mardi 5 avril 2016

La dégradation politique

Tout comme vous, j'observe depuis quelques décennies la dégradation politique. Le monde change, les attentes sont de plus en plus élevées et la livraison est de plus en plus basse. C'est très décourageant, et nous en sommes rendus peut-être au dégoût envers la politique et envers certains politiciens.

Je croyais avec l'illusion de ma jeunesse que la politique était l'art de servir le bien commun et de mettre l'intérêt supérieur de la Nation au-dessus de tout le reste. Aujourd'hui, j'entends de la bouche de Philippe Couillard ces mêmes mots et l'envie de vomir me prend!

Hier, John James Charest a tenté de faire une conférence sur comment rétablir la confiance dans les institutions publiques (qui comprend la classe politique), alors que nous savons tous qu'il a été le principal acteur de la méfiance et du cynisme en politique lorsqu'il était premier ministre du Québec. Il a, à lui seul, fait plus contre que tous les autres réunis, alors si ce n'est pas de l'arrogance, c'est quoi?

Nous voyons l'hypocrisie dans toute sa laideur, sa déchéance et la détérioration du respect envers ceux et celles qui sont prétendument en politique pour servir et non pour se servir.

Parmi ces exemples, je ne peux passer sous silence complice, comme aimeraient bien les libéraux de Philippe Couillard et sa gang de profiteurs, l'abus de privilèges dont se prévaut Sam Hamad qui conserve tous les avantages ministériels - salaire, limousine, allocation de dépenses - et qui se fait payer des vacances en Floride par vous et moi!

Quand la dégradation se détériore au point de devenir de l’écœurement et du dégoût, que reste-t-il à faire?

Poser la question est assez facile, cependant le courage est dans les actes à poser. Que les bottines suivent les babines, en politique ce sont trop souvent des antinomies.

Que peut-on attendre de Philippe Couillard? Lui le beau parleur de phrase vide de sens et de contenu, à preuve: la campagne électorale n'a porté que sur des éléments qui sont très loin d'avoir eu le début du commencement de la réalisation hypothétique de ses paroles insipides.

  • Couillard promettait de la transparence - échec!
  • Couillard promettait 250 000 emplois - échec!
  • Couillard promettait de l'intégrité - échec!
  • Couillard promettait de la rigueur pour tous - échec!
  • Couillard promettait un trio médical sans faille - échec!
  • Couillard promettait un trio économique exceptionnel - échec!
  • Couillard promettait une reprise économique avec l'effet libéral - échec!
  • Couillard promettait des réductions d'impôts - échec!
  • Couillard promettait de s'occuper en priorité de l'éducation - échec!
Devant un tel rendement que feriez-vous avec un tel employé? Car les députés sont nos employés, nos représentants, ils sont à notre service et selon notre bon vouloir via les élections.

Il est grand temps, de le mettre à la rue sans prime et qu'il retourne en médecine, où là encore, il sera grassement payé plus que la moyenne des Québécois qui paient actuellement le fort prix pour ses actions ou inactions préjudiciables à répétition.

Nous en avons marre, Philippe Couillard démissionne!

jeudi 24 mars 2016

Les politiciens méritent-ils notre confiance?

Un sondage donne un verdict inquiétant 79% des répondants ne font pas confiance aux politiciens. Je dis inquiétant parce que 21% semblent ne pas être dérangés par cette dérive dans une société dite démocratique.

Réduire la confiance envers nos politiciens à l'apparence du show de la période des questions de 45 minutes par jour à l'Assemblée nationale est bien naïf. Le mal est bien plus profond que cette joute oratoire.

Est-ce que je ferais confiance à mon voisin s'il avait le comportement de certains politiciens? Prenez celui que vous voulez.

Si nous regardons en profondeur, quels seraient les critères qui établissent ou non la confiance envers nos politiciens ce serait au départ:

  1. Que l'intégrité soit au-dessus de tout. Chaque député devrait signer un code d'honneur dès son assermentation et s'il déroge, il doit démissionner sans aucune prime.
  2. Que les politiques soient pour le bien commun de la majorité et non pour favoriser une petite gang d'amis. Tout lobbyiste est interdit, sous toutes ses formes.
  3. Que l'Assemblée nationale sanctionne sévèrement tout député qui fait des attaques personnelles directes ou indirectes envers un autre député. Les appels au règlement qui n'en sont pas devraient être aussi sanctionnés.
  4. Que toutes les nominations aux postes de commande de l'état soient nommées par les 2/3 de l'Assemblée nationale. Les juges, les commissaires de toutes sortes, les présidents de sociétés d'État.
  5. Que les lignes de parti soient abolies. Cela forcerait le consensus sur des questions importantes et éliminerait les favoritismes idéologiques.
  6. Que le gouvernement ne puisse pas forcer le processus pour faire adopter ses lois (le bâillon), sauf en cas d'urgence bien définie.
  7. Que les députés n'aient plus l'immunité parlementaire et qu'ils assument entièrement leur propos. Cela éviterait les dérives et permettrait la prudence et le respect au lieu d'un président qui tranche dans le politiquement correct de chaque mot, ce qui est plutôt puéril. Ce sont des adultes qui doivent mesurer leurs propos.
  8. Que le mode de scrutin soit proportionnel. Pour en finir avec les déséquilibres entre le nombre de votes et la représentation électorale. 
  9. Que si un politicien change de parti en cours de mandat, il doit démissionner et se représenter en élection partielle sous l'autre bannière. Sauf s'il siège comme indépendant. 
  10. Que les politiciens n'aient plus droit à aucune indemnité de départ pour quelques motifs que ce soit, comme tous les autres citoyens du Québec. Les politiciens feront comme tout le monde et prendront une assurance, ça existe!
  11. Que les délibérations du Conseil des ministres soient diffusées puisqu'ils nous sont tous redevables de leurs décisions. Voilà un début de transparence.
  12. Que le discours du budget soit sur 2 ans au maximum, compte tenu qu'on ne sait pas ce qui adviendra dans une semaine. Cesser de nous annoncer des mesures dans 5 ans si tout va bien, madame la marquise!
  13. Que les bottines suivent les babines. Toutes les paroles creuses et les vœux pieux ne donnent rien si la résultante dans les faits n'est pas à la hauteur de la réclame. 

mercredi 23 mars 2016

Comment collectaient-ils leur argent?

Une question me turlupine depuis plusieurs jours: «si Nathalie Normandeau s'est fait pogner par l'UPAC et accuser de complot, fraudes et abus de confiance, était-elle la seule à avoir agi de la sorte?»

J'ai décidé de faire la liste des ministres de John James Charest durant cette période et je me demande s'ils auront le courage de dévoiler comment eux et elles ont récolté leur objectif de financement ministériel de 1000,000$ par année. Pour si retrouver, je mettrai en gras ceux qui siègent encore à l'Assemblée nationale et en rouge ceux qui ont été ministre durant cette période.

La 37e législature du 4 juin 2003 au 21 février 2007
John James Charest, premier ministre
Pierre Corbeil, Nathalie Normandeau, Line Beauchamp, Benoit Pelletier, Jean-Marc Fournier, Thomas Mulcair, Lawrence Bergman, Michelle Courchesne, Laurent Lessard, Geoffrey Kelley, Michel Després, Margeret Delisle, Françoise Gauthier, Claude Béchard, Michel Audet, Julie Boulet, Carole Théberge, Sam Hamad, Monique Jérôme-Forget, Philippe Couillard, Pierre Reid, Yves Séguin, Raymond Bachand, Yvon Vallières, Monique Gagnon-Tremblay, Jacques Dupuis, Marc Bellemare, Yvon Marcoux, Henri-François Gautrin, Jacques Chagnon.

La 38e législature du 26 mars 2007 au 5 novembre 2008
John James Charest, premier ministre
Christine St-Pierre, Nathalie Normandeau, Line Beauchamp, Benoit Pelletier, Jean-Marc Fournier, Michelle Courchesne, Laurent Lessard, Philippe Couillard, Yves Bolduc, Claude Béchard, Julie Boulet, Sam Hamad, Monique Jérôme-Forget, Yolande James, Raymond Bachand, Monique Gagnon-Tremblay, Marguerite Blais, Jacques Dupuis.

La 39e législature du 8 décembre 2008 au 1er août 2012
John James Charest, premier ministre
Pierre Corbeil, Christine St-Pierre, Lise Thériault, David Whissell, Robert Dutil, Dominique Vien, Nathalie Normandeau, Line Beauchamp, Pierre Moreau, Serge Simard, Michelle Courchesne, Laurent Lessard, Geoffrey KelleyYves Bolduc, Claude Béchard, Toni Tomassi, Nicole Ménard, Alain Paquet, Julie Boulet, Sam Hamad, Monique Jérôme-Forget, Clément Gignac, Pierre Arcand, Yolande James, Kathleen Weil, Raymond Bachand, Norman MacMillan, Monique Gagnon-Tremblay, Marguerite Blais, Jacques Dupuis, Jean-Marc Fournier.

La 41e législature du Québec du 20 mai 2014 ...
Philippe Couillard, premier ministre
Christine St-PierreLise Thériault, Dominique Vien, Pierre Paradis, François Blais, Pierre Moreau, Stéphanie Vallée, Geoffrey KelleyYves Bolduc, Gaétan Barrette, Julie Boulet, Laurent Lessard, Sam Hamad, Robert Poëti, Francine Charbonneau, Pierre Arcand, Martin Coiteux, Kathleen Weil, Hélène David, Jean D'Amour, Carlos Leitäo, Luc Blanchette, Jean-Marc Fournier,  Luc Fortin, Lucie Charlebois, Jean-Denis Girard, Jacques Daoust, David Heurtel.

Alors nous avons 4 députés actuels qui ont été ministres durant la période visée:
Pierre Reid, Jacques Chagnon, Serge Simard et Nicole Ménard.

Nous avons 12 ministres actuels qui ont été ministres dans la période visée:
Philippe Couillard, Christine St-Pierre, Lise Thériault, Dominique Vien,
Pierre Moreau, Geoffrey Kelley, Julie Boulet, Laurent Lessard,
Sam Hamad, Pierre Arcand, Kathleen Weil, Jean-Marc Fournier.

Donc chacune de ces personnes doit nous dire et nous démontrer comment ils ont collecté leurs fonds pour remplir les exigences des campagnes ministérielles de financement sectoriel de 100,000$ exigé par John James Charest.

À la lumière des faits, nous les croirons ou pas!

Nous pouvons comprendre la frilosité de Jacques Chagnon sur le sujet, car comme président de l'Assemblée nationale, il joue gros. Si ce n'est pas un conflit d'intérêts, je me demande ce que c'est d'autre!

On veut pas juste le savoir, on veut le voir!

On dit qu'une image vaut mille mots, voici un complément d'information pertinente:


Donc 14 des ministres concernées figurent dans ceux qui ont voté contre la tenue de la Commission Charbonneau. Des 16 ministres qui ont été relevés dans mon texte, les deux absents sont Jacques Chagnon qui présidait les votes et Philippe Couillard qui ne siégeait pas à l'époque.

lundi 21 mars 2016

Le couple Normandeau-Lachance

Qu'elle est belle la politique québécoise avec toutes ses subtilités et ses dessous affriolants un tantinet surprenants! Il faudrait être drôlement naïf pour croire qu'il n'y avait pas une tentative délibérée de cover-up de la part de Renaud Lachance sur les agissements de Nathalie Normandeau dans le financement illicite des libéraux contre des contrats à la firme Roche, si proche des libéraux.
Que dire du déni et de la fausse tentative de nous faire accroire à nous «les caves Québécoises» que le bon premier ministre Philippe Couillard s'en ponce-pilatise en prétendant que le nouveau parti libéral est plus vertueux que Françoise David, voyons donc quelle ignominie!

  • Est-ce que Philippe Couillard a été ministre sous John James Charest en même temps que Nathalie Normandeau? 
  • Est-ce qu'il avait eu le même objectif de campagne de financement ministériel de 100,000$? 
  • Si oui, comment a-t-il atteint son objectif durant ces années-là? 
  • De manière identique à Nathalie Normandeau ou autrement?

Philippe Couillard tente de nous endormir avec sa rhétorique biscornue de crime par association. N'est-ce pas comme avec Arthur Porter? Pourtant, le bon peuple sait qu'il a été ministre en même temps que l'accusée de fraude électorale, ce qui mériterait au moins quelques éclaircissements au lieu du déni fabulatoire auquel il nous a habitués depuis trop longtemps.
Philippe Couillard n'a qu'une tactique: «faites ce que je dis et non ce que je fais». Il exprime «ad nauseam» des amalgames contre le Parti Québécois et son chef, mais se braque quand on lui sert la même médecine...
Il y a évidence que Renaud Lachance doit s'expliquer devant sa tentative délibérée de cacher la vérité. C'est un manquement grave pour un commissaire qui avait le mandat et le devoir de faire la lumière complète sur toute cette magouille libérale qu'il a sciemment tenté de camoufler.
Était-il un proche de Nathalie Normandeau, de John James Charest ou de quelqu'un d'autre pour agir de la sorte? La question est très légitime! Je suspecte une liaison secrète entre Nathalie et Renaud, ce qui expliquerait en partie cette volte-face.
Rien ne nous est permis de croire que devant l'ampleur de la situation loufoque à laquelle nous assistons que le gouvernement libéral actuel, dont je vous le rappelle 12 ministres actuels faisaient partie du gouvernement Charest à la même époque, est au-dessus de ces comportements ancrés dans leur ADN libéral.
Au-delà de la naïveté proverbiale des suiveux libéraux, s'ajoute le crétinisme de ceux qui ne voient aucun lien entre les mêmes pratiques par les mêmes gens. Ce n'est pas de l'aveuglement volontaire, c'est de la complicité.
Faire de la politique autrement, mon œil!
Du temps de Maurice Duplessis, la magouille libérale a été mise au grand jour en 1935.
En 1976, le Parti Québécois a mis fin aux caisses occultes des compagnies qui tenaient le gouvernement par la poche en passant une loi sur le financement politique par des individus identifiés, encore là, les libéraux y étaient fortement opposés.
Puis dans les années du régime Charest, tous les ministres libéraux ont dû remettre en selle le financement occulte à hauteur de 100,000$ par ministre.
En 2012, le gouvernement de Pauline Marois baissa la barre du financement autorisé pour réduire cet effet pervers réinstauré par les libéraux.
En 2016, Philippe Couillard tente de camoufler ses pratiques douteuses pas encore exorcisées dans ses rangs.
La tactique de crier au loup péquiste ne fera pas disparaître ce qui est sur le point de surgir de la tanière libérale.



samedi 23 janvier 2016

La pire équation canadienne

Bonjour amis souverainistes,

Il n'y a pas juste les islamistes qui veulent nous envahir et nous convertir, les pétrolistes de l'Ouest canadien veulent aussi nous passer sur le corps, et parce qu'enfin on commence à se tenir debout, ils pestifèrent.

Que les chiens des prairies jappent et hurlent cela ne nous fera pas changer d'idée en leur faveur, mais au contraire cela servira notre cause chérie que les détracteurs libéraux et fédéralistes s’époumonent à pourfendre.

Les énormités du PM de Saskatchewan Brad Wall qui veut que le Québec rembourse la péréquation démontrent son ignorance du pourquoi des choses.

De plus, il n'y a pas que la péréquation:

Principaux transferts - généralités

Le gouvernement du Canada fournit en permanence un important soutien financier aux provinces et aux territoires pour les aider à dispenser des programmes et des services. Il y a quatre grands programmes de transfert : le Transfert canadien en matière de santé (TCS), le Transfert canadien en matière de programmes sociaux (TCPS), la péréquation et la formule de financement des territoires (FFT).

Le TCS et le TCPS sont des transferts fédéraux appuyant des domaines de politique précis comme les soins de santé, l'éducation postsecondaire, l'aide sociale et les services sociaux, le développement de la petite enfance et les services de garde.

Le Programme de péréquation et la FFT fournissent des transferts sans condition aux provinces et aux territoires. La péréquation permet aux gouvernements provinciaux moins prospères de fournir à leurs résidents des services publics sensiblement comparables à ceux d'autres provinces à des niveaux d'imposition sensiblement comparables. La FFT assure une aide financière aux territoires qui tient compte des coûts plus élevés associés à la prestation des programmes et des services dans le Nord canadien.

 En 2016-2017, le gouvernement du Québec recevra 21,4 milliards de dollars au titre des principaux transferts.

Soutien fédéral au Québec
(millions de dollars)
2007–
2008  
2008–
2009  
2009–
2010  
2010–
2011  
2011–
2012  
2012–
2013  
2013–
2014  
2014–
2015  
2015–
2016  
2016–
2017  
Principaux transferts
Transfert canadien en matière de santé15 2465 4715 7996 1246 4456 8367 2397 4207 8448 300
Transfert canadien en matière de programmes sociaux2 2152 4522 5202 5902 6642 7592 8342 9082 9873 072
Péréquation7 1608 0288 3558 5527 8157 3917 8339 2869 52110 030
Protection sur les transferts totaux2369362

Total - Soutien fédéral14 62215 95216 67317 26717 29217 34917 90719 61420 35221 402
Répartition par habitant (dollars)1 9022 0572 1282 1802 1622 1482 1982 3902 4652 571
Voir notes additionnelles.
1 Le Transfert canadien en matière de santé comprend les paiements de protection transitoire à partir de 2007-2008.
2 La protection sur les transferts totaux a été fournie en 2011-2012 et en 2012-2013 pour faire en sorte que le total des principaux transferts de ces années n'est pas moindre que l'année précédente. Aux fins du calcul de la protection sur les transferts totaux, le total des principaux transferts comprend la péréquation, le Transfert canadien en matière de santé, le Transfert canadien en matière de programmes sociaux et la protection sur les transferts totaux de l'année précédente.

Source: Soutien fédéral au Québec

 En 2016-2017, le gouvernement de la Saskatchewan recevra 1,6 milliard de dollars au titre des
principaux transferts.

Soutien fédéral à la Saskatchewan
(millions de dollars)
2007–
2008  
2008–
2009  
2009–
2010  
2010–
2011  
2011–
2012  
2012–
2013  
2013–
2014  
2014–
2015  
2015–
2016  
2016–
2017  
Principaux transferts
Transfert canadien en matière de santé17567568438248509069731 0131 0761 145
Transfert canadien en matière de programmes sociaux1335335335342353371384397410424
Péréquation2226
Protection sur les transferts totaux37

Total - Soutien fédéral1 3171 0901 1781 1741 2041 2771 3581 4111 4861 568
Répartition par habitant (dollars)1 3161 0731 1411 1181 1301 1771 2291 2591 3121 366
Voir notes additionnelles.
1 Le Transfert canadien en matière de santé comprend les paiements de protection transitoire pour 2007-2008 et 2008-2009.
Le Transfert canadien en matière de programmes sociaux comprend les paiements de protection transitoire pour 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010. Le Transfert canadien en matière de programmes sociaux exclut le paiement de protection transitoire de 31,2 millions de dollars du budget de 2008, réparti de façon théorique sur une période de cinq ans à compter de 2008-2009.
2 La Saskatchewan n'est plus admissible à la péréquation depuis 2008-2009 en raison de la vigueur de son économie par rapport aux autres provinces.
3 La protection sur les transferts totaux a été fournie en 2010-2011 pour faire en sorte que le total des principaux transferts de cette année n'est pas moindre que l'année précédente. Aux fins du calcul de la protection sur les transferts totaux, le total des principaux transferts comprend la péréquation, le Transfert canadien en matière de santé, le Transfert canadien en matière de programmes sociaux et la protection sur les transferts totaux de l'année précédente.

Source: Soutien fédéral à la Saskatchewan
Qu'est-ce que la péréquation?
  • La péréquation est le programme de transfert du gouvernement du Canada qui traite des disparités fiscales entre les provinces. Les paiements de péréquation permettent aux gouvernements provinciaux moins prospères de fournir à leurs résidents des services publics sensiblement comparables à ceux d'autres provinces, à des taux d'imposition sensiblement comparables.
  • L'objectif du programme est inscrit dans la Constitution canadienne depuis 1982 :
    « Le Parlement et le gouvernement du Canada prennent l'engagement de principe de faire des paiements de péréquation propres à donner aux gouvernements provinciaux des revenus suffisants pour les mettre en mesure d'assurer les services publics à un niveau de qualité et de fiscalité sensiblement comparable. » (paragraphe 36(2) de la Loi constitutionnelle de 1982)
  • Les paiements de péréquation sont inconditionnels – les provinces bénéficiaires peuvent les utiliser à leur discrétion selon leurs propres priorités.
  • Le gouvernement du Canada fait en sorte que la péréquation continue de croître en fonction de l'économie.

La péréquation est une tentative de rééquilibrage fiscale envers les provinces qui sont moins bien subventionnées que les autres pour faire semblant que le Canada est un pays juste et équitable pour toutes les provinces.

Fait intéressant, la péréquation a été inscrite lors du rapatriement de la Constitution canadienne de 1982 qui n'a jamais été approuvée par le Québec.

L'assiette fiscale canadienne est nourrie par qui? Par ceux et celles qui paient de l'impôt. Quelle province entre le Québec et la Saskatchewan paie le plus d'impôt à Ottawa? Regardons les chiffres.

Selon statistique Canada, recensement de 2011:
  • La population active au Québec était de 6 644 375 personnes de 15 ans ou plus.
  • La population active de la Saskatchewan de 835 520 personnes de 15 ans ou plus.
  • La population active du Québec est 7,95 fois plus nombreuse.
Selon l'agence du revenu du Canada (année imposition 2011):
  • Les Québécois ont versé pour 21 749 000 000$ en impôt fédéral net.
  • Les Saskatchewanais ont versé pour 3 424 000 000$ en impôt fédéral net.
  • Les Québécois versent 6,35 fois plus d'impôt fédéral net.
  • Les taux d'imposition au fédéral pour toutes les provinces en 2011 étaient:
    • Pour 41 544$ ou moins de 15%
    • De 41 544$ à 83 088$ de 22%
    • De 83 088$ à 128 800 de 26%
    • Pour 128 800$ ou plus de 29%.
  • Rappelons que les taux d'impôt provinciaux s'ajoutent pour les contribuables.
    • Pour le Québec en 2011 de 16 à 24% selon le revenu net.
    • Pour la Saskatchewan en 2011 de 11 à 15% selon le revenu net.
    • Donc un surplus de 5 à 9% pour les Québécois.
Selon les tableaux ci-dessus du soutien fédéral pour 2011-212:
  • Pour le Québec, le fédéral a versé 17 292 000 000$ (2 162$ par habitant)
  • Pour la Saskatchewan, le fédéral a versé 1 204 000 000$ (1 130$ par habitant)
  • Le Québec reçoit 14,36 fois plus de transferts.
À la lumière de ces chiffres que peut-on en déduire?
  1. Le Québec a donné plus qu'il reçoit en contrepartie: 21,749 milliards en impôts contre 17,292 milliards de transferts en retour soit une différence de 4,457 milliards en moins.
  2. Que les impôts cumulatifs au Québec sont supérieurs à ceux de la Saskatchewan.
  3. Qu'il est normal de recevoir plus de transferts si la population est plus grande.
  4. Que nous paierions moins d'impôt en étant souverains avec un seul gouvernement à faire vivre!
  5. Que nous recevrions l’entièreté de toutes les sommes versées par nos impôts en service pour nous exclusivement au lieu de financer les besoins des autres et de quémander notre juste part depuis des décennies.
Au-delà de ces évaluations mathématiques, il y a le simple constat que le Canada n'est pas le pays de tous. Que les valeurs pétrolières de l'Ouest canadien sont diamétralement opposées à celles du Québec qui prône l'énergie verte.

Autre point de divergence qui devrait nous pousser encore plus à faire la souveraineté au plus vite.

dimanche 8 novembre 2015

La dérive caquiste

Bonjour amis souverainistes,

Plus j'avance en âge, plus j'observe les événements politiques qui tracent et retracent l'histoire qui se veut évolutive quelque part.

D'un côté, le parti libéral de Philippe Couillard qui s'oblige à réparer les déboires de l'ère Charest au niveau du débordement de la dette du Québec en s'en prenant à tout ce qui bouge au Québec que ce soit bon ou non, ils n’en ont rien à cirer. Ils coupent sauvagement et c'est le seul critère le coupage, le saccage, l'abattage du tissu social.
Ce tissu social dont on pouvait, à raison, être plutôt fier. Rien n'était parfait, mais la détérioration est de loin plus nocive que le but ciblé. Le gouvernement libéral du Québec a abandonné les élèves en difficultés, les jeunes, les aînés, les handicapés, les Québécois.
Une gestion à courte vue unicentrée sur l'austérité du peuple entier sauf les mieux nantis du Québec, les Bombardier milliardaires et cie.
Un parti qui se dit le parti de l'économie et qui accumule déboires par-dessus pertes d'emplois en continu, mois après mois. À ce rythme, la promesse libérale de créer 250 000 emplois se soldera par des pertes d'emplois record de tous les temps.

De l'autre, un parti caquiste qui se cherche une identité propre et bien distingue pour attirer de potentiels sympathisants qui pourraient être tentés de voter pour eux un jour. Comme leur approche vient de se définir un peu plus clairement, je vais me faire le plaisir de la décortiquer en détail, histoire de démontrer leur profonde dérive dans les mots qu'ils ont choisis et qu'ils ne semblent pas comprendre leur justesse.

Autonomiste
Il réfère à l'autonomie qui est le droit d'un pays de se gouverner seul. Il a pour synonymes: autodétermination, désatellisation, indépendance, liberté, souveraineté.

Nationaliste
Il se réfère au nationalisme qui est le courant politique affirmant qu'une nation a le droit d'accéder à la souveraineté.Il a pour synonymes: indépendantiste, autonomiste, sécessionniste, séparatiste.

Non-souverainiste
Il n'y a pas de définition de cette expression sauf si on la découpe en ses deux termes:

  1. Non qui est une négation assez évidente.
  2. Souverainiste qui est un partisan de la souveraineté politique d'un état. Il a pour synonymes: indépendantiste, sécessionniste, séparatiste. Et pour antonyme: fédéraliste.
  3. Comme on parle ici de non-souverainiste, nous pourrions dire que c'est équivalent d'un fédéraliste comme expliqué ci-dessus.
À la lumière de cette analyse sommaire du sens des mots, nous pouvons en déduire les dérives suivantes:
  1. Un autonomiste tout comme un nationaliste est un souverainiste.
  2. Un non-souverainiste est un fédéraliste.
  3. Alors qu'est-ce qu'un caquiste? Un souverainiste ou un fédéraliste?
La position politique des caquistes est un sophisme (qui est un raisonnement faux, ayant l'apparence d'un raisonnement logique, fait dans le but de tromper) à sa face même.

L’archaïsme de la position caquiste remonte à la défunte Union-Nationale des années 70. À cette époque une nouvelle avenue la souveraineté prit son essor et devant le déclin du nationalisme vide de sens, l'Union-Nationale ferma ses livres. Décidément avec la CAQ on avance en arrière.

Quand certains fédéralistes peureux et ignorants osent prétendre que la souveraineté est dépassée, que devraient-ils dire de la notion caquiste d'autonomiste-nationaliste-non-souverainiste désuète?

Soyons sérieux, il n'y a que deux camps: les souverainistes et les fédéralistes. Tout le reste n'est que tentative de dilution de ces options. Les caquistes nous prennent pour des idiots ou bien ils sont complètement en deçà d'une compréhension minimale de ces concepts dont ils se gargarisent!

samedi 10 octobre 2015

Mulcair et le référendum de 1995

Bonjour,

Devant l'importance que semblent mettre les politiciens sur la transparence et l'occultisme des faits qui leur sont préjudiciables, je vais faire un exercice de mémoire pour témoigner de la véritable nature de certains acteurs d'une saga dont peu de gens se souviennent.

Je parle ici de la campagne référendaire de 1995 et de la saga qui en a découlé dans les mois qui suivirent et le cauchemar pour 29 scrutateurs et 2 délégués officiels poursuivis par le DGE, par simple vengeance et désir de détruire des vies en s'en prenant à des gens qui avaient simplement fait leur travail consciencieusement. C'était un procès politique.

Je ne reprendrai pas les faits qui sont bien documentés dans les liens ci-dessous. Je me contenterai d'apporter les nuances de quelqu'un qui a vécu ces événements de près.

Dans une élection générale, Chomedey pouvait être considéré comme un comté sûr pour quelque fédéraliste que ce soit. C'était le fief de Lise Bacon avant de devenir le comté de Thomas Mulcair. Ces deux députés libéraux tenaient les bourses des donateurs au sens propre comme au sens figuré du terme. J'avais souvent des confessions de certains entrepreneurs qui étaient obligés d'aller voir Lise Bacon avec leur carnet de chèques personnels. Il en allait de même pour Thomas Mulcair par la suite. Je le savais parce que je m'occupais du financement du Parti Québécois dans ces mêmes périodes auprès des mêmes donateurs potentiels et leurs confessions fusaient toutes dans le même sens, à vous en écœurer.

Lors d'un référendum dans un comté majoritairement multiethnique comme Chomedey, où j'habitais à l'époque, il était évident que chaque vote compte et que chaque effort était payant bien plus que lors d'une simple élection où les dés étaient déjà joués d'avance.

Ainsi avec les manœuvres accélérées et précipitées d'obtention de citoyenneté canadienne, nous assistions à un déluge de nouvelles demandes d'inscription sur la liste référendaire pour permettre à ces gens de voter en masse contre la souveraineté du Québec. Encore là, nous devions faire preuve de très grande vigilance pour permettre à ceux et celles qui y avaient droit de voter et à ceux et celles qui n'y avaient pas droit de ne pas le faire. J'étais président d'une commission de révision, puis d'une commission de révision spéciale, alors je voyais arriver les gros chars comme on dit. Au point où le Directeur de scrutin (DS) Gilles G. Gauthier me faisait surveiller par un adjoint en permanence.

Nous appliquions intégralement les articles de la loi sur la consultation populaire qui exigeait que le citoyen voulant être inscrit doive avoir un document prouvant son lieu de résidence. La plupart n'en avaient pas. Ce qui faisait bien japper les fédéralistes tout autour de moi. Assez infernal comme climat, mais la cause en valait l'effort.

Depuis plusieurs élections dans Chomedey, je connaissais bien les magouilles du DS favorisant les libéraux sous plusieurs aspects qu'il serait trop long de détailler ici. Des listes électorales non conformes que j'avais demandé de corriger et j'en passe.

Or quand survint la saga devant les tribunaux et que le DGE, par son procureur tenta d'en passer une petite vite en invitant le DS à témoigner devant la cour, alors qu'en principe s'il avait dû témoigner, il n'aurait pas dû être dans la salle du tribunal, mais attendre hors de cette salle pour ne pas entendre les propos des autres avant son témoignage, ce qui a semblé indisposer le juge au point où il décida de se réserver le droit de retenir ou non ce témoignage.

Après le témoignage rempli de fausseté, je ne pouvais laisser passer cela et j'ai demandé aux avocats de la défense de me faire entendre devant la cour. Comme le précédent avant été permis pour la poursuite, le juge acquiesça pour la défense, alors Thomas Mulcair était en colère dans la salle. Mon témoignage annula les propos du DS, ce qui sembla faire l'affaire du juge qui n'avait plus à soupeser les propos biaisés du DS.

Après mon témoignage, il y eut un ajournement de quelques minutes et au sortir de la salle Thomas Mulcair se mit à m'invectiver en me disant qu'il allait me détruire en pensant me faire peur. Je lui rétorquai qu'il pouvait bien manger de la m... Ce qui le remit à sa place. Il avait trouvé son homme.

Il était évident que tout ce cirque judiciaire n'était que politique puisque fonder sur rien absolument rien de répréhensible de la part de qui que ce soit. Les scrutateurs et les délégués officiels n'avaient fait qu'appliquer l'intégralité de la loi sur la consultation populaire. À preuve toutes les personnes poursuivies ont été acquittées.

En Cour d'appel la poursuite voulait mettre fin aux procédures sachant qu'elle n'avait rien de solide pour gagner son point, ce que les avocats de la défense refusèrent et demandèrent à la Cour d'appel d'acquitter tout le monde avec un jugement qui allait laver la réputation de tous et empêcher les poursuites futures sur le même thème.

Ce fut une victoire sur toute la ligne pour la défense, les scrutateurs et les délégués officiels.

Pour références, voici quelques documents:

  1. Les bulletins rejetés – La Marche pour l’unité selon DGEQ
  2. communiqué - Arrêt des procédures
  3. referendum95_arretprocedure.pdf
  4. Bulletins de votes rejetés selon wikipedia.org
Depuis ce temps, je savais à qui j'avais affaire avec Thomas Mulcair, et le temps me le confirme jour après jour.