. Alors, cessez de nous faire accroire que cela aurait fait une différence cette fois-ci.

Un autre : le rôle des médias durant la campagne électorale et également après la campagne qui s'acharne longuement encore sur le dos du Parti Québécois et de son option souverainiste, tels des chacals en manque de charogne qui ne manquent pas une occasion d'enfoncer le clou et qui laisse le Parti Libéral se vautrer dans leurs magouilles en les dénonçant du bout des lèvres dans un topo de 15 secondes. Ça aussi ça me répugne et m'indigne profondément. Par exemple : Alain Gravel qui sort le jour où Nathalie Normandeau passe devant la Commission Charbonneau, une histoire datant de 1981 concernant une supposée rencontre entre des dirigeants du Parti Québécois et Roch Lasalle. Belle diversion commandée par ses patrons fédéralistes, pour couvrir la marde libérale! Mais ce stratagème prend de moins en moins et sa crédibilité en est irrémédiablement ternie.

Cet écœurement -- sentiment de dégoût, de répugnance, de profond découragement -- de voir le Parti Libéral qui va débâtir, encore une fois, ce que le Parti Québécois a fait et nous faire retourner 40 ans en arrière. Ça vous donne le goût de fêter vous? Pas moi!

Fêter quoi?
La fierté d'être un Québec emprisonné dans un pays qui ne lui ressemble pas?
La fierté d'être un peuple solidaire dans ses choix politiques et sociaux?
La fierté d'être un peuple qui sait ce qu'il veut?
La fierté d'être un peuple qui sait où s'en il va? Dites-le-me-le?


Fêter le laxisme linguistique de retour au pouvoir? À preuve les lacunes de plusieurs ministres qui ne savent pas s'exprimer adéquatement en français.
Fêter le favoritisme de complaisance devant la Commission Charbonneau nommée par les Libéraux de John James Charest et qui les sert bien, n'est-ce pas?
Fêter la confrontation arrogante avec les employés municipaux de partout au Québec? Le but est légitime, mais la façon est exécrable. Ça ne vous rappelle pas le conflit étudiant de 2012, dans la forme?
Fêter la piètre gestion de la sécurité publique avec son amateurisme et son incompétence, sans aucune rigueur dans les informations données par la ministre qui visiblement ne maitrise absolument rien de ce ministère?

J'essaie de trouver les motivations, la résilience, les raisons de ce passage obligé et rien de bon ne sort vraiment. Il faut sans doute que le temps fasse son œuvre.

lundi 16 juin 2014

Le pire ennemi de la souveraineté

Bonjour amis souverainistes,

Je vous le donne en mille, vous ne trouverez pas tout seul qui est le pire ennemi de la souveraineté.

Est-ce le Quebec Liberal Party qui a gagné sa campagne électorale sur le spectre d'un référendum qu'il était le seul à promouvoir pour faire peur aux faibles d'esprit du Québec qui n'y ont vu que du feu? Bullshit!

Est-ce la couverture médiatique biaisée partisane durant la campagne électorale qui favorisait seulement un camp, celui des libéraux, au détriment de la neutralité et de l'objectivité journalistique qu'ils prétendent être les défenseurs en tout temps? Foutaise!

Est-ce la faiblesse du discours du Parti Québécois qui n'a pas su être à la hauteur des attentes légitimes d'un peuple en recherche de quelque chose, mais de quoi on ne sait pas exactement? Connerie!

Est-ce le fédéralisme canadien qui sait toujours tel un tortionnaire fesser là où ça fait mal, avec des projets de loi qui nuisent considérablement aux Québécois et qui indispose même la Cour Suprême en continu? Mensonge!

Est-ce l’écœurement du peuple du Québec devant la corruption étatisée et montée en épingles par les médias tous les jours à nous en rendre malades? Erreur!

Est-ce la faute de tel ou tel politicien, de la première ministre Marois qui a fait ceci ou cela? Stupidité!

Tout cela comme bien d'autres facteurs ont certainement contribué à affaiblir la souveraineté, mais vous êtes encore dans le champ bien éloigné.

Le principal ennemi de la souveraineté c'est le souverainiste! Lequel? À vous de décider, les possibilités sont multiples et les choix sont considérables.
  • Le souverainiste pur et dur, vous savez celui qui a toujours raison dans les partys de famille, le gossant qui sait mieux que tout le monde comment cela n'aurait pas dû être fait. Celui qui sait toujours après coup ce qu'il aurait fallu faire, mais qui n’en a aucune idée avant.
  • Le souverainiste mou, ah! qu'il veut la souveraineté, mais il ne faut pas que ça dérange sa petite vie plate et bien ordonnée! Ses petites habitudes ne doivent pas être bousculées, sinon il ne la veut plus tant que ça la souveraineté. Après tout, il est bien dans le Canada des autres.
  • Le souverainiste chialeux, l'insatisfait chronique, celui qui a toujours à redire sur toutes les initiatives des autres c'est jamais assez bon pour lui. Ce chef-là est trop mou! Celle-ci est trop rigide! Rien de bon et toujours à redire tel est la devise de cet indécrottable insatisfait.
Vous me voyez venir, je suis tanné en cuir de tous ces états d'âme qui ne font qu'une mauvaise chose, celle de diluer la substance, le pourquoi de nos actions qui devrait être le but ultime de s'unir avec nos forces et avec nos différences pour l'atteindre cette bip de souveraineté au plus sacrant!

Le Bloc Québécois vient de se donner un nouveau chef qui veut réveiller ceux et celles qui dorment depuis trop longtemps dans leur petite routine plate et sécurisante. Si ça dérange, c'est une très bonne chose. «Réveillez-vous» n'est pas seulement le titre de la revue des Témoins de Jéhovah!

Aussitôt son élection, de bons souverainistes en théorie se mettent à pleurnicher contre le nouveau chef et reconsidère leur rôle. Eille, ça va faire les Maria Mourani de ce monde, il y en a trop. Si vous n’êtes pas content du nouveau chef, c'était à vous de vous présenter dans la course à la chefferie contre, sinon ralliez-vous ou quittez au plus vite!

On ne fera pas un Québec souverain avec des égos qui ne savent pas travailler ensemble.

Le pire ennemi de la souveraineté c'est la division des forces, et nous sommes assez stupides pour le faire entre nous sans que l'adversaire s'en mêle. Il ne peut le faire tellement il est crampé de nous voir nous entredéchirer pour des balivernes et des crises de je-me-moi d'adolescents non encore assumés.

Il me semble que nous avons suffisamment de défi à nous unifier contre tous les adversaires réels que nous devrions avoir l'intelligence de nous unir avec nos différences, pis nos points de vue pas toujours clairs au lieu de nous battre sur des virgules pis des trémas à tout bout de champ!

La maturité d'un peuple devrait passer par le modèle de la famille. Une famille pour demeurer unie doit apprendre à faire des concessions, à donner la chance aux autres aussi. L'esprit d'équipe, ça vous dit quelque chose?

J'ai hâte de voir une réelle différence dans la façon de penser, de parler et d'agir au Québec, mais je sais tout comme vous que nous en sommes encore à des zillions de kilomètres. Vous ne saurez jamais à quel point j'aimerais bien avoir tort!

jeudi 12 juin 2014

Quel Québec voulons-nous?

Bonjour amis souverainistes,

Je regardais la vidéo du dernier discours de Pauline Marois au CNPP du 7 juin dernier, et je me questionnais si cela correspondait à ce que je veux voir comme Québec. Elle parlait de liberté des Québécois et de la place des jeunes dans le portrait du Québec de demain. C'est le meilleur des mondes idéaux, mais comme on en est loin.

L'idée d'ouvrir l'élection primaire du chef du Parti Québécois à tous les sympathisants qu'ils soient ou non membres du Parti m’inquiète grandement, pour plusieurs raisons:
  1. Quel serait alors le privilège d'être membre si n'importe qui peut choisir le chef?
  2. Si on nivelle par le bas, en réduisant les critères pour avoir le privilège de choisir un chef, alors est-ce que cela ne risque pas de provoquer l'affaiblissement du militantisme?
  3. Y aura-t-il des risques de voir des gens mal intentionnés tels des Jean-Yves Lortie qui pourraient paqueter le vote avec un candidat fédéraliste?
  4. Ne serait-ce pas le constat de la paresse de ce Parti à mobiliser ses membres pour recruter des forces nouvelles? Par exemple, ça fait des années que personne du Parti Québécois n'est venu me solliciter pour que je redevienne membre.
  5. Une course à la chefferie est le moment idéal pour apporter du sang neuf dans les rangs, pour reconquérir d'anciens militants et pour raviver le discours qui enflammera peut-être une majorité.
  6. Ne serait-ce pas le moment idéal pour reconquérir les souverainistes de toutes allégeances à revenir à ce grand Parti comme membre? Un membre est plus fidèle qu'un sympathisant, car il doit se commettre en devenant membre.
  7. Avant de vouloir conquérir le peuple du Québec en majorité, le Parti Québécois devrait commencer par reconquérir tous les souverainistes possibles qu'il connait ou qui ont quitté le Parti pour quelques raisons que ce soit.

D'un autre côté, je regarde le cafouillage évasif de la ministre de l'insécurité publique Lise Thériault qui démontre en plus de sa perpétuelle arrogance, son incompétence la plus manifeste. Elle n'a pas le profil de l'emploi, c'est assez évident au point où Philippe Couillard est obligé de s'en mêler en lieu et place de sa maladroite ministre pour l'aider à sauver la face.

Le manque évident de responsabilité du gouvernement libéral en place qui ne sait qu'accuser le Parti Québécois de toutes ses propres dérives me lève le coeur. J'ai grand-hâte de voir un gouvernement qui met ses culottes de responsable et qui chausse la pleine mesure de ses responsabilités sans faux fuyants et avec courage. Vous savez cette qualité qui manque cruellement aux libéraux.

Ça fait seulement deux mois que les libéraux sont élus et plein de contradictions, de bavures, de gaffes et de promesses brisées sont déjà bien senties au rendez-vous.

Est-ce le genre de gouvernement que je veux?

La Commission Charbonneau nous démontre des témoins qui nous mentent sciemment sans aucun remords et qui veulent sauver une des faces qu'ils nous montrent. C'est d'un pathétisme outrancier. Quelles conséquences subiront ces bouffons qui se foutent de nos gueules avec grand plaisir?

Est-ce le genre de justice qui je veux pour le Québec?

Les avertissements paternalistes du ministre de la justice fédéral Peter Mackay qui se mêle d'un champ de juridiction provinciale soit la santé, en s'opposant à la loi 52 sur les soins de fin de vie votée majoritairement par le seul parlement qui en avait le droit constitutionnel.

Est-ce le genre d’ingérence que je veux contre le Québec?

Le 7 avril dernier, les Québécois ont fait un choix en élisant les libéraux majorit6airement, il faut maintenant vivre avec les conséquences et se tenir debout. Il faut se redresser et assumer notre avenir. Ça fait cliché, j'en conviens, cependant existe-t-il une autre solution. Être responsable de ses choix et de leurs conséquences est le premier pas de la véritable liberté dont parlait Pauline Marois.

dimanche 25 mai 2014

L'illogisme du fédéralisme

Bonjour amis souverainistes,

Je cherchais un titre pour ce message et plusieurs me venaient en tête : la dichotomie du fédéralisme, l'incongruité du fédéralisme, l'aberration du fédéralisme, la contradiction du fédéralisme, etc. Toutes ces épithètes démontrent simplement que cela ne tourne pas rond avec le Canada.

Ce message fait suite au propos de Justin Trudeau qui disait hier que le Canada avait besoin du Québec. En fait, C'est ce même Trudeau qui aura plutôt besoin des votes des Québécois pour espérer déloger Stephen Harper de son poste de premier ministre. Justin Trudeau veut-il servir les intérêts du Québec ou celles du Canada en premier? Veut-il servir le Québec ou se servir du Québec pour ses fins personnelles?

Mais la véritable question est-ce que le Québec a besoin du Canada?

Même Maxime Bernier a démontré par ses propos maladroits comme toujours, l'inutilité du Canada pour les Québécois. Il disait que les Québécois devaient cesser de demander au Canada leur juste part des programmes fédéraux et la péréquation (aide sociale des provinces), alors qu'avons-nous encore à faire dans ce pays qui ne veut plus nous donner ce qui nous est dû de plein droit? Combien envoyons-nous en taxes et Impôts au fédéral en comparaison de ce qui nous revient? Est-ce équitable? Cela sert-il le Québec pour boucler son budget année après année? Nous sommes toujours à quémander notre pitance comme un esclave. Il serait peut-être de devenir libre comme nous incite à faire Maxime Bernier et mettre le Canada dehors du Québec, pas le contraire.

Un pays = une nation

Nation : Groupe humain partageant une même culture, une même histoire et une même langue,  ayant des institutions politiques communes et vivant à l'intérieur d'un territoire donné. En droit :  personne juridique constituée par ce groupe humain, possédant le droit inhérent à la souveraineté.

Lorsqu'on parle des Nations unies n'est-ce pas un regroupement de pays?

Le Québec forme la nation québécoise, c'est un fait mondialement reconnu, même par le Canada. Peut-on l'affubler de nation canadienne? Qu'est-ce que la nation canadienne? Celle qui invite à ses frais le Prince Charles et sa suite pour venir nous souligner notre dépendance historique et actuelle à la Grande-Bretagne. Cela ne colle pas à la nation québécoise que nous formons.

Démonstration d'illogisme

Un citoyen de Sherbrooke accepterait-il d'élire le maire de Montréal pour que celui-ci avec sa gang décide des lois et règlements de sa ville? Absurde, non? Pourtant n'est-ce pas ce que ce citoyen fait en élisant au fédéral des gens qui vont décider à contresens du bien commun de sa nation québécoise reconnue mondialement?

Arrêtez de nous faire accroire que les deux travaillent pour notre bien. Votre naïveté vous abrutit.
Aucune province du Canada n'est contente du rôle interventionniste du fédéral dans leurs champs de compétences. Pour guérir d'une maladie, il faut d'abord reconnaitre que nous sommes malades, il en va de même pour le fédéralisme qui ne peut se soigner que par une véritable réforme qu'on appelle la souveraineté.

Cour Suprême

C'est la troisième fois que le gouvernement Harper se fait débouter par la Cour Suprême.
Pour rappel : 1- la création d'une Commission nationale des valeurs mobilières, 2- la nomination du juge Marc Nadon à la Cour Suprême et 3- la réforme du Sénat unilatéralement par le gouvernement fédéral.

Cela démontre qu'il y a là plusieurs leçons à tirer et plusieurs enseignements à prendre.
  1. Que le gouvernement fédéral n'est pas au-dessus des Lois, même s'il est majoritaire.
  2. Que Stephen Harper n'est pas un monarque au-dessus de tout et qu'il doit enfin respecter les droits des autres.
  3. Que la Constitution canadienne exige le consentement des provinces pour être modifiée.
Constitution

Les Québécois depuis 1982 subissent l'application d'une Constitution canadienne qu'ils n'ont pas signée. Imaginez vous êtes tenu de respecter un contrat que vous n'avez pas signé et qui vous impose des obligations et des limitations dans votre liberté d'agir au quotidien et dans vos droits fondamentaux. Êtes-vous confortable avec cela? Pas moi! Le Parti Québécois veut vous consulter pour que vous puissiez décider de votre avenir, vous donner le choix de dire oui ou non à leur projet de souveraineté; le Parti Libéral de Philippe Couillard veut signer cette Constitution sans que nous ayons notre mot à dire, sans nous consulter. Qui vous respecte le plus?

Le fédéralisme est immuable dans sa forme actuelle puisqu'une province ou qu'un député d'une Assemblée législative d'une province peut bloquer quelque réforme que ce soit, même souhaitée par la majorité. L'Accord du lac Meech de 1990 en est une preuve éloquente.

Imaginez après cet échec de l'Accord du lac Meech, le fédéral tente de passer par référendum direct en 1992  à toute la population du Canada l'Accord de Charlottetown. Encore là, une défaite encore plus cuisante puisque toutes les provinces ont voté majoritairement non à cet accord. Preuve qu'il n'y a plus rien à espérer comme réforme du fédéralisme canadien.

Changer le discours

Je suis tanné du message fallacieux qui prétend que personne ne veut entendre parler de référendum. Trouvez-moi un Québécois qui veut que tout se décide sans qu'il soit consulté? Que cet idiot se lève! Les Québécois se mobilisent et s'expriment massivement lorsque la question qui leur est posée est importante. En 1995, le référendum a eu un taux de participation de 94%, alors arrêtez de dire des stupidités journalistiques de la sorte.

La faiblesse du discours amène le désintérêt de la population et  la non-participation citoyenne aux élections. Si vous voulez que les gens se mobilisent, faites simplement un discours souverainiste et une élection référendaire et vous verrez les gens se grouiller le derrière pour participer.

Rappel

Je vous rappelle que vous pouvez laisser vos commentaires ici en tout temps, pour enrichir la discussion. Vous pouvez aussi envoyer votre nom complet à pourlasouverainete@gmail.com pour être tenu au courant des activités souverainistes à venir.

samedi 10 mai 2014

Au-delà des vraies affaires

Bonjour ami souverainiste,

Au-delà des vraies affaires, il y a les vraies questions.

La seule façon de progresser dans la vie est de se poser les bonnes questions, les vraies questions.

Passer sa vie à se laisser endormir par des faussetés, par des mensonges, par des peurs ou par de l'indifférence ne nous apportera que de la déception et du désespoir en fin de parcours. Pour être fier de soi et bien dans sa peau nous avons le devoir de regarder les choses en face avec courage et détermination.

Que représente le Canada, à vos yeux?
  • Pour moi, le Canada est un autre pays respectable comme le sont les États-Unis, le Mexique, ou la France. Rien de plus. Quand Radio-Canada me parle du Manitoba ou de l'Alberta, c'est comme s'il me parlait du Texas ou de la Californie. Ce n’est pas chez nous. C'est le pays de mes ancêtres, comme la France pour les Acadiens.
  • Pour vous?

Est-ce que vous croyez détenir votre juste part dans le Canada comme Québécois?
  • Pour moi, c'est la quadrature du cercle qui sera impossible à réaliser dons nous sommes devant une impasse insoluble. Historiquement parlant, comme nous sommes un des deux peuples fondateurs de ce pays, nous devrions avoir 50% de tous les droits sur ce pays. Quand nous sommes rendus à avoir des droits égaux à l'île de Prince-Édouard, il y a comme un problème.
  • Pour vous?

Trouvez-vous honorable de recevoir de la péréquation du Canada?
  • Pour moi, c'est une preuve éloquente de la disproportionnalité de la distribution de la richesse dans ce pays injuste qui entretient sciemment la pauvreté des uns pour accroitre la richesse des autres. Par exemple, en privant le Québec de la totalité des contrats lucratifs de construction des frégates pour les donner à la Nouvelle-Écosse, cela crée un déséquilibre forcé et planifié.
  • Rappelons-nous que la péréquation est un système d'aide sociale pour les provinces qui sont les plus pauvres payé par celles qui se sont enrichies avec l'aide du fédéral. Or quand on tente de nous faire valoir la générosité de se système qui nous assure un revenu de pauvreté, c'est comme dire à un assisté social: « si tu travailles et que tu t'enrichis, alors tu vas perdre ton chèque de B.S. »
  • Pour vous?

Qu'est-ce que j'ai à perdre en devenant souverain au Québec?
  • Pour moi, j'ai à perdre tellement de choses que je ne veux pas et qui ne me ressemblent pas, que j'en serais quasiment content.
    • Perdre cette monarchie qui nous coûte des millions par année pour absolument rien. 
    • Perdre ce sénat qui est le symbole de l'impérialisme britannique. 
    • Perdre ce 2e gouvernement de trop qui décide pour nous la plupart du temps à contresens de ce que le Québec veut et réclame de bons droits. Nous devons constamment nous battre devant les tribunaux pour faire valoir ce que nous voulons pour le Québec.
    • Perdre le plus haut tribunal majoritairement formé d'anglophone unilingue qui va nous dicter ce qui est légal pour nous francophone en vertu d'une Constitution imposée.
    • Perdre une constitution à laquelle nous, comme peuple, n’avons jamais donné notre accord ni notre signature, qui nous a été imposée et que nous subissons au quotidien puisque tous les tribunaux y réfèrent constamment dans leurs jugements.
    • Perdre l'armée canadienne qui va en guerre sous des prétextes pétroliers américains et qui possède du matériel datant de la 2e guerre. 
  • Pour vous?
Pourquoi le Québec devrait-il devenir souverain?
  •  Pour moi, c'est la question la plus fondamentale qui doit être élaborée, débattue, enseignée et démontrée de façon constante et récurrente jusqu'à ce que la population en saisisse bien toute la portée et tous les bienfaits qui en découleraient. Toute la pédagogie de cette idée de souveraineté est un processus sain et normal pour un peuple arrivé à sa maturité politique. Malgré nos 400 ans d'histoire, nous sommes encore un peuple d'adolescent politiquement parlant, quand le père fédéraliste parle, le fils souverainiste se tait. Il est plus que temps de se donner une éducation politique souverainiste pour s'affranchir du joug fédéral canadien.
    1. Passer de locataire à propriétaire et devenir maître chez nous.
    2. Décider de tous nos choix politiques et de toutes nos lois.
    3. Se représenter soi-même à l'échelle internationale, avec nos valeurs propres.
    4. Prendre 100% de notre vie politique, sociale et culturelle en main.
    5. Être le seul État francophone d'Amérique.
    6. Passer de minoritaire au Canada à majoritaire au Québec.
  • Pour vous?
Que ferions-nous de mieux, si nous étions souverains?
  • Pour moi, nous ferions mieux tout. Tout serait-il parfait? Pas du tout, mais tout serait grandement simplifié. 
    • Un seul gouvernement, un seul système de justice, une seule déclaration de revenus, un seul système de taxes, un seul système de subventions, un seul système de santé, un seul système d'éducation, etc.
    • Une seule voix à l'internationale qui parlerait enfin selon nos valeurs propres.
    • En comparaison avec les pays actuels sur le globe, nous serions dans les 10 - 20 premiers dans presque tous les domaines.
    • Ce serait une économie en argent, en ressources humaines et en temps de prise de décision. Prenons deux exemples: le déraillement de Lac-Mégantic de 2013 serait réglé bien plus vite avec un seul gouvernement en charge de tout. Même chose pour le pont Champlain, etc. C'est bien connu, plus il y a d'intervenants, plus c'est long et plus c'est coûteux.
  • Pour vous?

Qu'est-ce qui serait pire en devenant souverain?
  •  Pour moi,  pas grand-chose. 
    • Je ne sais pas si vous réalisez que sur la terre, nous sommes le seul peuple à avoir refusé à deux reprises de devenir souverain. Pouvons-nous en être fiers et montrer cela avec bravoure aux autres, sans faire rire de nous?
    • Nous ferions preuve de courage et nous cesserions de jouer à la victime qui se plaint tout le temps de ce que le Canada ou ses dirigeants nous font subir et que nous réélisons sans cesse avec l'espoir que ça va changer cette fois. Est-ce que l'arrivée du NPD en 2011 au Québec a fait plus pour le Québec que le Bloc Québécois auparavant? Non, rien de plus bergère, rien de plus.
    • Nous ne pourrions plus nous plaindre que c'est la faute des autres, car nous serions les seuls responsables de nos déboires ou de nos succès, sans rien reprocher à personne.
    • Nous aurions l'obligation de nous prendre en main comme un peuple adulte et cesser de quémander aux gouvernements de l'aide pour tout ou rien.
    • Nous aurions des ratés certes, mais notre capacité d'apprendre est grande et nous serions parfaitement capables de réussir, comme tous les pays normaux de ce monde.
  • Pour vous?

Qu'avons-nous à gagner en demeurant Canadiens?
  • Pour moi, au rythme où les événements progressent, certaines réalités s'engagent dans une voie qui sera bientôt irréversible et dont nous serons les premiers à gémir alors qu'il sera trop tard.
    • Le poids démographique des Québécois dans le Canada diminue à vue d'oeil et bientôt ce sera un véritable problème.
    • Le recul de la francisation des institutions fédérales au Canada, allant des juges unilingues anglais à la Cour Suprême aux officiers unilingues anglais du Parlement fédéral démontre que le Canada est un pays anglophone qui oblige le bilinguisme aux francophones uniquement et qui place des unilingues anglophones partout où il le peut. À preuve, même la prestation des serments de l'Assemblée nationale par les ministres libéraux francophones était bilingue pour plusieurs qui ne voulaient pas indisposer leur clientèle anglophone au détriment de choquer les francophones du Québec!
    • L’empiètement des champs de compétences provinciales qui est plus fort et plus vicieux qu'avant, nous laisse craindre le pire. Ça prend un gouvernement solide à Québec qui se tient debout devant les intrusions du fédéral pour maintenir à peine les privilèges qui sont nôtres pour encore quelque temps.
    • Dans le système canadien avec deux peuples, deux cultures, deux mentalités n'y aurait-il pas place pour deux pays?
    • Qui serait vraiment perdant advenant la rupture de ce pays schizophrénique en mal d'être?
    • Pour les nostalgiques qui croient que nous perdrions les rocheuses, je répondrais que nous ne possédons pas les Alpes et nous pouvons y aller autant de fois que nous voulons.
    • Le passeport canadien ou la pension de sécurité de la vieillesse (qui devrait être pension pour services rendus), tout cela serait remplacé par le Québec de façon harmonieuse.
    • La monnaie canadienne pourrait très avantageusement pour les Canadiens et pour les Québécois être conservée sans aucun tort pour personne. Advenant le refus du Canada (ce qui serait une énorme bêtise pour eux) nous pourrions nous tourner vers n'importe laquelle des monnaies du monde qui ferait notre affaire sans aucun problème.
  • Pour vous?
Comme vous voyez, devenir souverain demande de la réflexion et de la préparation. Nous en sommes aux pourquoi des choses d'abord. Dans un autre temps, je vous parlerai du comment y arriver. Chaque chose en son temps. Quand on sait pourquoi on veut faire les choses, on trouve toujours les comment faire en temps et lieu, et les personnes qui savent comment.

Laissez-moi vos commentaires, ils nourriront notre débat. Si vous voulez être informer des activités souverainistes à venir, envoyez-moi un courriel avec votre nom complet à pourlasouverainete@gmail.com

Souverainement vôtre,

jeudi 8 mai 2014

Certains mélangent les cartes

Bonjour ami souverainiste,

J'observe les propos et les états d'âme de plusieurs Québécois qui ont subi la défaite, l'humiliation et la trahison devant ce qu'ils croyaient être justes et légitimes pour le Québec de leurs rêves.

Cela a créé un tel ressac que plusieurs en déroute cherchent vainement une voie pour retrouver l'équilibre et un sens à cet échec si puissant.

Tout le monde y va de son autothérapie, allant de l'analyse méticuleuse à l'ouverture complète du Parti par une course à la chefferie universelle tous azimuts.

Vraiment on voit le pire ennemie du Parti Québécois poindre à chaque coin de rue, le manque de cohésion et de rigueur. Il manque un plan directeur, un échéancier de travail, une ligne directrice pour faire les choses avec un minimum d'ordre pour un minimum de résultat.

Certains mélangent les cartes! La course à la chefferie doit suivre les statuts du Parti, rien ne sert de tout changer pour espérer sauver le parti. Le sauver de quoi, me direz-vous? Y a-t-il péril en la demeure? Absolument pas. Plein de bonnes choses sont encore là.

Que faites-vous du membership? Vous, les députés, avez négligé les membres. Vous savez ceux qui vous supportent et qui sont votre machine à vous faire élire, sans eux vous êtes rien. Alors, si vous voulez les perdre eux aussi, faites une course à la chefferie ouverte à tous et voyez arriver la catastrophe.

Avant de vouloir à tout prix convaincre les Québécois que votre idée est bonne, commencez donc par être solidaire de vos membres. Formez UN Parti, avec UN plan, dans UNE direction, et après, seulement après, le peuple aura peut-être le goût de vous suivre avec un chef qui a les qualités requises.

La campagne électorale a été gagnée par les meilleurs. Meilleur dans la diffusion de leur message, meilleur dans l'approche thématique, meilleur dans le plan de campagne. Il faut admettre que le plan de campagne du Parti Québécois a été un des plus mauvais de l'histoire. Si nous apprenons de nos erreurs, nous ferons mieux la prochaine fois.

Il faut arrêter de chercher les excuses et les coups fourrés pour justifier notre défaite. Reconnaitre que nous avons perdu, par notre faute, que nous sommes responsables de notre défaite et se relever grandit de cette expérience.

Fini le temps de la bonne Pauline Marois et du méchant Philippe Couillard. Cela ne règlera rien.

Nous savons que l'approche médiatique du Parti Québécois a été pourrie, alors il faut aussi revoir cela de fond en comble.

Prenez le temps de retomber sur vos pattes, de lécher vos plaies et de cicatriser un peu. Faites oeuvre de solidarité et de générosité entre vous, l'heure de trouver des coupables est révolue, il est temps de se remettre à la construction et à l'unification des membres du Parti que nous chérissons tous.

Un Parti est aussi grand que sont les liens de ceux qui le composent. Si votre base est solide, vous pourrez vous appuyer dessus et rebondir vers la victoire la prochaine fois.


Ne faites pas l'erreur de prendre vos membres pour acquis comme vous avez fait avec le peuple québécois qui vous a durement montré qu'il n'était pas vôtre.

Avant de faire une campagne à la chefferie qui divisera entre les membres, offrez-vous un projet rassembleur dans un programme qui soudera l'ensemble de vos membres avant. Le nouveau chef devra être le porte-parole du Parti uni des Québécois qui le composent.

Rappelez-vous, un pays avant un Parti et un Parti avant un chef. Les Québécois suivront un chef dans un Parti qui nous donnera l'espoir du pays que nous sommes en droit d'avoir.