samedi 12 avril 2014

Le Québec et son syndrome

Bonjour ami souverainiste,

Une idée partisane obscurcit parfois le jugement sur la nature véritable des choses. 

Pas de référendum

Les fédéralistes tentent de nous faire croire que les Québécois ne veulent pas de référendum. Est-ce à dire que les Québécois ne veulent plus être consultés sur des décisions à prendre concernant leur avenir? Veulent-ils que d'autres décident pour eux et sans leur demander leur avis?

Les Québécois ont-ils boudé l'élection référendaire sur la nationalisation de l'électricité en 1962? Nationalisation de l'électricité au Québec

Est-ce que le peuple du Québec a refusé de participer au référendum sur l'accord de Charlottetown en 1992? Accord de Charlottetown de 1992

Le Parti Québécois a-t-il été porté au pouvoir en 1994 sur la promesse de Jacques Parizeau de tenir dans la première année de son mandat un référendum sur la souveraineté du Québec? Élection générale du Québec de 1994

Est-ce que le taux de participation de plus de 93% au référendum de 1995 donne raison à ce sophisme? Référendum de 1995 au Québec

Avec ces quelques exemples, il apparait nettement que cette prétendue-vérité ne tient pas la route, car les Québécois participent lorsqu'ils sont consultés. La véritable question: veulent-ils être consultés sur la souveraineté du Québec?

Pas de souveraineté

Les tenants du fédéralisme tentent de nous faire croire que les Québécois ne veulent pas de la souveraineté, mais est-ce vrai pour tous les Québécois? Il serait absurde que les fédéralistes prétendent le contraire, car leur thème est de demeurer dans la stagnation canadienne.

Vous savez le syndrome "Tanguy": le fils adulte de 37 ans qui demeure encore chez ses parents et ne voit pas la nécessité de quitter le giron familial, car maman lave son linge et lui fait de la bonne soupe au chou.

Ce n'est pas drôle du tout, même très inquiétant. Un adulte qui vit aux crochets de ses parents n'est-ce pas de la lâcheté ou de la paresse crasse. Faudra-t-il que ses parents se tannent et lui montrent fermement la porte?

Advenant qu'une abondance subite de courage et de bravoure vienne envahir une majorité de Québécois et qu'ils décident de voler librement loin du giron sécuritaire, mais sclérosant du fédéralisme canadien, serait-ce une catastrophe ou un événement naturel de son évolution normale?

Il faut s’atteler à démolir tous les paradigmes sclérosants du système fédéral canadien, et ce ne sera pas très dur d'y arriver, car dans le fédéralisme canadien, il y a tellement de failles et de brèches que la table sera pleine de preuves qu'il nous reste simplement à étaler.

La peur de la séparation

Quand j'entends le discours des fédéralistes "Tanguy" qui brandisse un non colérique face à la séparation du Canada leur pays, je suis toujours tenté de leur répondre: Garde le ton pays, je n’en veux pas, tu peux partir avec, sans problème. Le problème est quand il veut me forcer à demeurer dans son pays qui n'est pas le mien, dois-je simplement fermer ma gueule et endurer comme un "Tanguy"?

Les fédéralistes transmettent leur peur de la séparation, ils sont comme ceux qui paniquent lors d'un incendie et qui risquent d'empirer la situation et de la transformer en catastrophe.

"Qu'avons-nous à perdre en quittant le Canada?" Ce serait une excellente question à poser au fédéraliste "Tanguy" et écouter leur balbutiement qui durerait 3 minutes au maximum.

Le passeport canadien: tous les pays en ont un et le Québec aurait le sien sans difficulté.
La monnaie canadienne: toutes les devises de la planète sont disponibles sans difficulté.
Les rocheuses Canadiennes: comme les Alpes ou l’Himalaya on peut y aller sans en être propriétaire.
L'armée canadienne: il y a plein de Québécois dedans qui deviendrait notre armée québécoise.
Etc.

Bref, des arguments sans substance que je développerai plus en détail, une autre fois.

La peur du changement

Comment faire pour déloger un Tanguy de son giron familial? En lui présentant une belle occasion séduisante qui lui donnera le goût de partir vers d'autres cieux.

Qu'avons-nous offert aux Québécois dernièrement comme occasion séduisante avec la souveraineté?

La souveraineté n'est pas une rustine au Canada, mais un projet de vie normal pour un peuple arrivé à maturité. Sommes-nous arrivés à notre maturité comme peuple avec plus de 400 ans d'histoire? Quel est l'âge de la maturité pour un peuple? Ça dépend du peuple me direz-vous, de son syndrome de "Tanguy"!

Gardons le contact

Je vous rappelle que vous pouvez laisser un commentaire ici sur ce blogue ou par courriel à: pourlasouverainete@gmail.com.

Au plaisir de vous lire,

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