Au-delà des vraies affaires, il y a les vraies questions.
La seule façon de progresser dans la vie est de se poser les bonnes questions, les vraies questions.
Passer sa vie à se laisser endormir par des faussetés, par des mensonges, par des peurs ou par de l'indifférence ne nous apportera que de la déception et du désespoir en fin de parcours. Pour être fier de soi et bien dans sa peau nous avons le devoir de regarder les choses en face avec courage et détermination.
Que représente le Canada, à vos yeux?
- Pour moi, le Canada est un autre pays respectable comme le sont les États-Unis, le Mexique, ou la France. Rien de plus. Quand Radio-Canada me parle du Manitoba ou de l'Alberta, c'est comme s'il me parlait du Texas ou de la Californie. Ce n’est pas chez nous. C'est le pays de mes ancêtres, comme la France pour les Acadiens.
- Pour vous?
Est-ce que vous croyez détenir votre juste part dans le Canada comme Québécois?
- Pour moi, c'est la quadrature du cercle qui sera impossible à réaliser dons nous sommes devant une impasse insoluble. Historiquement parlant, comme nous sommes un des deux peuples fondateurs de ce pays, nous devrions avoir 50% de tous les droits sur ce pays. Quand nous sommes rendus à avoir des droits égaux à l'île de Prince-Édouard, il y a comme un problème.
- Pour vous?
Trouvez-vous honorable de recevoir de la péréquation du Canada?
- Pour moi, c'est une preuve éloquente de la disproportionnalité de la distribution de la richesse dans ce pays injuste qui entretient sciemment la pauvreté des uns pour accroitre la richesse des autres. Par exemple, en privant le Québec de la totalité des contrats lucratifs de construction des frégates pour les donner à la Nouvelle-Écosse, cela crée un déséquilibre forcé et planifié.
- Rappelons-nous que la péréquation est un système d'aide sociale pour les provinces qui sont les plus pauvres payé par celles qui se sont enrichies avec l'aide du fédéral. Or quand on tente de nous faire valoir la générosité de se système qui nous assure un revenu de pauvreté, c'est comme dire à un assisté social: « si tu travailles et que tu t'enrichis, alors tu vas perdre ton chèque de B.S. »
- Pour vous?
Qu'est-ce que j'ai à perdre en devenant souverain au Québec?
- Pour moi, j'ai à perdre tellement de choses que je ne veux pas et qui ne me ressemblent pas, que j'en serais quasiment content.
- Perdre cette monarchie qui nous coûte des millions par année pour absolument rien.
- Perdre ce sénat qui est le symbole de l'impérialisme britannique.
- Perdre ce 2e gouvernement de trop qui décide pour nous la plupart du temps à contresens de ce que le Québec veut et réclame de bons droits. Nous devons constamment nous battre devant les tribunaux pour faire valoir ce que nous voulons pour le Québec.
- Perdre le plus haut tribunal majoritairement formé d'anglophone unilingue qui va nous dicter ce qui est légal pour nous francophone en vertu d'une Constitution imposée.
- Perdre une constitution à laquelle nous, comme peuple, n’avons jamais donné notre accord ni notre signature, qui nous a été imposée et que nous subissons au quotidien puisque tous les tribunaux y réfèrent constamment dans leurs jugements.
- Perdre l'armée canadienne qui va en guerre sous des prétextes pétroliers américains et qui possède du matériel datant de la 2e guerre.
- Pour vous?
- Pour moi, c'est la question la plus fondamentale qui doit être élaborée, débattue, enseignée et démontrée de façon constante et récurrente jusqu'à ce que la population en saisisse bien toute la portée et tous les bienfaits qui en découleraient. Toute la pédagogie de cette idée de souveraineté est un processus sain et normal pour un peuple arrivé à sa maturité politique. Malgré nos 400 ans d'histoire, nous sommes encore un peuple d'adolescent politiquement parlant, quand le père fédéraliste parle, le fils souverainiste se tait. Il est plus que temps de se donner une éducation politique souverainiste pour s'affranchir du joug fédéral canadien.
- Passer de locataire à propriétaire et devenir maître chez nous.
- Décider de tous nos choix politiques et de toutes nos lois.
- Se représenter soi-même à l'échelle internationale, avec nos valeurs propres.
- Prendre 100% de notre vie politique, sociale et culturelle en main.
- Être le seul État francophone d'Amérique.
- Passer de minoritaire au Canada à majoritaire au Québec.
- Pour vous?
- Pour moi, nous ferions mieux tout. Tout serait-il parfait? Pas du tout, mais tout serait grandement simplifié.
- Un seul gouvernement, un seul système de justice, une seule déclaration de revenus, un seul système de taxes, un seul système de subventions, un seul système de santé, un seul système d'éducation, etc.
- Une seule voix à l'internationale qui parlerait enfin selon nos valeurs propres.
- En comparaison avec les pays actuels sur le globe, nous serions dans les 10 - 20 premiers dans presque tous les domaines.
- Ce serait une économie en argent, en ressources humaines et en temps de prise de décision. Prenons deux exemples: le déraillement de Lac-Mégantic de 2013 serait réglé bien plus vite avec un seul gouvernement en charge de tout. Même chose pour le pont Champlain, etc. C'est bien connu, plus il y a d'intervenants, plus c'est long et plus c'est coûteux.
- Pour vous?
Qu'est-ce qui serait pire en devenant souverain?
- Pour moi, pas grand-chose.
- Je ne sais pas si vous réalisez que sur la terre, nous sommes le seul peuple à avoir refusé à deux reprises de devenir souverain. Pouvons-nous en être fiers et montrer cela avec bravoure aux autres, sans faire rire de nous?
- Nous ferions preuve de courage et nous cesserions de jouer à la victime qui se plaint tout le temps de ce que le Canada ou ses dirigeants nous font subir et que nous réélisons sans cesse avec l'espoir que ça va changer cette fois. Est-ce que l'arrivée du NPD en 2011 au Québec a fait plus pour le Québec que le Bloc Québécois auparavant? Non, rien de plus bergère, rien de plus.
- Nous ne pourrions plus nous plaindre que c'est la faute des autres, car nous serions les seuls responsables de nos déboires ou de nos succès, sans rien reprocher à personne.
- Nous aurions l'obligation de nous prendre en main comme un peuple adulte et cesser de quémander aux gouvernements de l'aide pour tout ou rien.
- Nous aurions des ratés certes, mais notre capacité d'apprendre est grande et nous serions parfaitement capables de réussir, comme tous les pays normaux de ce monde.
- Pour vous?
Qu'avons-nous à gagner en demeurant Canadiens?
- Pour moi, au rythme où les événements progressent, certaines réalités s'engagent dans une voie qui sera bientôt irréversible et dont nous serons les premiers à gémir alors qu'il sera trop tard.
- Le poids démographique des Québécois dans le Canada diminue à vue d'oeil et bientôt ce sera un véritable problème.
- Le recul de la francisation des institutions fédérales au Canada, allant des juges unilingues anglais à la Cour Suprême aux officiers unilingues anglais du Parlement fédéral démontre que le Canada est un pays anglophone qui oblige le bilinguisme aux francophones uniquement et qui place des unilingues anglophones partout où il le peut. À preuve, même la prestation des serments de l'Assemblée nationale par les ministres libéraux francophones était bilingue pour plusieurs qui ne voulaient pas indisposer leur clientèle anglophone au détriment de choquer les francophones du Québec!
- L’empiètement des champs de compétences provinciales qui est plus fort et plus vicieux qu'avant, nous laisse craindre le pire. Ça prend un gouvernement solide à Québec qui se tient debout devant les intrusions du fédéral pour maintenir à peine les privilèges qui sont nôtres pour encore quelque temps.
- Dans le système canadien avec deux peuples, deux cultures, deux mentalités n'y aurait-il pas place pour deux pays?
- Qui serait vraiment perdant advenant la rupture de ce pays schizophrénique en mal d'être?
- Pour les nostalgiques qui croient que nous perdrions les rocheuses, je répondrais que nous ne possédons pas les Alpes et nous pouvons y aller autant de fois que nous voulons.
- Le passeport canadien ou la pension de sécurité de la vieillesse (qui devrait être pension pour services rendus), tout cela serait remplacé par le Québec de façon harmonieuse.
- La monnaie canadienne pourrait très avantageusement pour les Canadiens et pour les Québécois être conservée sans aucun tort pour personne. Advenant le refus du Canada (ce qui serait une énorme bêtise pour eux) nous pourrions nous tourner vers n'importe laquelle des monnaies du monde qui ferait notre affaire sans aucun problème.
- Pour vous?
Laissez-moi vos commentaires, ils nourriront notre débat. Si vous voulez être informer des activités souverainistes à venir, envoyez-moi un courriel avec votre nom complet à pourlasouverainete@gmail.com
Souverainement vôtre,
Nous devons trouver une solution à l'enseignement de notre histoire, aux ainés et au 45 ans et moins.
RépondreEffacerDû au fait que c'est toujours une question de dollars, nous devons, chiffres à l'appui, démontrer que le Québec SOUVERAIN serait plus riche.
Nous devons utiliser les médias visuel et non seulement auditif, car voir et entendre, renforce la compréhension des gens.
Gabriel Daniel